Les Jeunes des Alpes-Maritimes avec Nicolas Dupont-Aignan

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samedi 14 août 2010

Prix du blé : "La hausse devrait se stabiliser à l'automne"

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/prix-du-ble-la-hausse-devrait-se-stabiliser-a-l-automne_911530.html#xtor=AL-447

Un agronome russe inspecte les champs en Sibérie quelques jours avant l'annonce de l'arrêt des exportations de blé, août 2010.

REUTERS/Ilya Naymushin

La canicule qui frappe la Russie depuis plusieurs semaines a provoqué une envolée des cours du blé. Faut-il craindre des conséquences importantes sur certains prix à la consommation ?



Frappée par une sécheresse sans précédent, la Russie, troisième exportateur mondial de blé, annonçait jeudi dernier l'embargo sur ses exportations jusqu'au mois de décembre. En à peine un mois, le cours du blé sur les marchés internationaux s'est envolé et a frôlé les 240 € la tonne, son niveau record de 2007.

Par effet d'entraînement, le cours des autres céréales (orge, maïs..) a également augmenté ces dernières semaines. Conséquence : l'alimentation du bétail devrait se renchérir ce qui, à terme, pourrait conduire à une hausse des prix de la viande. Selon Agritel, ils "devraient croître de 6 à 10 %, et même de 10 % à 15 % pour le poulet dès septembre". De même, le prix de la farine se serait déjà fortement apprécié.

Pascal Hurbault, de l'Association générale des producteurs de blé, et Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières, nous livrent leur analyse.

En à peine un mois, le prix du blé à augmenté de plus de 70 % sur Euronext : est-ce inquiétant ?

Philippe Chalmin : Le troisième exportateur mondial de blé a annoncé un embargo sur ses exportations, cette situation n'a donc rien d'étonnant. Il faut prendre ces mouvements sur le marché comme des anticipations. La Russie a diminué de moitié sa production cette année : le marché mondial est déficitaire, les prix ont logiquement augmenté.

Pascal Hurbault : La situation en Russie est préoccupante, mais aujourd'hui, les schémas ont changé. Dans le passé, les reculs de production n'avaient pas provoqué un tel emballement sur les marchés. Les pénuries survenues en 2007-2008 constituent un précédent important, il y a donc des précautions à prendre, mais parfois ces anticipations se révèlent exagérées. Heureusement, grâce aux récoltes précédentes, plutôt bonnes, le niveau des stocks mondiaux reste important : 193 millions de tonnes au 30 juin 2010, selon le Conseil international des céréales (CIC).

Les prix de la viande et du pain risquent-ils d'augmenter ?

P.C : Il serait d'une illégitimité totale que les boulangers augmentent le prix de la baguette. L'impact de l'envolée des cours du blé est très faible pour les boulangers, cela ne représente que 2 ou 3 centimes par baguette. De même sur les produits carnés : les porcs et les poulets ne mangent pas de blé, mais comme le prix de la viande en général est déprimé, certains distributeurs vont en profiter.

P.H : Le blé ne représente qu'une part relativement faible du prix de la baguette, les effets resteront minimes. En revanche, le prix des pâtes, dont la fabrication requiert beaucoup de blé, devrait être plus significativement impacté.

Peut-on s'attendre à un retour à la normale rapidement ?

P.C : Cette sécheresse intervient dans un contexte de crise agricole, les effets sont donc amplifiés. Toutefois, le marché a raisonné à partir de l'embargo: une fois que les incendies seront terminés et que l'on connaitra les chiffres sur les récoltes russes, la tension va redescendre. La hausse devrait se stabiliser à l'automne.

vendredi 13 août 2010

Inquiétudes sur l’envolée des prix du blé

http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=154988139

12/08/10 20:13



Inquiétudes sur l’envolée des prix du blé

Les aléas climatiques en Russie et dans le monde pèsent lourdement sur le cours des céréales. Malgré la présence de stocks importants, la peur d’une contagion vers les produits alimentaires grandit.

Jour après jour, l’horizon s’assombrit sur la production mondiale de blé. La sécheresse qui frappe la Russie depuis un mois et l’embargo sur les exportations de blé qui en découle avaient mené à une hausse des cours de près de 70 % par rapport à juin (notre édition du 9 août 2010) . Après un pic à 232 euros la tonne, le prix de l’épi se maintient autour de 210 euros, mais les mauvaises nouvelles s’accumulent.

Jeudi, le président russe, Dmitri Medvedev, a annoncé que la sécheresse avait détruit le quart de la surface céréalière du pays, troisième exportateur mondial de blé. Menacé lui aussi par les incidents, son voisin ukrainien a commencé à bloquer à la frontière certaines exportations avant d’envisager une éventuelle suspension temporaire, comme pourrait le faire le Kazakhstan tout proche. Quant au Canada (4e exportateur), victime de fortes pluies ces dernières semaines, il a engrangé une récolte plus faible qu’à son habitude. Seuls les États-Unis ont connu une très bonne année, tandis que l’Europe a reculé, elle aussi.

Un marché haussier

Résultat : le département américain de l’Agriculture a publié jeudi des estimations de la production mondiale de blé en nette baisse. Après 680 millions de tonnes l’an passé, il faudra sans doute se contenter de 646 millions de tonnes cette année. Pour la première fois depuis deux ans, la consommation serait alors supérieure à la production et le stock mondial fondrait de 20 millions de tonnes en 2010-2011.

«Le marché est haussier et devrait rester nerveux ces prochains temps», estime Michel Portier, directeur du cabinet d’études Agritel. Selon lui, les regards vont se tourner vers l’Argentine et l’Australie. Il ne faudrait pas que des accidents climatiques affectent les récoltes de ces deux gros exportateurs. Même vigilance pour la Russie et l’Ukraine, qui devraient effectuer leurs semailles dans les semaines à venir dans la mesure du possible.

Céréale essentielle de la chaîne alimentaire, dont le cours influence fortement celui du maïs ou du soja, le blé pourrait-il entraîner les denrées dans son sillage ? Les analystes restent globalement prudents et soulignent que le scénario actuel est bien différent de celui de 2007-2008, qui avait débouché sur des émeutes de la faim en Afrique et en Asie. Même si cette crainte est dans tous les esprits, les spécialistes rappellent que les réserves mondiales de blé sont actuellement à des niveaux bien plus élevés. Selon un rapport signé HSBC, «l’heure n’est pas à la panique. Avec des stocks suffisants, il est peu vraisemblable que la hausse des prix du blé impacte fortement d’autres produits alimentaires.» Se penchant sur la même question, Goldman Sachs apporte une analyse similaire : «Cette fois-ci, les répercussions devraient être plus atténuées et bien moins globales qu’en 2008, précise un rapport de la banque d’affaires. L’épisode actuel semble plus directement lié à un problème d’offre sur des céréales spécifiques plutôt qu’une pression globale sur le prix des matières premières.» Les analystes de Goldman Sachs se risquent même à prévoir une correction assez importante sur les prix du blé, estimant que les marchés avaient surréagi dans un premier temps. Pas sûr que les événements récents leur donnent raison.

mercredi 30 juin 2010

Comment va-t-on recréer le franc ?

http://www.gaullisme.fr/?p=7934

Contrairement aux espoirs annoncés, l’euro a manifestement échoué. A l’intérieur de la zone concernée, il n’a engendré qu’une faible croissance économique, une délocalisation des activités industrielles et la persistance du chômage, tout en accentuant les divergences entre les pays membres. La politique de la Banque centrale européenne a en effet suscité une surévaluation chronique de la monnaie unique européenne, et elle a permis un endettement accentué des nombreux agents économiques, tant publics que privés. Au lieu de jouer un rôle d’entraînement, l’Allemagne a mené une politique salariale inutilement restrictive, accentuant le déficit de certains pays de la zone, au point de les conduire au bord du gouffre.

Sur le plan économique, l’euro ne pourrait être poursuivi qu’en menant un fédéralisme budgétaire, solution préconisée par Messieurs Jean-Claude Trichet et Dominique Strauss-Kahn. Cohérente sur le plan économique, cette solution est inapplicable politiquement dans un régime démocratique. Elle impliquerait le même type de transferts budgétaires que celui qui existe, à l’intérieur de chacune des nations, entre les régions riches et les régions pauvres. Or l’Europe n’est pas une nation, qui a l’habitude d’accepter cette forme naturelle de solidarité. Le pays le plus riche, l’Allemagne, exclut même formellement une telle formule, ayant déjà suffisamment payé pour mettre à niveau les länder de l’ex-RDA.

A plus ou moins brève échéance, l’euro est donc condamné. La question n’est donc pas de savoir s’il faut recréer le franc : une telle issue est inéluctable. La seule question pertinente est de connaître les conditions dans lesquelles ce processus va se dérouler.

Le plus grave serait de subir en catastrophe, sous la pression de la spéculation, une dislocation désordonnée de la zone euro. Au lieu de pratiquer la politique de l’autruche, en se berçant d’illusions, il faut donc préparer calmement la solution alternative qui va s’imposer impérativement. D’une part, en précisant les conditions de recréation des différentes monnaies nationales, et en particulier du franc français. D’autre part, en mettant en place un nouveau système monétaire européen.

Techniquement, la recréation du franc français, comme celle des autres monnaies de l’actuelle zone euro, est une solution facile, qui prendra au plus quelques mois. On a déjà l’expérience de l’opération inverse, qui a abouti à la création de l’euro, et on connaît l’exemple de diverses zones monétaires qui se sont scindées, que ce soit lors de la division de la Tchécoslovaquie ou lors de l’éclatement des anciennes fédérations soviétique et yougoslave. Il conviendra simplement de dissoudre la Banque centrale européenne, de répartir ses réserves de change au prorata des apports initiaux, et de restituer à la Banque de France l’intégralité de ses attributions.

La seule question posée est de savoir quel taux de conversion devra être adopté. La première solution, qui satisferait les nostalgiques, serait de prendre l’inverse de ce qui avait été retenu lors du passage à l’euro, c’est-à-dire de revenir au franc ancien qui existait avant 2002, en multipliant tous les chiffres par 6,55957. Cette formule aurait deux inconvénients : d’une part, de favoriser le dérapage inflationniste en troublant les consommateurs, comme ce fut le cas lors de l’opération de 2002 ; d’autre part, de modifier tous les contrats existants. La seconde solution, qui serait sans doute la meilleure, serait de prendre le taux de conversion le plus simple, c’est-à-dire de décréter qu’un franc nouveau est égal à un euro.

NOUVEAU SYSTÈME MONÉTAIRE EUROPÉEN

Vis-à-vis des autres monnaies, la valeur d’un franc nouveau sera déterminée par le marché des changes. Elle évoluera en fonction de la politique qui sera menée en France, tant dans l’économie que dans la gestion du change. Il est faux de s’imaginer que notre pays soit fatalement laxiste, car il fut autrefois exemplaire (à l’époque du général de Gaulle jusqu’en 1968, puis de Georges Pompidou). Non seulement la création d’un franc nouveau ne nous dispensera pas des efforts nécessaires pour rétablir la situation budgétaire et pour résoudre le problème des retraites, mais elle facilitera leur solution en permettant de retrouver les moyens de la croissance économique.

La création d’un franc nouveau doit aller de pair avec l’organisation d’un nouveau système monétaire européen, afin de sauvegarder les aspects positifs de l’Europe, tout en tirant les leçons des difficultés qu’avait connues l’ancien SME mis en place en 1979. Il conviendra de ne pas se focaliser sur les taux de change nominaux, mais de ne retenir que les taux de change réels, c’est-à-dire les niveaux relatifs de prix des pays les uns par rapport aux autres. Le maintien d’un taux de change réel exige que le taux de change nominal de la monnaie correspondante puisse varier en fonction des écarts d’inflation, en plus (appréciation) pour un pays peu inflationniste, en moins (dépréciation) pour un pays trop inflationniste.

La mise en place de ce nouveau système monétaire européen implique que l’on mette en priorité la politique de change dans chacune des nations européennes, compte tenu des anticipations des opérateurs. En influant sur le taux de change nominal, et tout en stérilisant ses effets internes, cette politique permet d’obtenir le taux de change réel qui est désiré pour chaque nation. Celui-ci doit être conforme à la solidité de son appareil productif, c’est-à-dire qu’il doit être d’autant plus bas que le pays est plus fragile structurellement afin d’équilibrer sa balance commerciale.

Ainsi, entre les pays européens, il faudra s’accorder sur les niveaux des taux de change réels qui correspondent à leur situation objective, en permettant aux pays en retard de se développer plus vite, mais sans leur donner un avantage excessif de compétitivité. Vis-à-vis du reste du monde, une monnaie commune, telle que l’écu, sera créée comme la moyenne pondérée des monnaies nationales, mais son taux de change réel devra demeurer réaliste, c’est-à-dire que le niveau moyen des prix européens ne devra pas être trop cher.

Mais la politique de change n’est pas toujours efficace si l’on se trouve en présence de partenaires dont la monnaie est visiblement trop bon marché, parce qu’ils achètent des réserves en devises étrangères (cas de la Chine). Sans pour autant s’engager dans la voie dangereuse du protectionnisme, la solution sera alors d’établir les conditions d’une concurrence loyale dans les échanges commerciaux avec les pays fautifs, par des prélèvements à l’importation et par des restitutions à l’exportation, comme Maurice Lauré l’avait préconisé en 1993.

Gérard Lafay, professeur émérite à l’université Paris-II

Première publication : Le Monde, 17 juin 2010

vendredi 14 mai 2010

Le règne de la corbeille

http://www.gaullisme.fr/?p=7140

En 1966, lors d’une conférence de presse, le Général de Gaulle avait affirmé que « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Beaucoup de temps est passé et il est difficile de ne pas avoir l’impression que c’est bien désormais la corbeille qui dicte son agenda aux gouvernements.

« La corbeille a dit »

1999 : après avoir garanti la stabilité du système financier étasunien pendant des décennies et l’avoir protégé des crises boursières, la corbeille demande l’abrogation du Glass Steagall Act, qui instaurait une stricte séparation entre banques d’affaires et banques de dépôts. L’administration Clinton et un Congrès alors républicain s’exécutent.

2001 : après des années d’exubérance irrationnelle, les institutions financières du monde entier se rendent compte que leurs évaluations du prix de nombreuses actions est totalement ridicule, notamment dans le domaine de l’information et des télécommunications. En deux ans, la valeur de France Telecom baisse ainsi de 93% (de 219 à 7 euros) !!! Asphyxiées par cette baisse des cours, la corbeille demande une baisse des taux et l’obtient. La Fed les descend à 1%, la BCE à 2%.

2008 : après un nouvel épisode spéculatif où les institutions financière ont poussé les prix de l’immobilier à un niveau complètement déraisonnable, le marché se retourne. Mais la conjonction de l’effondrement de la bourse et du marché immobilier provoque un cataclysme financier comparable à la Grande Dépression de 1929. La corbeille demande et obtient le secours des Etats pour sauver les banques (baisse des taux, nationalisation, rachat d’actifs, prêts, garanties et recapitalisation).

2009 : la récession consécutive à la crise financière angoisse la bourse qui craint un scénario comparable à celui des années 30, où la dépression économique avait suivi la dépression financière. La corbeille demande donc des plans de soutien aux économies. Barack Obama se met d’accord avec le Congrès pour un plan de près de 800 milliards de dollars sur deux ans.

2010 : la montée des déficits et de la dette consécutive à la crise économique, aux plans de soutien aux banques et à la relance de l’économie angoisse des marchés qui commencent à douter de la capacité des Etats à honorer leurs engagements. La corbeille demande donc des plans de rigueur pour réduire les déficits publics. L’Irlande, puis la Grèce, le Portugal, l’Espagne et la France cèdent. Mais pour éviter un défaut des Etats faibles qui frapperait les banques, la corbeille obtient un plan de secours.

La démission des politiques

On pourrait démultiplier les exemples : la supervision des normes comptables déléguée à des banquiers, dealers auxquels on confie la réglementation sur les stupéfiants, la législation sur les stocks options (gouvernement Jospin), la libéralisation des mouvements de capitaux… Bref, aujourd’hui, il semble que la corbeille gouverne le monde. De plus en plus, les décisions des hommes politiques sont des réactions aux mouvements d’humeur des marchés financiers.

En 1968, du fait des accords de Grenelle, qui avaient relancé l’inflation, les marchés poussaient la France à dévaluer le franc. Le Général de Gaulle qui n’acceptait pas que la corbeille ait une quelconque influence sur la politique de la France refusa. Et la simple expression de son refus suffit à faire stopper la spéculation. Ainsi, la France put dévaluer à froid, quelques mois plus tard.

Naturellement, la situation actuelle n’a strictement rien à voir avec la situation de la fin des années 60. Le poids des marchés est devenu tel que ses volontés s’imposent de plus en plus aux dirigeants politiques. Pourtant, cela n’empêche pas de se demander si cet état de fait n’est pas une formidable perversion de notre système économique, dont l’objectif devrait être un partage des fruits de la croissance et non pas la soumission aux volontés capricieuses, égoïstes et contradictoires des bourses.

Les politiques, de gauche comme de droite, ont démissionné face à ces questions. Les récents évènements devraient pourtant les pousser à réfléchir sur des propositions concrètes pour réguler la finance et la remettre au service de l’économie productive et de toute la collectivité.

Laurent Pinsolle

mercredi 5 mai 2010

Moins de 20 députés Français votent à mains levées le prêt de 17 Millards d'Euros à la Grèce.

par Jérome Durif, militant DLR de Nice

Alors que l'on va débattre à l'Assemblée Nationale pendant des mois pour décider comment rationaliser le système de retraite en France (déficits annuels de quelques Millards en ce moment) et que les députés vont continuer leurs jeux de rôles à l'Assemblée pour ... donner le change à leurs électeurs (au PS pour défendre les "acquis sociaux", même indus, et à droite pour faire face aux chiffres froids de la démographie et de l'emploi), le PS et l' UMP viennent de voter "comme un seul homme" la nuit dernière un engagement de prêts à la Grèce d'un montant de 17 Millards d' Euros sur 3 ans, avec moins de 20 députés en séance et en moins de 2 heures !!!



Au bon peuple on explique que c'est pour sauver la Grèce de la faillite annoncée, et qu'il faut bien être solidaire d'un pays membre du système de la monnaie unique, l'Euro, qui n'en a pourtant plus pour longtemps à vivre en l'état...



En y regardant de plus près, il semble en fait que les états Européens viennent au secours des banques privées en France, en Allemagne et ailleurs, qui sont menacées de ne pas être remboursées par la Grèce des prêts en cours qui doivent être remboursés dans les semaines et les mois qui viennent !



Le pire est que ce plan de sauvetage des états Européens a de grands risques d'échouer, et que, au final, la Grèce sortira quand même de l'Euro (comme monnaie unique) et ne remboursera pas grand chose des prêts votés hier par nos "chers" députés à l'Assemblée Nationale ! Ces 17 Millards risquent bien de se retrouver à augmenter d'autant la dette publique Française !



Ci dessous le point de vue de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République.



Vos remarques sont, comme d'habitude, les bienvenues.

Débat parlementaire sur le plan de sauvetage de la Grèce Lundi 3 mai 2010 Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN

Vous prétendez sauver la Grèce tout en faisant gagner de l’argent aux Français. C’est Alice aux pays des merveilles ! Mais les Français ne croient plus depuis belle lurette aux contes de fées et près de deux décennies de monnaie unique, hélas, leur donnent mille fois raison.

Et oui, vos promesses d’aujourd’hui rappellent vos promesses d’hier, celles faites ici-même il y a très précisément 18 ans, lorsque le débat parlementaire sur Maastricht faisait rage. Déjà, l’idéologie de l’euro était à l’œuvre. Déjà, le Parti socialiste mêlait ses voix à celles de la droite et du centre pour soutenir cette pensée unique, tout en assortissant - déjà, là encore ! - son vote d’hypocrites considérations sur la nécessité d’une Europe plus « sociale », comme s’il avait eu besoin de se faire pardonner quelque chose.

Mais, mes Chers Collègues, mêmes causes, mêmes effets ! Les promesses de 2010 ne seront pas davantage tenues que celles de 1992…

Je prends date devant vous : ce plan de « sauvetage » si mal nommé ne sauvera pas la Grèce, pas plus qu’il ne fera gagner de l’argent aux Français qui risquent plutôt de se réveiller un de ces quatre matins avec un déficit supplémentaire de près de 17 milliards d’euros.

Des Français, soit dit en passant, qui n’ont vraiment pas besoin de cette nouvelle ponction, eux à qui on impose des économies de bouts de chandelles prétendument indispensables à la stabilisation des comptes publics, mais dont les effets très négatifs dans les commissariats, les écoles, les hôpitaux, etc. sont, eux, particulièrement réels et douloureux.

Loin de moi l’idée de ne pas être solidaire des Grecs. Mais la solidarité que vous proposez est des plus étranges. Avec ce plan on va aider la Grèce, oui, mais on va l’aider à mourir, comme si on offrait une euthanasie en classe affaire à un malade à qui on refuse par idéologie d’administrer les bons remèdes.

Un ballon d’oxygène financier va certes être apporté à Athènes, mais au prix d’un supplice inouï pour le peuple et l’économie grecs, qui ne s’en relèveront pas. Cette « thérapie de choc » va tuer la Grèce car cette dernière sera bien incapable de redresser sa compétitivité et sa croissance, définitivement martyrisées par l’impossibilité de dévaluer. Oui, mes chers Collègues, c’est là le point central : on n’a jamais vu dans l’histoire l’économie d’un pays rebondir sans dévaluation. La rigueur est efficace quand parallèlement on stimule le moteur économique par la dévaluation. Souvenez-vous des efforts vains de l’Argentine ! A l’évidence, une thérapie de choc ne sert à rien sans dévaluation.

En réalité, ce n’est pas la Grèce que l’on veut sauver, ni la France, ni même l’Europe ! C’est l’euro que l’on veut sauver à tout prix. Cet euro qui tue pourtant à petit feu l’économie grecque comme la plupart des économies européennes. Il est le mal et non pas le remède ! Voilà pourquoi la Grèce ne sera pas sauvée. Voilà pourquoi les Français perdront leurs 17 milliards.

Voilà pourquoi, aussi, ce plan miraculeux n’empêchera pas la contagion aux autres maillons faibles de l’eurozone, où les marchés financiers vont s’empresser de mettre à l’épreuve cette drôle de solidarité européenne. Une « solidarité » coûteuse et contreproductive, qui nécessiterait pour sauver l’Espagne et le Portugal des centaines de milliards d’euros lesquels, bien entendu, n’existent pas. Voilà d’ailleurs pourquoi, à la fin des fins, l’euro lui-même ne sera pas sauvé, au risque d’entraîner dans son naufrage la construction européenne.

Ce scénario-catastrophe est écrit d’avance. Il résulte tout bonnement de la fuite en avant dans l’idéologie de l’euro qui « torture l’Europe » (le mot est d’Emmanuel Todd). Il y a 18 ans presque jour pour jour, Philippe Séguin prononçait son « Discours pour la France » mettant en garde le pays contre l’aventurisme de la monnaie unique. Je cite : « Dans le domaine monétaire comme dans les autres, il faut se plier aux réalités. Il faut donc savoir ajuster les parités quand c’est nécessaire, non pour faire de la dévaluation compétitive, mais pour éviter la déflation. En choisissant la monnaie commune au lieu de la monnaie unique, on choisirait, je crois, l’efficacité contre l’idéologie. » Je n’enlèverai pas un mot à ce propos qui conserve, intacte, toute sa force.

L’efficacité de la monnaie commune qui laisserait respirer les pays et les peuples, plutôt que l’idéologie de la monnaie unique qui les étrangle. C’est ce à quoi j’invite à mon tour.

C’est pourquoi je voterai contre ce faux plan de « sauvetage » qui a tout d’un plan de sabordage.

jeudi 22 avril 2010

La TVA sociale, une taxe pour l’emploi

Par Laurent Pinsolle

Depuis l’échange entre Laurent Fabius et Jean-Louis Borloo le soir des résultats du premier tour des élections législatives de 2007, la TVA sociale est devenue un tabou de la vie politique Française. Pourtant, cela pourrait être une révolution fiscale au service de l’emploi.

Les cotisations sociales, ennemies de l’emploi

A l’origine, le système Français de cotisations assises sur le salaire semble très juste : chacun cotise à proportion de ses revenus. Il est donc plus facile de créer des caisses spécifiques et d’établir un lien entre les revenus et les prestations. Malheureusement, cela renchérit considérablement le coût du travail. Un salarié gagnant 2000 euros nets par mois revient à plus de 3500 euros à son employeur. Un salarié gagnant 1150 euros nets par mois, revient à 1750 euros.

Du coup, c’est tout le paradoxe de la France que d’avoir un coût horaire du travail élevé tout en ayant des salaires nets bas par rapport aux autres pays occidentaux. Certes, les charges sociales représentent une forme de salaire complémentaire et différé, mais ce coût du travail n’est pas sans conséquence sur le niveau de l’emploi en France. Il faut noter que le total des cotisations sociales (part patronale plus part salarial) augmente le coût du travail de 50 à 75%.

La révolution de la TVA sociale

La TVA sociale consiste à remplacer tout ou partie des cotisations sociales assises sur les salaires par une augmentation de la Taxe sur la Valeur Ajoutée. Un tel transfert présente plusieurs avantages. En baissant drastiquement le coût du travail (35 à 43% pour un transfert total), cela devrait contribuer à une très forte augmentation du nombre d’emplois. La TVA sociale devrait être un facteur de réduction drastique du chômage et d’accélération de la croissance.

Cette révolution est notamment commerciale. En effet, elle reviendrait à faire contribuer à parité les produits fabriqués en France et les produits fabriqués à l’étranger. Aujourd’hui, acheter chinois revient à acheter le modèle social chinois, même si la plupart des personnes qui le font n’ont pas vraiment le choix. Avec la TVA sociale, la compétition entre produits Français et produits importés n’auraient plus lieu sur le modèle social, ce qui permettrait de protéger le modèle Français.

L’introduction de la TVA sociale permettrait de réduire le prix des produits fabriqués en France, pour lesquels la hausse de la TVA serait plus que compensée par la baisse des cotisations sociales. En revanche, le prix des produits importés augmenterait. La TVA sociale est une forme de dévaluation sans les mauvais effets. Assez logiquement, cela devrait contribuer à une augmentation de la production en France et à une réduction de nos importations.

Evolution ou révolution fiscale ?

L’Allemagne nous fournit l’exemple d’un pays qui a introduit la TVA sociale puisque fin 2006, nos voisins d’outre-Rhin ont augmenté leur TVA de trois points et diminué à due concurrence leurs cotisations sociales. On peut imaginer deux scénarios. Le premier, progressif, pourrait consister en un réaménagement progressif de notre fiscalité, à l’Allemande, diminuant petit à petit les cotisations sociales pour augmenter parallèlement la TVA. Mais, l’introduction de la TVA sociale pourrait se faire de manière plus radicale.

En effet, au lieu du scénario progressif, nous pourrions faire un véritable big bang fiscal. Etant donné que notre taux majoré de TVA est déjà assez élevé, il pourrait être intéressant de mener une révolution globale pour limiter sa hausse. Une réduction drastique de toutes les niches fiscales et sociales, une remontée de la fiscalité sur les revenus du capital et l’introduction d’une taxe Tobin permettrait sans doute de limiter la hausse de la TVA tout en permettant un transfert total des cotisations sociales.

L’abaissement drastique du coût du travail que représenterait l’introduction de la TVA serait un levier extrêmement puissant pour la création d’emplois. Ce serait un outil puissant pour combattre le premier fléau qui touche notre société depuis trente ans : le chômage.

vendredi 12 mars 2010

CARLOS GHOSN : QUAND IL N’Y AURA PLUS UNE SEULE USINE AUTOMOBILE EN FRANCE, IL POURRA REMPLACER LE « N » de son nom par un « T » : CELUI DU « FANTOCHE »… ET DE « T »RAHISON !

par JEAN-RENE LAGET, MILITANT DLR DE LA 7° CIRCONSCRIPTION DES ALPES MARITIMES (Tourrettes sur Loup)

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mercredi 10 mars 2010

C'est pas la crise pour tout le monde !

11 milliards Selon le quotidien Les Échos, les 5 grandes banques françaises (Crédit agricole, BPCE, Crédit mutuel, BNP Paribas et Société générale) ont dégagé en 2009 un bénéfice net de 11 milliards d'euros, soit deux fois plus que l'année précédente

mardi 9 mars 2010

Dark Pool, profits : l’horreur financière est toujours en marche

http://www.gaullisme.fr/?p=5430

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mercredi 3 mars 2010

revenus des jeunes en PACA : un chiffre inquiétant

50 % des jeunes actifs de moins de 29 ans en Paca, gagnent moins de 850€ par mois .

vendredi 26 février 2010

2010 : fin d’une décennie d’horreur économique pour les Français !

Récemment, un commentateur ironisait sur 2010, l’année des « 10 » : 10% de chômage dans la zone Euro et aux USA et … 10% de croissance prévue en Chine la même année!

Ce raccourci, juste au demeurant, mérite que l’on s’intéresse plus en détail à ce qui s’est passé dans cette décennie 2000-2010 au plan macroéconomique pour la France, dans l’Europe, ellemême plongée dans la mondialisation galopante, où les USA et la Chine tirent les ficelles.

Comment, au fil de ces dix années, ont donc évolué les indices macroéconomiques suivants :

Solde de la balance commerciale française :

il était quasi nul en 2000-2003 mais n’a pas cessé de se dégrader depuis 2004, pour atteindre le niveau de 50 à 60 Milliards d’Euros en 2008-2009, soit un manque à gagner de croissance de plus de 3% par rapport au tournant du siècle, et de plus de 4% par rapport 1997, année où le solde a culminé à plus de 20 Milliards d’Euros sur toute la précédente décennie.

Voir le graphique ci dessous :

Les raisons de cette dégradation sont multiples et nécessiteraient une étude en soi, mais rappelons quand même que pendant cette décennie, la France est passée du statut d’exportateur net à celui d’importateur net dans des secteurs emblématiques, comme

o L’automobile : avec toutes les délocalisations industrielles en Europe de Renault et de PSA, la France est donc maintenant importatrice nette de voitures !

o L’Electricité : parce que plus de 20% des centrales nucléaires Françaises ne sont pas opérationnelles (faute de dépenses suffisantes de maintenance et de remise à niveau, et pour cause de grèves du personnel d’EDF) la France importe maintenant de l’électricité de ces voisins, alors qu’elle en exportait chaque année depuis des décennies ! C’est peut être pour récompenser cette « performance » que le nouveau patron d’EDF vient d’accorder plus de 4% d’augmentations salariale aux 150,000 employés d’EDF !?

· Taux de change de l’Euro :

Ayant été lancé à une valeur de 1,2 USD en 2000, il a commencé à « dévisser » pour arriver à 0,85 USD en 2002, avant de se redresser rapidement pour caracoler à des niveaux de 1,5 USD ces dernières années, soit une variation de près de 100% en quelques années seulement ! Et quand on sait que le Yuan Chinois a eu une parité fixe par rapport au USD (1USD=8,3 Yuan) pendant plus de 10 ans entre 1994 et 2005, et qu’il est toujours sousévalué volontairement en 2010 pour booster les exportations chinoises, pas étonnant que l’Europe ait un déficit commercial abyssal avec la Chine (155 Milliards d’Euros en 2008) !

· Taux de chômage en France :

Après un léger mieux au milieu de la décennie, peut être du à un effet d’optique car on a pas vraiment vu une franche augmentation du nombre d’emplois salariés en France, il est reparti à la hausse après la dépression financière de 2008-2009 et il frôle maintenant les 10% de la population active, sans compter le gros million de RMIstes et tous les laissés pour compte. Le nombre réel de personnes laissés sur le bord de la route économique se situe plutôt entre 4 et 5 Millions de personnes en France, soit beaucoup plus que les 10% pudiquement avoués.

· Niveau de la dépense publique en France :

Entre 2000 et 2009, le niveau de la dépense publique en France, exprimé en % du PIB, est passé de 51,6% à 55,4%, soit une augmentation de 3,8% du PIB, c'est-à-dire la bagatelle de 71 Milliards d’Euros : quand même !

A ce pourcentage du PIB (>55%), représentant une valeur de plus de 1000 Milliards d’Euros, nous sommes devenus les champions du monde de cette discipline ! Voir le graphique ci dessous des dépenses publiques comparées de 4 pays clés:

· Niveau des prélèvements obligatoires en France :

Ayant dépassé fin 1970 le taux de 35%, que Giscard d’Estaing avait définit lui-même comme la frontière entre une économie libérale et une économie socialiste, nous avons rapidement atteint le taux actuel de 47% du PIB. Ce taux de prélèvement reste à cette hauteur depuis plusieurs années, personne n’osant jusqu’à présent l’augmenter et lui faire passer la barre psychologique des 50%, même si le niveau réel des dépenses publiques est au dessus de 50% depuis plus de 20 ans, d’où ce déficit chronique de l’ordre de 3% du PIB que nos dirigeants politiques acceptent depuis trente ans ! voir le graphique cidessous de la dépense publique en France depuis 1872, qui jusqu’à 1981 a correspondu au taux de prélèvement obligatoire, hormis les accidents de l’histoire au XX siècle.

· Niveaux des déficits publiques et de la dette publique de la France :

Les chiffres font la une des journaux depuis plusieurs mois maintenant : déficit de plus de 8% du PIB en 2009 et prévu au même niveau en 2010, si bien que la dette s’envole depuis 2008. Etant de 75% du PIB en 2010 la cour des comptes pronostique un niveau flirtant les 100% dans quelques années si la tendance n’est pas très rapidement inversée !

Pour terminer ce commentaire dans le même style que son commencement, je voudrais mentionner un autre « 10 » important en 2010 :

Cela fait 10 ans maintenant que les membres de l’ OMC ont eu l’idée lumineuse d’inviter la Chine dans ses rangs, et d’ouvrir la plus grande période de libre échange commercial que le monde a connu, qui a abouti à la situation que l’on sait…

Ceci n’explique t il pas cela ?

Sommes nous en mesure de continuer dans cette horreur économique bien longtemps encore ?

Je ne le pense pas, et , personnellement, je ne suis pas prêt à supporter ce contexte déprimant une année de plus.

Il nous faut la rupture « protectionniste » … et vite !

Debout la République et…Vive la France !

Jérôme DURIF – NICE – 20 Février 2010

lundi 22 février 2010

Après la crise, rien n’a changé !

http://www.gaullisme.fr/?p=5187

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samedi 20 février 2010

Dette grecque : Goldman Sachs, revoilà les banksters !

http://www.gaullisme.fr/?p=5223

Emmanuel Lévy – Marianne

Grâce à des produits dérivés, les banques américaines auraient permis à la Grèce de « camoufler » une partie de sa dette. Au fait de ces informations, elles en auraient aujourd’hui profité pour spéculer sur la baisse de sa qualité d’emprunteur.

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dimanche 17 janvier 2010

Construction automobile : Sarkozy se couche devant Bruxelles par NDA

http://www.gaullisme.fr/?p=4466

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samedi 9 janvier 2010

Menaces sur Alcatel : mais que font les autorités françaises et communautaires ?

http://www.gaullisme.fr/?p=4295

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mardi 29 décembre 2009

Le mythe du libre-échange: l'Europe, un obstacle au protectionnisme?

Mathieu Aurouet - Causeries Républicaines | Dimanche 13 Décembre 2009 à 07:01 | Lu 3314 fois

marianne2.fr

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lundi 28 décembre 2009

Le protectionnisme européen, impossible nécessité

par Matthieu Aurouet

http://www.causeries-republicaines.com

Samedi 14 novembre2009

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samedi 26 décembre 2009

Mondialisation : la grande fossoyeuse de l’intérêt général

Commerce mondial : un Nobel d’économie prône un protectionnisme "raisonné"

04/12/2009 15h23 GMT - ECONOMIE-COMMERCE-OMC - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 4 décembre 2009 (AFP) - Maurice Allais, seul lauréat français du prix Nobel d’économie, prône un "protectionnisme raisonné" dans le commerce mondial et qualifie de "méprise monumentale" la libéralisation des échanges prônée par l’OMC, dans une tribune à paraître samedi dans Marianne. La dénonciation du protectionnisme est "absurde chaque fois qu’elle est exprimée sans nuances", estime cet ancien membre du CNRS primé en 1988, jugeant qu’il existe des protectionnismes "néfastes tandis que d’autres sont entièrement justifiés". Si le protectionnisme entre pays à salaires comparables "n’est pas souhaitable en général", celui entre "pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié mais absolument nécessaire", assure M. Allais. Selon lui, la concurrence n’est ainsi "pas viable" face à des pays où les coûts de fabrication sont bien plus faibles, en Chine, en Inde mais aussi "au sein même de l’Europe". M. Allais propose un système alternatif : créer des ensembles régionaux plus homogènes, unissant des pays aux conditions sociales similaires, au sein desquels une "saine et réelle" concurrence s’exercerait mais qui pourraient se "protéger de manière raisonnable" contre les coûts de production pratiqués à l’extérieur de ces zones. "L’absence d’une telle protection apportera (...) la destruction de toutes les industries de l’Europe de l’Ouest et celle des pays développés" et provoquera une croissance "dramatique" du chômage, prédit l’économiste. Selon lui, Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), commet "une méprise monumentale" en demandant l’accélération du processus de libéralisation des échanges. "Il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy", ironise M. Allais. Les 153 membres de l’OMC, qui étaient réunis cette semaine à Genève, ont réaffirmé leur souhait de conclure en 2010 les négociations dites du cycle de Doha sur la libéralisation des échanges.

Ré-internationalisation contre globalisation

Par Laurent Pinsolle, porte-partole de DLR

Les dix dernières années ont démontré la faillite de la globalisation néolibérale. Pourtant, certains parient que le salut viendra du cadre global. Et si, tout simplement, ce cadre n’était pas adapté à une quelconque expression de l’intérêt général et que seul le cadre national le permettait ? Quels intérêts sert la globalisation néolibérale ?

Un examen froid de l’évolution des dernières décennies montre qu’il y a deux grands gagnants à la globalisation. Les premiers sont le 1 % des ménages les plus riches, dont les revenus représentent près de 20% des revenus totaux aux Etats-Unis. Plus fort, une étude montre que les revenus des 0.1% des ménages les plus riches y ont progressé quatre fois plus vite que la moyenne (8% du total). Les autres gagnants sont les actionnaires qui extraient une part croissante des richesses.

Certains crient volontiers à une conspiration mondiale qui viserait à asservir 99% de la planète. Je n’y crois pas. Joseph Stiglitz lui-même, pourtant très dur vis-à-vis du FMI, affirme qu’ils agissent en pensant sincèrement servir l’intérêt général. Pour lui, la racine du problème vient du fait de confier des pouvoirs politiques à des non politiques (FMI, banques centrales…). Coupés de la réalité et sans système de pensée alternatif, ils croient réellement que la libéralisation est porteuse de progrès.

La nation, cadre indépassable de l’intérêt général

Frédéric Lordon souligne bien qu’ « en appeler au gouvernement mondial est le plus sûr moyen d’avoir la paix – entendre : pas de gouvernement du tout » et que « la mondialisation a précisément eu pour effet de redéployer les marchés à l’échelle mondiale, c’est-à-dire dans un environnement de faible densité institutionnelle ». En clair, le processus de globalisation est intrinsèquement lié à des politiques d’inspiration néolibérale puisqu’elle organise l’absence de prise du politique.

En fait, de plus en plus d’intellectuels, y compris de gauche, reconnaissent aujourd’hui que seul le cadre national permet une expression de l’intérêt général. Les nations sont elles-mêmes structurellement l’expression d’un bien commun, où une minorité accepte le choix démocratique d’une majorité lors des élections, et où la solidarité entre membres de la communauté nationale s’exprime de multiples manières, notamment à travers le système de sécurité sociale ou les services publics.

Vers une re-internationalisation

Je me permets d’emprunter ce terme à Frédéric Lordon, qui l’utilise dans son dernier livre car il me semble parfaitement résumer ce que nous devons faire pour combattre l’anarchie néolibérale. Le progrès humain doit redevenir le but de nos sociétés au lieu de cette volonté de liberté tellement absolue qu’elle vire à l’anarchie, à la loi du plus fort et donc à un nivellement par le bas salarial, social, environnemental, démocratique et républicain. Au 21ème siècle, plus que jamais, l’homme aura besoin des nations. Bien sûr, les défenseurs de la globalisation diront que les nations sont responsables des guerres et ferons un parallèle avec l’Albanie. Mais ne sont-ils pas les promoteurs d’une guerre économique de plus en plus violente (délocalisations, crises, suicides) ? Le cadre plus national des politiques des Trente Glorieuses était plus pacifique... Enfin, cela ne signifie pas fermeture à l’autre, bien au contraire. C’est parce que nous serons bien dans notre pays que nous serons d’autant plus ouverts aux autres. La globalisation néolibérale produit un asservissement des hommes à des dogmes abstraits qui ne profitent qu’à une petite minorité. Le retour aux nations, et aux frontières, est un préalable indispensable pour refaire du progrès humain pour tous l’objectif de nos sociétés. Voilà un vrai débat sur l’idée nationale !

lundi 23 novembre 2009

Exclusif : comment Sarko et Copé ont offert 20 milliards au CAC 40

Marianne2 | Vendredi 13 Novembre 2009 à 14:01 | Lu 22903 fois

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jeudi 19 novembre 2009

Les ambitions du Grand Emprunt se dégonflent.

Par Anthony Mitrano

Délégué Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

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mardi 17 novembre 2009

Les Français ne croient pas à l'embellie économique

L'Expansion.com - 17/11/2009 07:45:00

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vendredi 13 novembre 2009

Des signes du décrochage franco-allemand

Par Jérome Durif, militant DLR

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jeudi 12 novembre 2009

Le déficit commercial français ne cesse de se creuser d'année en année !

Source Le Figaro.

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Chiffres macroécomiques : France vs autres pays "capitalistes"

Par Jérome Durif, militant DLR 06.

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samedi 7 novembre 2009

Des dépenses pharaoniques pour la présidence française de l'UE

La Cour des comptes déplore des « dérives » dans les dépenses.

Sources: Agence France Presse et Le Monde

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samedi 17 octobre 2009

Les affaires sont les affaires !

Les banques américaines versent 140 milliards de dollars de bonus !

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lundi 12 octobre 2009

Les français sont des vaches à lait encore et toujours !

Les pétroliers l’ont annoncé, en conséquence de la mesure prise par le gouvernement français d’instaurer une taxe carbone de 17€ par tonne de CO2 rejetée, le prix de l’essence va encore augmenter.

Au 1er janvier 2010, l’essence subira en moyenne une hausse de 8 centimes par litre et le gazole de 10 centimes.

Ainsi au nom de l'écologisme ambiant, les seules solutions prises, c'est qu'en temps de crise, les classes moyennes et populaires se serrent encore un plus la ceinture !

Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes