Les Jeunes des Alpes-Maritimes avec Nicolas Dupont-Aignan

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 30 août 2010

Bilan de l'été (suite) : en PACA, le PS embourbé dans l’affaire Sylvie Andrieux …

http://www.gaullisme.fr/?p=8817

mais les médias se taisent !




En PACA, les subventions douteuses ont continué malgré l’enquête judiciaire






Sur quels critères étaient attribuées les subventions régionales aux associations des quartiers nord de Marseille ? C’est la question à laquelle tente de répondre le juge d’instruction Franck Landou, en charge d’une information judiciaire ouverte en janvier 2008 pour «détournement de fonds publics» et, dans le cadre de laquelle, il a, le 8 juillet, mis en examen, pour «complicité de tentative d’escroquerie» et «complicité de détournement de fonds publics», la députée Sylvie Andrieux, pilier du parti socialiste dans les 13e et 14e arrondissements du nord de Marseille. Vingt-deux autres personnes, dont trois cadres de la région Paca, Jules Nyssens, ex-directeur des services généraux, Franck Dumontel, ex-directeur de cabinet de Michel Vauzelle, et Guillaume Lalange, ex-directeur de l’aménagement du territoire, ont déjà été mises en examen dans ce dossier. La région s’est constituée partie civile début 2009.

Entre septembre 2005 et juin 2008, quelque 740.000 euros de subventions de la région Paca (sur un total voté d’environ 1,34 million d’euros) auraient été versés à une quinzaine d’associations fictives, situées pour la plupart sur la circonscription de Sylvie Andrieux, dans le cadre de la politique de la Ville, dont la députée était alors vice-présidente. «Dans un but que l’on peut qualifier d’électoraliste et de clientéliste», a affirmé au juge son ancien assistant parlementaire, Rolland Balalas, ex-secrétaire général du groupe socialiste au conseil régional, mis en examen en juin 2008. «En contrepartie des subventions, je m’étais engagé auprès de Rolland (Balalas) à être disponible lors des élections sur le secteur : cela signifiait amener des gens aux meetings de Sylvie (Andrieux), faire de la propagande pour elle, ce genre de trucs», a indiqué le responsable de plusieurs de ces associations «coquilles vides», Benyoub Same, originaire de la cité Font-Vert et décrit comme un leader d’opinion.

Un document interne montre que même après le début de l’information judiciaire, Sylvie Andrieux a soutenu des demandes de subvention d’associations pourtant signalées comme douteuses par les services de la région. Il s’agit d’un tableau datant d’octobre 2008, intitulé «Politique de la ville», et qui retrace les demandes de subventions de différentes associations. Après que les services régionaux eurent noté leurs observations sur les dossiers de demandes, Sylvie Andrieux cochait ceux qu’elle souhaitait voir mis à l’ordre du jour de la prochaine commission permanente (qui adopte quasi automatiquement toutes les demandes de subvention qui lui sont soumises). En face des demandes de subvention d’une association comorienne située dans le 13e arrondissement, et malgré un avis défavorable des services de la région, Sylvie Andrieux a inscrit une croix et écrit «Très important 80% à ce bureau de vote». Un agent territorial entendu par le juge interprète: «Je pense que Sylvie Andrieux fait allusion à un bon bureau de votes, un bureau de votes auquel elle tient beaucoup.»

Face à deux autres demandes de subventions émanant elles aussi d’une association comorienne du 13e, les fonctionnaires territoriaux ont donné un avis défavorable. Ils pointent notamment une absence de devis, plutôt gênante puisque l’association sollicite 35.000 euros pour réaliser des travaux de rénovation de ses locaux. Les services mentionnent aussi l’enquête judiciaire en cours, ainsi qu’un lien avec une des associations fictives de Benyoub Same. Malgré ces mises en garde, Sylvie Andrieux a porté une croix et noté «Très important Weygand Masse Andrieux». A savoir le nom de trois élus issus de dynasties socialistes solidement implantées sur le territoire des quartiers nord. «C’est le secteur géographique de ces élus, commente le même agent territorial. Comme la plupart des élus, ils défendent fortement les associations qui sont sur leur secteur.» (Félix Weygand a pris en 2002 la suite de son père Lucien Weygand, conseiller général sur le canton de la Rose, dans le 13e, depuis 1973. Les Masse, Marius puis son fils Christophe Masse – pour un seul mandat –, furent députés de la huitième circonscription de 1981 à 2007, année où Christophe Masse fut battu par une candidate UMP. Sylvie Andrieux est elle-même la fille du sénateur socialiste Antoine Andrieux et la filleule de la sénatrice socialiste Irma Rapuzzi, deux barons du defferrisme.)

Des alertes dès 2007

C’est-à-dire que, plus de huit mois après le début de l’enquête judiciaire, et trois mois après la mise en examen de son ex-assistant parlementaire, Sylvie Andrieux, qui s’est «toujours targuée de connaître les associations» selon Guillaume Lalange, continue de passer outre les mises en garde des services régionaux. Pourtant lorsque le quotidien La Provence révèle le début de l’affaire en décembre 2008, la même Sylvie Andrieux rejette immédiatement la responsabilité sur les «responsables administratifs de la Région» de qui dépend, selon elle, l’attribution des subventions.

En mai 2007, quand une fonctionnaire mentionne, dans une note interne, des anomalies dans l’attribution de certaines subventions associatives et s’étonne notamment du financement à 100% de véhicules, elle se fait violemment rabrouer au téléphone par Sylvie Andrieux. «Elle m’a dit : “Comment avez-vous pu écrire cette note; vous n’y connaissez rien, vous ne connaissez pas les associations; vous n’êtes pas sur le terrain; moi j’y suis et je les connais”», raconte la fonctionnaire. Et rien ne change. «Après la note du 30 mai, (…) si l’on s’opposait pour des raisons techniques au passage d’un dossier de demande de subventions, Mme Andrieux disait qu’il fallait le faire passer à tout prix, précise un autre agent territorial. Quand je parle de raisons techniques opposées à Mme Andrieux, il s’agit par exemple d’associations où, dans le conseil d’administration, il y avait plusieurs membres d’une même famille, ou par exemple une association qui avait un budget inférieur au montant de la subvention demandée.»

Débordés par les centaines de dossiers arrivant, selon Guillaume Lalange, «par cartons entiers» au service de la politique de la Ville «quinze jours ou trois semaines» avant les sessions de la commission permanente qui votait les subventions, les agents se contentaient donc de s’assurer que toutes les pièces exigées étaient présentes, sans vérifier ni la pertinence des demandes, ni l’usage des sommes attribuées. Un travail d’abattage qui a pu par exemple permettre à la région de débloquer quelque 150.000 euros à une association qui a pour objet la réhabilitation de l’image et de l’environnement des cités nord, pour l’achat… de deux pompes à chape liquide, finalement utilisées, dans son entreprise de BTP, par l’un des responsables associatifs mis en examen. Ou encore de ne pas tiquer lorsque des associations sans aucun lien officiel présentaient des factures provenant du même fournisseur pour des montants semblables à l’euro près.

Une fonctionnaire se demande aussi «pourquoi, dans le cadre de la réhabilitation des quartiers ou l’animation de ceux-ci, il faut tant de minibus et d’ordinateurs». «Ecœuré par la dilapidation de l’argent public», selon un collaborateur de Rolland Balalas au groupe PS, «nous nous en sommes plaints en direct à elle-même (Sylvie Andrieux) et c’est monsieur Balalas qui est monté au feu.» «Madame Andrieux avait répondu qu’en période électorale, on ne pouvait pas être regardants», raconte-t-il à la brigade financière.

Des associations douteuses créditées jusqu’au printemps 2008

Autre curiosité, en septembre 2007, une fonctionnaire, intriguée par la présence de deux factures et d’un devis venant du même fournisseur dans trois dossiers de demande arrivés simultanément, a la curiosité d’appeler l’entreprise en question. Elle découvre que ces documents sont des faux, qui n’ont jamais été émis par le fournisseur cité. Interrogée par la brigade financière, la fonctionnaire explique que «le signalement que j’ai fait était dû à la chance car j’ai eu les dossiers des trois associations en même temps. Si ça n’avait pas été le cas, rien ne se serait passé». Les trois associations concernées sont toutes liées à Benyoub Same. Alertée, sa supérieure refuse de signer les autorisations de paiement et signale les fausses factures à Guillaume Lalange, à l’époque directeur de l’aménagement du territoire. En mars 2008, ce dernier signe pourtant sans coup férir ces propositions de paiement, sur la foi de nouvelles factures (qui se sont révélées tout aussi fausses que les premières) produites par les associations et sans même en vérifier la véracité auprès du fournisseur mentionné.

«Je reçois un coup de téléphone de M. Balalas qui m’assure que ces associations sont connues de lui-même, et de Mme Andrieux, et que ce sont de bonnes associations, que ces associations ont des problèmes de trésorerie et risquent de fermer car elles n’ont pas l’argent pour tourner», justifie Guillaume Lalange. «Et Balalas dans ce cadre-là est le représentant de Mme Andrieux, Mme Andrieux connaît très bien les associations, les présidents», précise-t-il. D’après Jules Nyssens, ex-directeur général des services, seule une «autorité crédible, c’est-à-dire toute personne n’étant pas dans le circuit hiérarchique mais dont l’autorité peut apparaître supérieur», peut avoir donné l’ordre de payer des propositions de paiement pour des dossiers dans lesquels avaient été constatées de graves irrégularités, «peut-être celle du directeur de cabinet ou de la vice-présidente», cible-t-il. En parallèle, Rolland Balalas dit avoir informé dès septembre-octobre 2007 Sylvie Andrieux de la découverte de faux dans les dossiers présentés par Benyoub Same. Elle lui aurait demandé de voir Benyoub Same: «Tu lui dis ce qui se passe, qu’apparemment des gens se sont aperçus qu’il faisait des faux et qu’à un moment ça pouvait me mettre en danger et tu lui demandes de reparamétrer ces dossiers.» Rolland Balalas précise : «Elle m’a dit qu’il était fou de faire ce genre de choses, que ça la mettait en danger, qu’il fallait que ça s’arrête. Mais ça n’a pas empêché Mme Andrieux de continuer à le financer.» Car, selon le témoignage d’un collaborateur de Rolland Balalas à la région, «Benyoub Same a continué à venir dans les locaux du groupe PS au conseil régional après l’alerte pour fausses factures» pour «déposer des dossiers». Les associations de Benyoub Same sont créditées en avril, mai et juin 2008.

Contactée par le biais de sa permanence parlementaire, Sylvie Andrieux était injoignable et son avocat ne souhaite pas être cité sur des réponses «qu’elle fera elle-même, et d’abord au juge».

par Louise Fessard (Médiapart).

samedi 28 août 2010

Bilan de l'été 2010 : il n’y a pas que l’UMP dans les affaires… Le PS aussi.

A Marseille, la dérive d’un système clientéliste.

par Louise Fessard (Médiapart).

C’est l’affaire qui secoue l’été marseillais et interroge sur les pratiques clientélistes dans les cités. Le 8 juillet 2010, Sylvie Andrieux, 48 ans, députée socialiste des quartiers nord de Marseille, a été mise en examen par le juge d’instruction Franck Landou pour «complicité de tentative d’escroquerie» et «complicité de détournement de fonds publics». Quelque 740.000 euros de subventions de la région Paca auraient été versés à des associations fictives, entre 2005 et 2007, dans le cadre de la politique de la Ville, dont Sylvie Andrieux était alors vice-présidente. Le tout sur fond de campagne électorale pour les législatives de 2007, «dans un but que l’on peut qualifier d’électoraliste et de clientéliste», a déclaré au juge son ancien assistant parlementaire, Roland Balalas, un fonctionnaire territorial lui aussi mis en examen.

Selon Le Point, qui s’appuie sur des comptes-rendus d’audition, «loin d’avoir servi à des actions d’insertion, ces sommes ont été détournées et leur trace se perd dans un labyrinthe de retraits d’espèces, de fausses factures et de dépenses personnelles – des ordinateurs jusqu’aux voitures de luxe.» Et l’hebdomadaire de citer un animateur de plusieurs associations fantômes, Benyoub Same: «En contrepartie des subventions, je m’étais engagé auprès de Roland (Balalas) à être disponible lors des élections sur le secteur: cela signifiait amener des gens aux meetings de Sylvie (Andrieux), faire de la propagande pour elle, ce genre de trucs.» C’est un important retrait d’argent liquide, effectué en 2007 par le responsable d’une de ces associations, qui a alerté Tracfin, l’organisme gouvernemental chargé de la lutte contre le blanchiment.

Michel Vauzelle, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a depuis retiré sa délégation à Sylvie Andrieux et la région s’est constituée partie civile. L’élue, également conseillère municipale et communautaire, a démissionné du conseil régional, officiellement pour cumul de mandats. Vingt-deux personnes, dont trois cadres de la région, Jules Nyssens, ex-directeur des services généraux, Franck Dumontel, ex-directeur de cabinet de Michel Vauzelle, et plus récemment Guillaume Lalange, ex-directeur de l’aménagement du territoire, ont déjà été mis en examen dans ce dossier ouvert pour «détournement de fonds publics».

Le parti socialiste marseillais, déjà gêné aux entournures par une enquête judiciaire sur les marchés de traitement des déchets qui vise directement Alexandre Guérini, le frère du président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, crie à la tentative de «diversion» face à l’affaire Woerth/Bettencourt. Et rappelle la présomption d’innocence. «A travers Sylvie Andrieux, on veut essayer de déstabiliser le système des 13e et 14e arrondissements et le président du Conseil général, Jean-Noël Guérini, qui est le seul à pouvoir gagner cette ville en 2014 et la remettre en ordre de bataille», soutient mordicus Jean-David Ciot, premier secrétaire fédéral délégué dans les Bouches-du-Rhône.

Pas question donc de laisser tomber le soldat Andrieux, rouage socialiste indispensable dans les quartiers nord. «Ce n’est pas tout à fait un hasard si, lors du conseil municipal du 12 juillet, quatre jours après sa mise en examen, c’est Sylvie Andrieux qui a défendu la position du PS sur les problèmes relatifs au stade Vélodrome», glisse François-Noël Bernardi, avocat de l’élue, et par ailleurs président du groupe socialiste à la communauté urbaine de Marseille. A droite, le député UMP Renaud Muselier vise plutôt Michel Vauzelle, à la tête de la région. Il s’étonne que «la mise en examen de plusieurs cadres du conseil régional, dont l’ex-directeur de cabinet du président et une élue de haut niveau, n’ait pas entraîné l’audition du président de cette institution».

Fille de l’ex-sénateur Antoine Andrieux, Sylvie Andrieux, qui, petite, «sautait sur les genoux de Gaston Defferre» raconte un élu marseillais, est une figure incontournable des quartiers nord, où le parti socialiste s’est encore taillé un beau succès aux dernières élections régionales (plus de 50% des voix dans les 13e et 14e arrondissements). «Alors que l’affaire Andrieux avait commencé à émerger et qu’on parlait aussi de l’affaire Guérini, il n’y a pas eu de renversement de l’électorat de gauche sur ces quartiers, même si le Front national a doublé ses scores des municipales de 2008, passant de 12% des voix à 26%», constate, dépité, Stéphane Ravier, élu municipal et régional FN.

«Un sport marseillais»

Au milieu des barres d’immeubles de sa circonscription, Sylvie Andrieux a ses détracteurs et ses défenseurs. «Bien fait pour elle, elle arrosait tout le monde dans les quartiers, les associations comme les gens influents», lance un éducateur de rue des quartiers nord. «Financer massivement les associations des quartiers lors des campagnes est un sport marseillais, car les associations ont un grand pouvoir, certaines conduisent même les gens au bureau de vote, explique un directeur de centre socioculturel. Mais c’est injuste que seule Sylvie Andrieux soit mise en cause, car ici tous les élus, à gauche comme à droite, fonctionnent comme ça.»

Dans ces quartiers socialement dévastés où la proportion de logements sociaux dépasse parfois les 50%, tous, adversaires comme alliés, saluent cependant une élue «de terrain», présente aux réunions associatives comme sur le terrain de boules, «parfaite connaisseuse des problèmes de sa population» selon Jean-David Ciot. «Sylvie Andrieux, on la connaît depuis qu’on est tout petits; elle et son staff sont très présents», reconnaît Mohammed Ben Saada, un des fondateurs de l’association «Quartiers Nord-Quartiers Forts», qui a grandi dans une cité marseillaise. «Sylvie Andrieux est là à chaque action, elle fait partie de ceux qu’il faut remercier trois fois par jour», remarque Fadela El Miri, directrice d’un centre social à Aix-en-Provence et porte-parole départementale du NPA. Vartan Arzoumanian, membre du conseil fédéral du PS13 et ancien collaborateur de la mairie du 13/14, se demande lui «quand elle voit sa fille: même le week-end, elle fait des réceptions le matin, l’après-midi elle est sur le terrain, et le soir il y a toujours une paella ou quelque chose».

Stéphane Mari, élu du même secteur, raconte sur son blog qu’en 2002, Sylvie Andrieux tractait encore la veille de son accouchement, et qu’à peine sorti du bureau du juge Franck Landou, le 8 juillet 2010, «elle était déjà sur le terrain pour participer à la mairie du 13/14 à la réception des troupes de danse folklorique». Et quand mi-juillet, on cherche à la joindre pour les besoins de cet article: «Elle est sur le terrain», répond invariablement son secrétariat…

Auteur d’une thèse sur la régulation clientélaire à Naples et à Marseille, le sociologue Cesare Mattina a accompagné Sylvie Andrieux lors de la campagne des législatives de 2007. «Ces élus font un travail de forcené, et comme, grosso modo, il y a des élections tous les deux ans, du fait du cumul des mandats et des emboîtements de circonscription, ils sont en campagne électorale permanente, pour soi ou pour les copains», explique-t-il. «Sylvie Andrieux avait une grosse machine électorale avec plusieurs assistants parlementaires, plus, grâce au cumul des mandats, des gens de la région et du parti qui aident: soit une soixantaine de personnes à son siège, décrit le maître de conférences à l’université Aix-Marseille I. Et comme la circonscription est finalement assez réduite (environ 100.000 habitants), on peut espérer toucher tous les électeurs.»

Ainsi, en 2002, compte tenu des faibles taux de participation dans ces quartiers, il a suffi de 14.405 votes en faveur de Sylvie Andrieux (soit 63% des suffrages exprimés mais seulement 13% des habitants de la circonscription) pour l’expédier à l’Assemblée nationale*. Sylvie Andrieux, c’est «peut-être une dérive d’un système poussé à l’extrême», estime Cesare Mattina.

  • Gouverner Marseille, Enquête sur les mondes politiques marseillais, Michel Peraldi et Michel Samson, 2005.

«Redistribution de la manne légale»

Pour les responsables associatifs et travailleurs sociaux rencontrés, la mise en examen de Sylvie Andrieux n’est que «l’arbre qui cache la forêt». «Ce n’est pas un phénomène Sylvie Andrieux, c’est collectif, détaille le directeur de centre socioculturel déjà mentionné. Quand un quartier commence à être agité, on voit débarquer les élus et les subventions. Des grands caïds de quartier montent une association, obtiennent des financements démesurés par rapport à leur action, gardent l’argent pour eux et, en échange, maintiennent la paix sociale.»

Certains font le rapprochement avec la gestion communautariste des quartiers. «A travers les associations, on essaie d’attirer les têtes de pont des quartiers, les “sages”, de la même façon que, sur Marseille, les politiques cherchent à approcher les six ou sept patriarches censés parler au nom de la communauté comorienne, qui représente tout de même 40.000 voix», décrypte Fadela El Miri.

Le schéma clientéliste est intimement lié au manque de ressources de ces quartiers, qui concentrent la moitié des personnes en difficulté du département des Bouches-du-Rhône. L’anthropologue Michel Peraldi, co-auteur de Gouverner Marseille, y voit une «forme de redistribution de la manne légale» qui perdure au-delà du defferrisme. «Malgré la crise, les élus gardent des marges de manœuvre, ils s’adaptent, c’est chaque fois une nouvelle façon de ruser avec la loi: quand on avait des logements sociaux, on les distribuait; aujourd’hui, on a des subventions de la politique de la ville, on les distribue», estime-t-il.

Mais pour Mohammed Ben Saada, «ce clientélisme est la réponse la plus détestable à la misère, c’est: “Tu milites pour moi et je te donne un emploi ou une subvention en échange.”» Rejetant par principe «le schéma qui lie de façon quasi contractuelle l’association subventionnée au financeur», l’association «Quartiers Nord-Quartiers Forts» refuse donc carrément toute subvention.

L’avocat de Sylvie Andrieux, François-Noël Bernardi, ne voit pas où est le problème. «Le fait de s’occuper plutôt de sa circonscription que d’une autre n’est pas une infraction pénale, dit-il. Quand un premier ministre transfère une école dans sa circonscription (sic), personne ne s’imagine que c’est une infraction pénale.» Et subventionner des associations décrites comme des «coquilles vides»? «Les gens ne consultent pas nécessairement le Journal officiel (où sont publiées les déclarations en préfecture des associations, ndlr)», répond de façon elliptique François-Noël Bernardi.

«Sortir de l’allégeance politique»

Lors de son passage à la direction générale des services du conseil régional entre 2005 et 2008, Jules Nyssens, depuis en poste à Montpellier, assure pourtant avoir mené «une réforme pour assurer la traçabilité des subventions», après avoir «pris conscience de l’importance du soutien régional au secteur associatif».

La région Paca traite chaque année 12.000 dossiers associatifs, pour 200 millions d’euros de subventions (dont 8 millions dans le cadre de la politique de la Ville). Un tissu associatif exceptionnel, qui explique peut-être pourquoi la ville a été épargnée par les émeutes urbaines de 2005, comme aiment à le rappeler les élus marseillais, mais qui peut masquer nombre de dérives. Jules Nyssens a donc créé une inspection générale «qui n’existait pas auparavant». «Mais il faut constater que des choses sont passées à travers les mailles du filet et qu’il y a eu détournement de fonds», doit reconnaître le fonctionnaire, qui se rappelle avoir signé la première lettre de constitution de partie civile de la région fin 2007.

«On sait que Madame Andrieux sollicitait des accélérations dans l’instruction de certains dossiers: en tant qu’élue, c’était son droit et même son devoir, explique quant à lui l’avocat de Jules Nyssens, Michel Pezet, par ailleurs élu socialiste au département des Bouches-du-Rhône. Mais une fois la subvention votée, ce n’était pas elle qui assurait le suivi des règlements des factures.» Or selon lui, c’est précisément «au moment des règlements des factures suspectes que ça coince». Une façon de rejeter la responsabilité sur les services administratifs régionaux, ligne de défense adoptée depuis le début par Sylvie Andrieux. «Financer une association dont les responsables détournent l’argent, ça peut arriver au meilleur, soutient également Jean-David Ciot. C’est le système de contrôle qui défaille, pas l’élu.»

A la région c’est une nouvelle élue, issue du monde associatif, Fatima Orsatelli qui a hérité de la délégation à la Ville après les élections de 2010. Resserrement des services, développement d’une vraie politique d’évaluation «pour voir l’impact réel des associations sur la population», multiplication des audits, critères d’attribution «les plus clairs possibles»: Fatima Orsatelli assure vouloir mettre en œuvre «une lisibilité et une transparence totale» dans le financement des associations. «Il faut sortir d’une relation sous forme d’allégeance politique qui a pu être perçue comme une forme de clientélisme, à droite comme à gauche», défend celle qui reconnaît qu’il y a eu dans le passé «quelques dérives de personnes, mais concernant une minorité d’associations».

Dans la circonscription de Sylvie Andrieux, les associations ont directement subi le contre-choc de l’affaire. Elles ont rencontré, en 2009, de forts retards d’instruction des demandes de subvention par des services régionaux, soudain devenus très pointilleux. «Avant il n’y avait pratiquement pas de comité de suivi: aujourd’hui, la région fait marche arrière et semble vouloir se recentrer sur de grosses associations, plus professionnelles et solides, analyse le directeur de centre socioculturel interrogé. C’est une évolution plutôt saine.» C’est toutefois bien la crise qui pourrait avoir le dernier mot.

«Du fait du contexte de restriction budgétaire, les collectivités ne peuvent plus autant dépenser, analyse Cesare Mattina. Une fois très fortement diminuée la distribution d’emplois et de logements, on est passé au fonctionnement en associations et maintenant même ce volet commence à se refermer.» Un mouvement que le judiciaire ne ferait qu’accompagner.

jeudi 19 août 2010

Quand Ciotti noie le poisson face aux attaques de Dupont- Aignan sur la diminution des effectifs policiers.

Extrait de l'émission radio Les Grandes Gueules sur RMC du 16 août 2010 dont l'invité de 13h était Eric Ciotti, en tant que Délégué à la sécurité au sein de l'UMP.

mardi 20 juillet 2010

Suite de notre correspondance avec Monsieur le maire de Nice.

Monsieur le Maire,



Je vous remercie d'avoir pris le temps de répondre à mes intérrogations !



Si je comprends bien et même si elle est déjà estimée à 2 Millions d'Euros (à condition de trouver un amateur susceptible de dépenser une telle somme pour de telles poutres rouillées !) cette "merveille" a quand même coûté 328 900 € à la ville de Nice ...



Vous dites que l'augmentation extravagante des impôts locaux à Nice en 2009 (voir ci-joint mon courrier à Monsieur Ciotti du 11 Novembre 2009) est due uniquement à la mauvaise gestion de l'équipe municipale précédente.



Depuis votre élection à la Mairie, à laquelle vous deviez vous consacrer à 100%, êtiez vous obligé de: - de proposer la ville de Nice pour les JO d'hiver 2018 (il me semble que cette idée n'était pas dans votre campagne électorale !)et de lancer cette campagne de communication "Nice 2018" tous azimuts ? peut on savoir combien cette campagne a coûté à la ville ? - de faire cette campagne de communication sur l'équipe municipale en relation avec la séropositivité ? peut on savoir combien cette campagne a coûté à la ville ?



Je pense réellement que par les temps économiquement très durs que nous vivons depuis bientôt dix ans, période où notre balance commerciale a plongé dans le rouge depuis plusieurs années et ne cesse de se dégrader d'année en année et où nos déficits publics cummulés depuis 30 ans nous ont mis face à une dette globale de près de 1500 Milliards d'Euros (!!!), chaque Euro présent dans les caisses publiques (provenant du travail des Français et de leurs entreprises) est ..."sacré" et doit être dépensé d'une façon responsable et transparente.



J'espère que vous partagez aussi cette conviction.



Je vous transmets, Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments les meilleurs.



Jérôme DURIF



Ingénieur et Entrepreneur

mercredi 14 juillet 2010

L’AFFAIRE ANDRIEUX : LA SUITE.

« C’est pas moi, c’est l’autre », déclarait le journaliste de Nice Matin dans son article du Vendredi 9 Juillet 2010, telle une boutade vis-à-vis de l’axe de défense de la Député PS Sylvie Andrieux.

L’ex Vice Présidente de la Région Paca avait été entendue depuis la veille à Marseille, l’après midi, par le juge Franck Landou dans une affaire de « détournements de fonds publics » : cette dernière étant accusée d’avoir octroyé pour 740.000€ de subventions du Conseil Régional à des associations bidons de sa circonscription des quartiers Nord de Marseille pour en réalité « acheter » les voix des immigrés pour les législatives de 2007. (Voir précédente tribune publiée sur jeunes.dlr06.org)

Mise en examen Jeudi 8 Juillet 2010 au soir pour « Complicité de détournement de fonds publics et complicité de tentative d’escroquerie », celle-ci s’obstine à nier les faits qui lui sont reprochés.

Dans cette affaire, déjà 22 personnes furent mises en examen. Les sommes perçues servaient à l’achat de véhicules de luxe, la restauration d’un snack bar appartenant à l’ami de la député ou bien monter une affaire de Renault Trafic, loués chaque week-end, Cité Font Vert à des habitants désireux de déménager ou de partir en villégiature.

Le juge ne pourra toutefois la placer sous mandat de dépôt, car le Bureau de l’Assemblée Nationale a « bien entendu » refusé de suivre le courage de celui du Sénat dans l’Affaire Vestri, Sénateur Maire de St Jean Cap Ferrat.

Le scandale avait éclaté par Guillaume Lalange, ex Directeur de l’Aménagement du Territoire et Roland Balalas , ex Secrétaire Général du Groupe PS à la Région : il expliqua au juge que les subventions étaient votées « à sa demande » par des « canaux politiques » permettant d’éviter les contrôles administratifs tatillons.

Cette affaire se déroule sur fond d’affaire annexe Guérini : le Président PS du Conseil Général des Bouches du Rhône, étant déjà plongé « à son corps défendant » avec son frère, Alexandre, dans une affaire de fraude et de corruption touchant les marchés d’attribution des ordures ménagères.

Si « l’Affaire Andrieux » se confirme, celle que l’on appelle « La Belle aux Bois Dormants » dans sa circonscription, parce que celle-ci ne réapparait qu’au moment des élections, aura souillé sa fonction, son mandat et la symbolique de ceux-ci en pactisant avec les Ennemis de la République : les trafiquants et les non intégrés à la Culture Française Républicaine.

Et dire que la Gauche nous rabâche sans cesse les oreilles sur le fait qu’il n’y a qu’elle pour assurer la défense de celle-ci…

Par Jean-René Laget, Militant DLR de la 7° Circonscription des Alpes Maritimes, de Tourrettes sur Loup et des Campus Niçois.

jeudi 8 juillet 2010

Réponse de Christian Estrosi à notre courrier sur les hausses d'impôts et les dépenses en festivité

Cher Monsieur,



Vous avez bien voulu me faire part de votre réaction suite à la mise en place de l’œuvre monumentale de Bernar VENET et à son impact sur la hausse des impôts en 2009.



Je tiens immédiatement à vous assurer que ces deux sujets ne sont aucunement liés.



L’augmentation de la fiscalité nous était imposée par la situation financière de la Ville dont nous avons hérité de la précédente municipalité.



De fait, pour maintenir l’activité des services publics locaux et éviter une mise sous tutelle de la Ville, nous avons dû envisager cette hausse de la fiscalité, en la limitant à sa stricte nécessité.



Je tiens à vous préciser que j’entends que l’effort ainsi demandé aux contribuables reste exceptionnel et, sur ma proposition, le Conseil Municipal a adopté pour cette année un budget qui ne prévoit aucune hausse des impôts locaux.



J’ai parallèlement demandé à mes adjoints et à mes services de veiller à faire preuve de la plus grande rigueur dans l’emploi des deniers publics.



En ce qui concerne le 150ème anniversaire du rattachement de Nice à la France, cet événement devait être célébré avec éclat. J’avais néanmoins donné aux services instruction de ne pas remettre en cause le choix budgétaire que nous avions fait.



Pour ce qui concerne l’œuvre de Bernar VENET, qui constitue un des points forts de la célébration du 150 ème anniversaire du rattachement de Nice à la France, je vous indique que la Ville a versé une somme de 328 900 euros à l’artiste, correspondant aux frais de transport, de livraison et d’installation, et à la cession de tous les droits de représentation.



Je vous précise qu’au vu de la cote du créateur, cette œuvre qui fait désormais partie du patrimoine de la Ville est aujourd’hui estimée à 2 millions d’euros.



Je tenais à vous en faire part et vous prie de croire, Cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments distingués.



Christian ESTROSI Ministre chargé de l’Industrie Président de Nice Côte d’Azur

mardi 6 juillet 2010

Ciotti au secours des départements en déficit.

« Moi, je ne peux rien dire officiellement, mais vas y Claude : continue ! » « Le Socialiste Claude Bartolone est surpris et ravi de ce soutien inattendu d’Eric Ciotti , président du Conseil Général UMP des Alpes Maritimes », pouvait on lire dans « Le Point de la Semaine », par Hervé Gattegno et Fabien Rolland-Lévy pour le Point N°1972 du 1° Juillet 2010 .

Le Président du Conseil Général de Seine Saint Denis et 57 homologues de gauche, vient en effet de déclencher un match de boxe avec le gouvernement, auquel il reproche de laisser tomber les départements en proie à de graves difficultés financières. « La Gauche a gagné la Bataille de la Reconnaissance », disait-il à propos du Président de notre Conseil Général. Mais… une question importante doit être posée : pour qu’Eric Ciotti soit d’accord avec la manœuvre alors que le Gouvernement veut simplement sanctionner les conseils généraux mal gérés, et notamment par la gauche devenue majoritaire en Mars 2008 à l’Assemblée des Conseils Généraux de France, ne faudrait-il pas s’inquiéter d’une possible catastrophe… pour le notre ?!

Jacques Peyrat, durant les municipales de 2008, fit distribuer notamment aux abords du campus Trotobas de Droit et Sciences Politiques de Nice, bastion de la droite par excellence, un tract anonyme mais étant identifiable comme étant le sien en comparaison avec un autre qu’il distribuait justement pour les étudiants et cette fois signé : même papier, même encre et même présentation, que j’ai en ma possession (les 2), où il faisait état à l’arrivée de Christian Estrosi en 2003 à sa présidence d’une dette de 93 millions d’euros pour le Conseil Général 06, et que celle-ci avait … 4 FOIS augmentée en 2008, dans le budget primitif. Qu’en est-il ?!

De plus, pour les fidèles lecteurs de jeunes.dlr06.org, j’avais déjà signé un article faisant état des difficultés du département et de certaines politiques dépensières qui n’avaient plus lieu d’être.

A bon entendeur…

Jean-René Laget, Militant 7° Circonscription, Tourrettes sur Loup, Campus.

samedi 3 juillet 2010

SYLVIE ANDRIEUX VA PEUT ETRE METTRE FIN A L’EUPHORIE DE LA REELECTION DE VAUZELLE.

La justice aura mit 2 ans avant d’enfin pouvoir coincer un élu dans l’Affaire des Détournements de Subventions dans les Quartiers Nord de Marseille : cet élu : c’est Sylvie Andrieux : l’ex Vice Présidente de la Région Paca, et ancienne Présidente du Groupe PS-PRG-MRC au Conseil Régional avant de se faire remplacer par Patrick Allemand. Celle-ci sera convoquée le 8 Juillet par le juge Franck Landou, chargé d’enquêter sur la dilapidation de fonds régionaux via des associations fantômes entre 2005 et 2008. Elle est l’une des figures du socialisme phocéen, une des rares députés socialistes de Paca et elle risque d’être mise en examen pour « détournements de fonds publics » dans un dossier où 22 personnes sont citées et parmi lesquelles figure l’ex directeur de cabinet de Michel Vauzelle « lui-même » !

Sur foi des dépositions de certains de ses propres collaborateurs et hauts fonctionnaires (révélées par Le Point du 14 Mai 2009), la députée est soupçonnée d’avoir attribué les sommes contestées en échange de votes favorables dans sa circonscription, ce qu’elle a toujours nié. Elle a déclaré qu’elle ne se laisserait « pas sacrifier » sans réagir. Cette affaire intervient après une précédente affaire concernant Jean-Noel Guerini, Président PS du Conseil Général des Bouches du Rhône. Et dire que Patrick Allemand, actuel 1° Vice Président du Conseil Régional, promettait lorsqu’il était candidat aux municipales de Nice en 2008 : « un cabinet anti corruption auprès du maire ».

Et dire que Laurence Vichniewski, ex tête de liste PACA pour Europe Ecologie en 2010, disait « refuser toute alliance avec une liste où des personnes pourraient être citées de près comme de loin dans une affaire judiciaire ! » Paroles, Paroles…

Ca ne rigole plus vraiment à l’Hôtel de Région !

Jean-René Laget, Militant 7° Circonscription, Tourrettes sur Loup, Campus.

samedi 26 juin 2010

Louis Nègre, élève assidu d’André Aschieri.

Les députés ont rejeté son amendement sur les péages urbains mais le « récidiviste » ne se décourage pas : Louis Nègre s’exprimait dans Nice Matin, le mercredi 16 juin sur la seule solution qu’il a trouvé à sa pathétique incapacité à régler les problèmes sur sa commune : Cagnes sur Mer.

Louis Nègre qui joue à « l’omni sénateur » depuis son élection en septembre 2008, grâce au fait que Jacques Peyrat s’était tout seul black listé , s’est défendu de porter toute mesure anti sociale en déclarant « que les classes moyennes peuvent mettre 5000 à 6000 euros par an dans la voiture. C’est une position caricaturale que de croire à des inégalités par cette mesure ».

Mais n’est-ce pas puant de démagogie que de se justifier par « ceux de banlieue qui ne peuvent pas s’en financer une », quand on ne lutte pas contre les trafiquants qui roulent en Mercedes ou en BMW et qu’on ne lutte pas pour protéger ceux qui en ont une et qui se la font cramer, malgré le fait qu’il y ait aussi des arnaques à l’assurance.

Il faut aussi rappeler que mettre en avant ce genre d’arguments est coutumier du fond de commerce de ce « maire de quartiers », qui ne s’est retrouvé maire que comme ça.

Il a aussi mis en avant le fait que « le péage urbain réduirait de 30% la pollution atmosphérique responsable chaque année de 30 000 décès ». On croirait entendre André Aschieri, maire verts de Mouans Sartoux, qui voulait en 2007 en instaurer un sur sa commune mais qui a du très vite reculer pour se faire réélire.

On se souvient également de la défaite de Patrick Allemand aux municipales de Nice en 2008, qui en proposait un ou de Christian Estrosi qui lui aussi y était favorable mais a très vite rebroussé chemin, notamment à cause du Conseil d’État.

Monsieur Nègre, les étudiants du département ne figurent pas dans les classes moyennes, n’ont pas tous des voitures neuves ou doivent se faire conduire pas leurs parents et ceux qui habitent à l’ouest du département sont obligés de passer par votre commune pour se rendre à Nice. Souvenez-vous que l’égalité de l’accession à l’Éducation ne se bafoue pas. Et justement dans les banlieues, on leur instaure des quotas de discrimination positive comme à Sciences Politiques pour qu’ils puissent y étudier !

De plus, Louis Nègre a du mettre de l’eau dans son vin loirs de la commission paritaire : la mesure ne concernera que les agglomérations volontaires de plus de 300 000 habitants. Mais comment croire une seule seconde que cela s’arrêtera là, quand on parle d’expérimentations. Nice Côte d’Azur ne serait pour l’instant pas concernée par cette patente des temps modernes, à l’heure où l’on veut supprimer la taxe communale de passages de corbillards. Finalement, les morts en 2010, ont « plus belle la vie » que les vivants !

Jean René Laget, militant DLR 7 e circonscription, de Tourrettes sur Loup et campus.

mardi 15 juin 2010

LEONETTI SE DESOLIDARISE DE SON PROPRE CAMP : AURAIT-IL PEUR DE TOUT PERDRE A CAUSE DE BORLOO EN 2012 ?!

Par Jean-René Laget, Militant 7° Circonscription, Tourrettes sur Loup.

Jean Léonetti, Député Maire Radical Socialiste, double encarté UMP d’Antibes Juan Les Pins, pourtant la « ville des milliardaires » est passé Mercredi 9 Juin à 00h12 sur BFM Radio (104.4). Une heure assez tardive et c’est préférable car il fallait mieux, y comprit « dans ses 2 camps », ne surtout pas entendre ce qu’il avait à dire : d’abord l’UMP, puisque celui-ci a plus de facilité à s’en revendiquer (on le comprend… quoique !), avec « the cherry on the cake » comme dirait Arthur : une pique directement lancée à ses anciens camarades de l’UDF, aujourd’hui Nouveau Centre, qui, par la bouche d’Hervé Morin, ne voudrait majoritairement plus d’une candidature Borloo Nouveau Centre – Radicaux Socialistes pour 2012 : « Depuis 1974, on n’en fait pas assez : on ne présente que des budgets en déficits.

La dette n’est pas un problème, c’est notre compétitivité. » Ah oui, souvenons nous du déclin de la France au début du 20° siècle, dont la compétitivité tombait un peu plus sous les coups de chaque gouvernement et ministères radicaux socialistes : 31 chefs de Gouvernements et plus de 100 Ministres et Secrétaires d’Etat : ce déclin de compétitivité qui a entrainé une baisse considérable des capacités de l’Etat à produire des armes correctes pour se défendre face à la menace nazie grandissante. A-t-il voulu faire une blague ou s’est t-il laissé allé lorsque celui-ci a sorti au journaliste : « moi, je suis maire d’Antibes Juan Les Pins et je présente un budget en équilibre. » Le Journaliste - Présentateur : « Mais tous les maires sont obligés de le faire selon la loi. » « Oui, bien sûr, je le sais. » On peut en douter… Léonetti a ensuite rappelé que selon le gouvernement on est désormais riche à partir de 11.000€ nets par foyer/ mois. Donc, selon le PS (et François Hollande), on est riche à partir de 4000€ nets par personne/ mois et pour l’UMP : 11.000 nets par foyer/ mois. Cherche t- on à l’UMP à créer des classes moyennes artificielles à 6000 ou 7000€ pour faire dire que Sarkozy est capable de s’occuper de celles-ci ? Il serait peut être temps que l’on harmonise sur ce qu’est un riche, une classe moyenne et un précaire, çà commence légèrement à bien faire que tout le monde y aille de sa petite science.

Puis il s’en est prit à sa seconde famille : l’honteuse : celle de Léon Bourgeois en affirmant que vis-à-vis du projet de José Manuel Barroso de contrôler les budgets des Etats à la source et que l’UE donne son feu vert le « Parlement Français devait garder toute sa souveraineté » avant de dire qu’il était « contre une Europe Fédérale » : petit problème : si l’on va sur la Page « Nos Idées et Projets » : « Nos idées : 12 ambitions », on peut lire justement que la 12° c’est : « Créer des conditions de l’émergence d’une fédération européenne des nations et forger une véritable citoyenneté européenne ». Donc : Etats Unis d’Europe : ce contre quoi nous luttons de toutes nos forces à DLR !

Question, Monsieur le Député Maire et Président de la CASA : « Avez-vous honte de ce que vous êtes ?! »

samedi 5 juin 2010

INAUGURATION EN PRESENCE DE NICOLAS SARKOZY

Courrier envoyé par Jérome Durif, militant DLR, à estrosi@estrosi.fr

Bonjour,

Peut on savoir combien cette "merveille" a coûté à la ville ?

Est ce pour financer ce genre de chose que la partie "commune" des impôts locaux a augmenté de 17% l'an dernier ?

Un contribuable excédé...

Chers Amis, Dans le cadre des festivités du 150ème anniversaire de l'Union du Comté de Nice à la France J'ai l'immense plaisir de vous inviter à assister à l'inauguration de la sculpture de Venet EN PRESENCE DE NOTRE PRESIDENT NICOLAS SARKOZY LUNDI 31 MAI à 17 h 15 Jardin Sulzer - NICE Rendez-vous devant le jardin Sulzer, sur le quai des Etats-Unis où je vous y attends très nombreux Merci de bien vouloir confirmer votre présence soit par retour de mail, soit en téléphonant au 04 93 21 21 21 Bien amicalement



Christian ESTROSI

vendredi 23 avril 2010

L’AFFAIRE DE LA FNAC DE NICE ET DU DRAPEAU TRICOLORE « TORCHE DERRIERE » : ESTROSI, CIOTTI et MAM METTENT… PLUS D’UN MOIS A REAGIR !

« La Garde des sceaux prône des poursuites contre une photo montrant un drapeau français utilisé comme du papier toilette. Le Cliché visé faisait partie des « coups de cœur » du jury et a été primé en catégorie « politiquement incorrect » d’un concours photographique organisé par la FNAC de Nice le 6 Mars.

                  

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2010-04/2010-04-20/article_fesses.JPG

Il a été publié comme tel dans le journal gratuit 20 minutes le 19 Mars. Michèle Alliot Marie a demandé que « des poursuites pénales soient engagées contre cet acte inadmissible » titrait le Télétexte de France 2 le Mercredi 21 Avril 2010 à 19H20.

Eh oui, les temps sont durs : l’ouverture ne paie plus : les rejetons Nouveau Centre, Alliance Centriste et Radicaux Socialistes se sentent déjà pousser des ailes pour 2012 et aiguisent déjà les couteaux contre « papa » et le FN s’est requinqué durant les régionales : il faut de nouveau se déporter vers la droite et plus que la droite dans le but d’avaler définitivement le MPF pour éviter que ses électeurs ne soient tentés de partir vers DLR, il faut donc bien défendre la Nation « même si l’on s’en fout ». Alors, le 6 Mars, quelques jours avant le premier tour, l’UMP était occupée (pour le peu que celle-ci a fait…) et le 19, c’était 2 jours avant le 2° tour.

Mais problème : nous sommes le 21 Avril ! C’est lent pour réagir ! A moins que ce ne soit un clin d’œil aux électeurs FN qui depuis 8 ans fêtent désormais le 21 Avril ?

Jean-René Laget, Militant DLR des Alpes Maritimes (Tourrettes sur Loup), Président d’ATR (Association Tourrettes Raison) et Admin Président Fondateur d’Adulé (Action pour la Démocratie Universitaire et la Légitimité Etudiante).

mardi 13 avril 2010

À l’UMP, on ne sait plus quoi inventer pour conserver ses sièges !

Le député de la 1ère circonscription de Nice et président du conseil général des Alpes Maritimes, Éric Ciotti, a récemment déposé une proposition de loi visant à interdire la possibilité de triangulaire. Cette proposition reprend celle déposée en 2002 par le député du Nord Christian Vanneste, mais en la durcissant : le projet initial interdisait les triangulaires pour toutes les élections sauf pour les municipales. Avec Eric Ciotti, plus d’exception, même lors municipales, au 2e tour, il ne doit rester que deux listes ! L’argument du député UMP de Nice : il faut que les candidats soient élus à la majorité absolue (plus de 50% des suffrages) afin d’avoir une légitimé suffisante pour pouvoir agir.

Le hic avec l’UMP c’est qu’en fonction de chaque résultat ils veulent changer les modes de scrutins. En 2009, ils remportent les européennes avec 30 % des voix, ils décident que l’idéal c’est un seul tour et le 1er qui arrive en tête rafle tous les sièges. Après les régionales de cette année, ils s’aperçoivent, qu’ils peuvent ne plus être en tête au 1 er tour, ils sont maintenant, pour 2 tours sans triangulaires. Quand on est profondément démocrate et républicain, on ne change pas d’avis comme de chemise ! Ce n’est pas avec de tels tripatouillages électoraux pour que le système UMPS reste en place, que cela va ramener le peuple français vers les urnes.

Au contraire, Debout La République demande que les votes soient réellement pris en compte, avec la reconnaissance du vote blanc. Face à des élus UMP, qui veulent que quoi qu’il arrive, ils puissent se targuer d’une majorité de français avec eux, en reconnaissant le vote blanc comme un bulletin exprimé, cela donne une véritable alternative à l’abstention. Cela permet de voter tout en montrant sa désapprobation. Ainsi, au lieu de faire croire artificiellement aux élus UMPS que plus de 50% des électeurs les soutiennent, nous verrions réellement avec combien de votants ils ont remporté la victoire 40, 30, 20 % des voix ?

Anthony MITRANO

Coordinateur Debout La République pour Nice

Délégué Départemental Debout Les Jeunes des Alpes Maritimes

Coordinateur régional Debout Les Jeunes PACA

jeudi 25 mars 2010

CHRISTIAN ESTROSI VIT-IL DANS UNE DIMENSION PARALLELE LES SOIRS DE DEFAITE ?!

Par Jean-René Laget : Militant DLR de la 7° Circonscription (Tourrettes sur Loup), Président d’ATR (Association Tourrettes Raison) et d’ADULE : (Action pour la Démocratie Universitaire et la Légitimité Etudiante).

Lire la suite

samedi 13 février 2010

2008 - 2009 : LES IMPORTANTS REVERS DU DEPARTEMENT :

par JEAN-RENE LAGET – MILITANT DLR DE TOURRETTES SUR LOUP – 7° CIRCONSCRIPTION 06

Lire la suite

lundi 8 février 2010

ET LES DERAPAGES DE MONSIEUR VAUZELLE, QUI EN PARLE A PART DLR ?!

par JEAN-RENE LAGET – MILITANT DLR DE TOURRETTES SUR LOUP – 7° CIRCONSCRIPTION 06

Lire la suite

mercredi 27 janvier 2010

Des trains vandalisés par des inconnus en gare de Nice

http://www.20minutes.fr/article/379264/France-Des-trains-vandalises-par-des-inconnus-en-gare-de-Nice.php

Lire la suite

vendredi 18 décembre 2009

Débat sur l’identité nationale à Nice : DLR 06 interdit de parole avec l'aide de la police !

Je reviens assez remonté du débat sur l’identité nationale organisé, hier, jeudi 17 décembre à Nice en présence de Monsieur le préfet Francis Lamy et du président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes, Monsieur Eric Ciotti.

Le débat se déroula au Musée d’Art Moderne et d’art Contemporain, sous bonne escorte policière à l’extérieur et à aussi à l’intérieur avec des policiers en civils. Ajoutons que cette salle est très petite (250 places assises) par rapport à l’enjeu du débat et petite aussi par rapport au Palais Nikaïa (d’une capacité maximale de 9000 places) dont avaient pu profiter les participants du Grenelle de l’Environnement en octobre 2007.

Un premier obstacle, vite levé pour ma part, fut de rentrer sans invitation. Un comble, de devoir trier sur le volet ceux qui ont le droit d’assister dans un espace public payé par nos impôts à un débat qui concernent au moins tous les Français.

Par contre le deuxième obstacle fut insurmontable par toute mon équipe et moi même. Nous sommes venus une dizaine de personnes de sensibilité gaulliste et républicaine dont 5 militants DLR. Pour une salle de 250 personnes, nous étions sans le faire exprès, dans notre juste représentativité électorale (nous représentions entre 2,5 % et 5% des personnes présentes ce soir là).

Après une introduction du préfet, un discours d’Eric Ciotti élogieux à l’endroit de notre Président de la République et un petit film de propagande sur l’amour de la République, le dit « débat » fut lancé. Mais quel ne fut pas notre surprise que de voir qu’on apportait le micro qu’à une petite partie de la salle, souvent aux premiers rangs. Ainsi ce fut un défilé d’associations culturalo-religieuses, maghrébines, musulmanes et juives (avec l’intervention de rabbins).

Dans un deuxième temps pour ne pas faire trop communautarisme, la parole fut donnée à plusieurs anciens adhérents âgés du Front National, qui nous firent l’apologie de l’Algérie française. Enfin, après quelques témoignages de personnes issues de l’immigration évoquant leur mal être de ne pas êtres mieux reconnus en France, ce fut le tour de notre folklore local : les régionalistes niçois.

Depuis le début je demandais la parole ainsi que plusieurs de mes compagnons. Comme apparemment il fallait avoir un titre pour être légitime à parler, j’essayai à plusieurs reprises de dire à une des hôtesses que je représentais Debout la République à Nice, mouvement gaulliste, mais d’un gaullisme différent de celui dont se prévalait M. Ciotti lors de son discours.

Ces vaines tentatives agacèrent plusieurs militants DLR qui préférèrent dans ces conditions partir.

Mais même au-delà de ne pas avoir pu prendre la parole au nom notre propre mouvement, il y a trois grands perdants dans ce faux débat et qui ne sont pas les moindres.

Tout d’abord, Monsieur le préfet en arrêtant le débat en précisant que toutes les sensibilités avaient pu s’exprimer mais de la façon où fut distribuée la parole, c’est la démocratie qui fut bafouée. Quand on part du postulat que chacun doit pouvoir s’exprimer quand sur une vingtaine d’interventions un groupe d’une dizaine de personnes n’ont pas pu prendre la parole au moins par l’une d’entre elles, le moins qu’on puisse dire c’est que pas toutes les sensibilités ont pu s’exprimer !

Ensuite, plus grave encore à mes yeux, c’est la République qui fut une nouvelle fois mise à genoux. A part des bons sentiments et des appels à la tolérance, je n’ai pas entendu dans l’assistance une seule parole sur la vision politique dont depuis plus de deux siècles en France nous considérons la République.

Ainsi à présent je me permets ce que je n’ais pas pu faire hélas lors du débat, c’est faire un plaidoyer pour notre modèle assimilationniste.

En effet, dans leur petit film de propagande, il montre des français illustres issus de l’immigration. Mais justement je voudrais rappeler que pour ne prendre que le cas des Italiens qui m’est personnel, en devenant français, ils ont francisé leur nom : Mazarin ou bien Guillaume Apollinaire. Il est de même pour notre corse le plus illustre qui transforma son nom d’origine génoise Napoleone Buonaparte.

Dans le même ordre d’idée, quand l’italien Monsieur Zola donna un prénom à son fils il l’appela Emile et pas Emilio, symbole fort qui montrait qu’il intégrait la France !

Et c’est bien ça le problème, la République depuis 30 ans a laissé tomber la francisation. Nous vivons en pleine époque de relativisme et de retour aux origines, où des cours d’arabe étaient donnés à l’école, il y a encore quelques années aux enfants d’origine maghrébine. Les Italiens (les Espagnols, Polonais, Portugais) ont fait beaucoup d’efforts. Mes grands parents arrivés dans les années 1930 en France, sont passés de Giovanni Battista, Luigi et Antonietta à Jean Baptiste, Louis et Antoinette. On les jugeait trop catholiques, en mettant à l’extérieur de leur porte d’entrée un crucifix et bien ils l’ont enlevé. En effet au nom de la laïcité le religieux ne doit rester que dans l’espace privée et non pas à la vue des gens dans l’espace public.

A l’inverse de nos jours, comme le montre une vidéo de DLR à la Goutte d’Or à Paris, lors de la prière du vendredi la rue devant la mosquée n’est plus un espace public, elle est momentanément un espace privé, un lieu de prière que s’est octroyé de son propre chef la communauté musulmane de ce quartier.

Mais aujourd’hui, combien de personnes issues de l’immigration font des concessions sur par exemple le prénom qu’ils donnent à leurs enfants ? Depuis plusieurs années maintenant le prénom qui est le plus donné pour un garçon qui vient de n’être en Seine Saint Denis est Mohammed (217 nouveaux né en 2006). Le résultat, c’est qu’un enfant de 2009 issu de la troisième ou quatrième génération, qui est donc totalement français car n’ayant personnellement aucun lien avec le Maghreb, il a le même état civil que son arrière grand père maghrébin du début du XXème siècle.

Ainsi ce débat fut vraiment un camouflet pour l’idéal républicain français, d’un Etat français assimilationniste, fort de ses valeurs et de ses principes.

Mais pouvait-il en être autrement quand on juge que donner la parole à tout le monde c’est la donner aux deux extrêmes, l’un communautaro-religieux et l’autre ethno-identitaire. Il n’est pas bien difficile de dire alors dans ces conditions que le seul chemin qui vaille, est celui de la raison entre ces deux extrêmes, et cette voie c’est celle que prennent le gouvernement et l’UMP.

Pour finir la dernière victime de cette soirée fut la jeunesse. En effet dans la salle il y avait près d’une vingtaine de jeunes de 20 à 30 ans dont au moins une demi-douzaine a essayé d’intervenir et le seul qui a eu le droit de parler fut un collégien d’une quinzaine d’années qui avait été élu au conseil général des jeunes. Il fit un beau discours préparé sur fiche, bien consensuel sur l’amour du drapeau, tel que sait le faire Henri Guaino pour Nicolas Sarkozy, et Eric Ciotti ne manqua pas de faire applaudir la salle, en ajoutant « "Tu as bien parlé, je suis sûr que tu es promis à un bel avenir et j'ai hâte de t'accueillir au sein de notre Assemblée ! »

En effet, sur les applaudissements ce qui est très curieux c’est la conception de l’objectivité et de la neutralité du président du conseil général du 06. Il a à plusieurs reprises stigmatisé, les applaudissements à la suite d’interventions en expliquant que le débat devait rester serein, notamment quand des gens du public ont protesté contre le principe de double nationalité. Mais à d’autres moments, il applaudissait à ce qu’il jugeait « correspondre » à ce qu’il faut penser de l’identité nationale. D’ailleurs, il est à noter que tels La Corée du Nord ou les procès staliniens, Monsieur le Préfet et Eric Ciotti, distribuaient la parole en fonction des personnes qui applaudissaient au bon ou au mauvais moment.

A la toute fin du débat, avant de quitter de la salle je lance à haute voix dans la salle que les jeunes de 18 à 30 ans, malgré le poids qu’ils pèsent dans la société, n’ont pas eu une seule fois la parole et que les mots francisation et assimilation n’ont jamais été employés lors de ce débat. Sur ce fait, un policier en civil m’attrape par le bras et me demande de quitter immédiatement la salle, ce que je fis en lui rappelant tout de même que pas tous les jeunes de l’assistance étaient des identitaires niçois et qu’en aucun cas je ne tenais à proférer des propos racistes.

Au final, la conception d’un débat sur l’identité nationale à Nice, c’est une assistance constituée par le ban et l’arrière ban (adjoints au maire, conseillers généraux etc.), sans doute avec des gens de l’UMP là pour faire la claque. Ensuite le débat se fait essentiellement entre titrés (historiens, présidents d’associations de quartiers sensibles, représentants des cultes etc.), saupoudré ça et là de témoignages de personnes issues de l’immigration maghrébine sanglots dans la voix (mais qui à la fin n’ont pas chanté la Marseillaise) et de prises de paroles par des octogénaires nostalgiques de l’Algérie Française, teinté de nissartitude.

Moralité pas une parole d’une personne fière d’être française, de notre modèle républicain et avec une projection vers la société française de 2030 ou 2050.

La France une idée d’avenir !

Anthony Mitrano

Délégué Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

Coordinateur Debout La République Pour Nice

mardi 15 décembre 2009

Jean-François Colosimo : Philosophe, Théologien, Editeur et « Comique Troupier »

Mercredi 9 Décembre 2009 : Conférence « Où Va l’Iran », au CUM : le Centre Universitaire Méditerranéen.

Lire la suite

lundi 9 novembre 2009

Ensemble tout devient possible : surtout les hausses d’impôts !

Si au niveau central, l’Etat prétend baisser les impôts, malgré des déficits records (141 milliards pour 2009, contre 38 milliards pour 2007, soit 8% du PIB et en cumulé depuis 35 ans 1500 milliards soit 84% du PIB !), au niveau local, les vannes sont ouvertes !

Les Niçois peuvent ainsi en juger avec une hausse des impôts de la commune de 17,7% par rapport en 2008. Du côté de l’actuel maire de Nice Christian Estrosi, la justification est toute trouvée : il doit succéder à une gestion catastrophique des finances par Jacques Peyrat. Argument peu légitime quand on voit que de 1995 à 2008, la dette de la ville de Nice a été divisée par deux par rapport aux municipalités Médecin, dans lesquelles figurées d’ailleurs M.Estrosi.

De toutes les façons si le prétexte de la mauvaise gestion peyratiste en convainc quelques-uns, qui peut comprendre la hausse là aussi de 17,7 %, cette fois des impôts perçus par le département, augmentation décidée par le nouveau président du conseil général Eric Ciotti, successeur du même Christian Estrosi ?

La seule explication qui vaille c’est qu’au lieu de jouer la carte de la rigueur budgétaire comme le ferait tout bon entrepreneur en temps de crise, comme dirait La Fontaine, la grenouille se veut plus grosse que le bœuf. Cela fut par exemple le cas avec la candidature Nice 2018, pour les Jeux Olympiques d’hiver. Fort heureusement, nous n’avons eu à payer qu’une campagne de communication faramineuse, avec des portraits du maire jusqu’à Paris. Mais vous pouvez être assurés qu’en cas de victoire, les niçois auraient dû payer cette affaire comme les grenoblois pendant 40 ans !

Pour ceux qui veulent que Nice soit candidate, qu’ils se rassurent, nous sommes pratiquement candidat à tout (Mondiaux 2012 de patinage, Euro 2013 de basket, Jeux de la Francophonie 2013, Euro 2016 de football, voire peut être JO d’été de 2024 !). Nous finirons bien par remporter quelque chose même si pour l’instant, le butin est bien maigre : Nice accueillera la soirée Miss France en décembre 2009. Debout La République Nice appelle donc à une meilleure gestion des deniers publics, et continue à être vigilant vis-à-vis d’un maire qui lors de sa campagne aux municipales a exprimé sa volonté de devenir pour Nice, un nouveau Médicis.

Donc Niçois, attendez-vous à de nouvelles hausses d’impôts dans les années à venir avant que notre ville devienne semblable à la Florence de la Renaissance ! D’autant qu’en sortant un livre noir sur la gestion locale de la gauche, malgré de tels résultats dans son propre camp, on constate que l’UMP ne manque pas de toupet.

Anthony MITRANO

Délégué Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

Coordinateur Debout La République pour Nice

Ex candidat aux élections européennes de 2009

jeudi 5 novembre 2009

DLR dans le 06 : l'autre droite, celle indépendante !

Nice-Matin du 29 octobre 2009

Lire la suite

dimanche 1 novembre 2009

Lionnel Luca: «l'UMP est solidaire des tyrans chinois»

Gérald Andrieu - Marianne | Vendredi 23 Octobre 2009 à 20:14 | Lu 7874 fois

Lire la suite

samedi 17 octobre 2009

Retrospective : Gaza... non Nice !

Manifestation à Nice, du samedi 10 janvier 2009, en faveur de la population de Gaza.

Lire la suite

vendredi 2 octobre 2009

Dites oui à un service public de La Poste sur tout le territoire des Alpes-Maritimes !

Pour que cette phrase reste une réalité dans les années à venir, DLJ 06 invite tous les citoyens à se rendre sur les lieux de votations jusqu'au samedi 3 octobre, et à dire non au changement de statut de La Poste en société anonyme.

Voici- ci dessous les différents lieux de votation dans le 06 :

VILLE ADRESSE MONUMENT Observations Dates

ANTIBES 2 rue Paul Doumer La Poste Centre Ville 5 Av Robert Soleau La Poste De Gaulle 19 Impasse Jardins Roses La Poste La Fontonne 47 Av Philippe Rochat La Poste Laval Mairie-Marché Place Charles Cros Relais Poste Semboules

ANTIBES-JUAN-LES-PINS 33 Avenue de Cannes La Poste Exflora

ASCROS Ascros APC

AUVARE

BENDEJUN Mairie Place Raiberti APC

BERRE LES ALPES Place Bellevue APC

BIOT 38 Rue St Sébastien La Poste

BREIL SUR ROYA Mairie Mairie

CAGNES SUR MER 6 Av de la Serre La Poste Littoral

CANNES Rue Hoche la Poste Hoche Rue Meynadier

CANNES LA BOCCA 78 av Francis Tonner la Poste La Bocca La Bocca Marché Le 3 19 av Victor Hugo la Poste Ranguin Le 26/9(PCF) Le 3(PS)

CAP D AIL 1 Av du Gal De Gaulle La Poste

CARROS Centre Organique La Poste 2 Rue Eusières Mairie

CONTES 168 rue Marius Pencenat La Poste Place des Muriers Mairie

DRAP Av du Général De Gaulle Mairie

FONTAN Route Nationale 204 La Poste

GILETTE Lieu dit Uvilla Place du Village La Poste

GRASSE 9 Bd Fragonard la Poste Fragonard 30 Chemin Servan APC Plascassier La place aux aires

L ESCARENE 10 Bd du Docteur Roux La Poste

LA BOLLENE VESUBIE La Bollène Vésubie APC

LA BRIGUE 2 rue Saint Vincent Ferrier La Poste

LA CROIX SUR ROUDOULE

LA GAUDE Rue Louis Michel Feraud La Poste

LA PENNE La Penne APC A voir...

LA TRINITE 39 Bd Général De Gaulle La Poste le 2 de 10/12h et 15/17h le 3 9/12h 19 rue de l'hôtel de ville Mairie le 3 de 9 à 12h00

LANTOSQUE Place de la Gare La Poste Le 3 de 09h00 à 12h00

LE BROC 1 Place de la Mairie Mairie

LE CANNET 3 rue des Michels La Poste Hôtel de Ville

LE CANNET-ROCHEVILLE Marché Marché de Rocheville Le 27/9

LE CANNET Bd Franklin Roosevelt Leclerc

LIEUCHE A confirmer

MENTON Cours Georges V La Poste Carré-Pro 12 Av des Acacias la Poste Borrigo Le 3 de 09h30 à 12h00 15 Route de Sospel la Poste Careï Le 3 de 09h00 à 12h00 2 Marchés 2 Intermarchés

MOUANS SARTOUX 59 Av de Cannes La Poste Place des Anciens Combattants Salon du Livre Mairie Mairie

NICE 21 Av Thiers La Poste RP Thiers Le 3 de 09h00 à 12h00 et le 2 devant la Cantine de 11h00 à 13h30 12 Bd Comte de Falicon Syndicat SUD-PTT 06 Du 28 septembre au 2 octobre

46 Av de la Californie Le Stella Maris La Poste Magnan

5 rue Pierre Dévoluy Hôpital St Roch

Place Saint Roch Espace Citoyen

50 Av Cyrille Besset La Poste St Barthélémy

34 rue Barbéris La Poste Garibaldi

19 Bd de Cessole la Poste Cessole

160 Bd de Cessole Les Deux Avenues

Place Goiran

12 rue Bottero la Poste Gambetta

Angle Bd Gambetta-Rue Dante

158 Bd de l'Ariane la Poste L'Ariane Le 3 de 09h30 à 12h00

2 rue Comte Vert la Poste Comte Vert

Place Fontaine du Temple La Poste Le Ray

Terminus Tramway BATECO

50 Boulevard Borriglione

1 rue Joseph Gazan la Poste Pasteur Le 3/10

44 rue des Mahonias HLM St Augustin la Poste Préfecture De 09h30 à 12h00

Ferber Casino De 09h30 à 12h00

57 Route de Grenoble La Poste St Augustin

9 Bd St Roch La Poste St Jean d'Angély

Place du Palais Tribunal

Av Jean Médecin Nice Etoile De 14h00 à 18h00(PS)

Av Malaussena Marché de La Libération De 09h30 à 12h00(PS) et le 26/9(PCF)

Nice centre de Tri CTC

Marché des moulins De 09h30 à 14h00

Bd Delfino Carrefour TNL

12 Bd Delfino UD CFDT Le 2

Place Garibaldi

Centre Leclerc

Port Lympia Le Port

Cours Saleya Marché aux fleurs

Avenue Thiers Gare SNCF Appel à la votation 29/09 à 07h30

Place Masséna Arrêt Tram Appel à la votation le 1er octobre à 17h00

Traverse Barla Bibliothèque Nucéra Le 3 de 15h00 à 18h00

Rue Borriglione Le 26/9

PUGET ROSTANG

PUGET THENIERS Place De Gaulle La Poste Avenue Miss PELL Foyer Rural CEPAGE Du 29 sept au 3 octobre

RIGAUD Rigaud APC Mairie Mairie

ROQUEBILLIERE Av Corniglion-Molinier La Poste Le 3 de 09h00 à 12h00

ROQUEBRUNE CAP MARTIN 45 av paul Doumer La Poste Ppal 2 Av de La Pinède la Poste Carnolès

ROURE Fête Agricole Appel des Vallées le 26

SAINT ANDRE DE LA ROCHE 87 Quai de la Banquière La Poste

SAINT ANTONIN A confirmer

SAINT LAURENT DU VAR 380 av Général De Gaulle la Poste De Gaulle 22 Av Gal Leclerc Les Bougainvilliers la Poste Leclerc

SAINT LEGER Mairie Mairie

SAINT MARTIN DU VAR 7 Avenue Pasteur La Poste

SAINT MARTIN VESUBIE Place Félix Faure La Poste

SALLAGRIFFON Mairie Mairie Du 29 sept au 3 octobre

SAORGE Carera de Medje La Poste

TENDE Résidence Les Merveilles RN 204 La Poste 1 Place de l'Hôtel de Ville Mairie Place du village

VALLAURIS Av de Cannes La Poste Marché

VALLAURIS-GOLFE JUAN Marché le 2 octobre

VENCE 83 Av Victor Tuby La Poste Place Georges Clémenceau La Poste Hôtel de Ville

VILLEFRANCHE SUR MER ? C/O Malika

La fermeture du zoo de Saint-Jean Cap-Ferrat

DLJ 06 s'associe pleinement à ceux qui dénoncent la disparition prochaine du zoo de Saint-Jean Cap-Ferrat, l’un des derniers espaces populaires et familiaux de la Côte d’Azur.

La transformation programmée de ce terrain boisé réputé pour accueillir des animaux en voie de disparition ou maltraités – propriété du groupe Véolia récemment cédée à un promoteur fortuné – en établissement hôtelier de luxe, sonne comme un recul devant le pouvoir de l’argent-roi et une anomalie à l’heure du « Grenelle de l’Environnement » dont pourtant le Gouvernement et la Majorité nous vantent jour après jour les prétendus mérites…

D’ailleurs, la vente prévue depuis près d’un an n’a mobilisé jusque-là aucun pouvoir public (Communauté urbaine, Conseil général, Région PACA) afin de conserver le zoo – par exemple sous la forme d’espace public à vocation culturelle et de loisirs. Les solutions miracles de dernière minute émanant des maires UMP de Nice et de Menton à quelques mois des Elections régionales – prévues pour mars 2010 – semblent de piètres artifices, typiques du show permanent que nous offrent le Gouvernement et l’Opposition.



Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes