« C’est pas moi, c’est l’autre », déclarait le journaliste de Nice Matin dans son article du Vendredi 9 Juillet 2010, telle une boutade vis-à-vis de l’axe de défense de la Député PS Sylvie Andrieux.

L’ex Vice Présidente de la Région Paca avait été entendue depuis la veille à Marseille, l’après midi, par le juge Franck Landou dans une affaire de « détournements de fonds publics » : cette dernière étant accusée d’avoir octroyé pour 740.000€ de subventions du Conseil Régional à des associations bidons de sa circonscription des quartiers Nord de Marseille pour en réalité « acheter » les voix des immigrés pour les législatives de 2007. (Voir précédente tribune publiée sur jeunes.dlr06.org)

Mise en examen Jeudi 8 Juillet 2010 au soir pour « Complicité de détournement de fonds publics et complicité de tentative d’escroquerie », celle-ci s’obstine à nier les faits qui lui sont reprochés.

Dans cette affaire, déjà 22 personnes furent mises en examen. Les sommes perçues servaient à l’achat de véhicules de luxe, la restauration d’un snack bar appartenant à l’ami de la député ou bien monter une affaire de Renault Trafic, loués chaque week-end, Cité Font Vert à des habitants désireux de déménager ou de partir en villégiature.

Le juge ne pourra toutefois la placer sous mandat de dépôt, car le Bureau de l’Assemblée Nationale a « bien entendu » refusé de suivre le courage de celui du Sénat dans l’Affaire Vestri, Sénateur Maire de St Jean Cap Ferrat.

Le scandale avait éclaté par Guillaume Lalange, ex Directeur de l’Aménagement du Territoire et Roland Balalas , ex Secrétaire Général du Groupe PS à la Région : il expliqua au juge que les subventions étaient votées « à sa demande » par des « canaux politiques » permettant d’éviter les contrôles administratifs tatillons.

Cette affaire se déroule sur fond d’affaire annexe Guérini : le Président PS du Conseil Général des Bouches du Rhône, étant déjà plongé « à son corps défendant » avec son frère, Alexandre, dans une affaire de fraude et de corruption touchant les marchés d’attribution des ordures ménagères.

Si « l’Affaire Andrieux » se confirme, celle que l’on appelle « La Belle aux Bois Dormants » dans sa circonscription, parce que celle-ci ne réapparait qu’au moment des élections, aura souillé sa fonction, son mandat et la symbolique de ceux-ci en pactisant avec les Ennemis de la République : les trafiquants et les non intégrés à la Culture Française Républicaine.

Et dire que la Gauche nous rabâche sans cesse les oreilles sur le fait qu’il n’y a qu’elle pour assurer la défense de celle-ci…

Par Jean-René Laget, Militant DLR de la 7° Circonscription des Alpes Maritimes, de Tourrettes sur Loup et des Campus Niçois.