Cher Monsieur,



Vous avez bien voulu me faire part de votre réaction suite à la mise en place de l’œuvre monumentale de Bernar VENET et à son impact sur la hausse des impôts en 2009.



Je tiens immédiatement à vous assurer que ces deux sujets ne sont aucunement liés.



L’augmentation de la fiscalité nous était imposée par la situation financière de la Ville dont nous avons hérité de la précédente municipalité.



De fait, pour maintenir l’activité des services publics locaux et éviter une mise sous tutelle de la Ville, nous avons dû envisager cette hausse de la fiscalité, en la limitant à sa stricte nécessité.



Je tiens à vous préciser que j’entends que l’effort ainsi demandé aux contribuables reste exceptionnel et, sur ma proposition, le Conseil Municipal a adopté pour cette année un budget qui ne prévoit aucune hausse des impôts locaux.



J’ai parallèlement demandé à mes adjoints et à mes services de veiller à faire preuve de la plus grande rigueur dans l’emploi des deniers publics.



En ce qui concerne le 150ème anniversaire du rattachement de Nice à la France, cet événement devait être célébré avec éclat. J’avais néanmoins donné aux services instruction de ne pas remettre en cause le choix budgétaire que nous avions fait.



Pour ce qui concerne l’œuvre de Bernar VENET, qui constitue un des points forts de la célébration du 150 ème anniversaire du rattachement de Nice à la France, je vous indique que la Ville a versé une somme de 328 900 euros à l’artiste, correspondant aux frais de transport, de livraison et d’installation, et à la cession de tous les droits de représentation.



Je vous précise qu’au vu de la cote du créateur, cette œuvre qui fait désormais partie du patrimoine de la Ville est aujourd’hui estimée à 2 millions d’euros.



Je tenais à vous en faire part et vous prie de croire, Cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments distingués.



Christian ESTROSI Ministre chargé de l’Industrie Président de Nice Côte d’Azur