Les Jeunes des Alpes-Maritimes avec Nicolas Dupont-Aignan

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lundi 31 mai 2010

Gaspillages de fonds "européens" en Afghanistan

http://www.r-i-f.org/lettres/lettre41.pdf

Sur 34 milliards d'euros envoyés en Afghanistan en 8 ans, 80 % n'auraient pas atteint le peuple afghan selon le rapporteur du Parlement européen sur l'Afghanistan, Pino Arlacchi. A titre d'exemple, 27 millions d'euros ont été versés à une entreprise privée britannique pour la protection de la mission de l'UE dans ce pays, alors que les forces de police présentes sur le terrain auraient pu faire de même pour 30% de ce prix. La Commission européenne reconnaît timidement qu'il y a effectivement eu quelques "dysfonctionnements". Va-t-on vers une enquête qui pourrait se révéler explosive ?

samedi 29 mai 2010

Mai 2005 – mai 2010 : l’histoire donne raison au peuple français

COMMUNIQUE DE PRESSE Mai 2005 – mai 2010 : l’histoire donne raison au peuple français

Cinq ans jour pour jour après son « NON » historique à la Constitution européenne, l’histoire est en passe de donner raison au peuple français.

L’agonie d’un euro toujours plus mortifère pour la croissance, l’emploi et l’équilibre des finances publiques, l’imposture du traité de Lisbonne qui ne permet aucun progrès dans la « gouvernance » de l’UE, la mise en œuvre de politiques de dérégulation à tout crin remettant en cause les services publics à la française (jeux d’argent, énergie, transports,…) et le droit du travail (directive Bolkestein), l’autorisation unilatérale par la Commission de Bruxelles des OGM, etc. sont autant de preuves que l’actuelle « construction » européenne, décidée contre la volonté des peuples, constitue une voie déraisonnable et nuisible aux Européens.

Les dirigeants français et européens ont eu beau tricher avec la démocratie en copiant-collant la Constitution européenne dans le traité de Lisbonne, c’est la réalité elle-même qui se charge sous nos yeux de mettre fin à leurs errements insensés.

Plus que jamais, la France doit prendre les devants pour ne pas couler avec l’Europe de Bruxelles. Elle doit sortir de manière volontaire et ordonnée de l’euro et proposer à ses partenaires la seule Europe vraiment possible, celle des Nations fondée sur des coopérations volontaires à la carte sur des projets concrets (scientifiques, industriels, etc.).

J’invite les 16 millions de Français dont le « NON » a été bafoué par l’oligarchie européenne à se mobiliser et à signer la pétition de Debout la République pour le rétablissement du franc.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République

vendredi 28 mai 2010

L'euro tue de St Laurent du var à Antibes Juan Les Pins !

jeudi 27 mai 2010

LE « KARACHIGATE » : ENCORE UN SCANDALE A ETOUFFER…

Par Jean-René Laget : Militant DLR de la 7° CIRCONSCRIPTION DU 06, Militant Tourrettes sur Loup.

Le « Karachigate », c’est un dossier épineux de 11 morts français et de sommes d’argent occultes pour les non initiés : cette affaire a notamment été relancée il y a peu par les soupçons de financements occultes de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, adversaire RPR de Jacques Chirac mais investi par l’UDF qui croyait tenir sa revanche de 1981 sur Chirac et sa maneouvre d’appeler le plus possible de votants RPR à voter par en dessous Mitterrand pour faire tomber Valéry Giscard d’Estaing.

Cette affaire, plus complexe qu’il n’y parait, est actuellement analysée par la Commission d’Enquêtes de l’Assemblée Nationale. L’un de ses rapporteurs, le député PS Bernard Kazeneuve, confirmait au 13h de France 2 du Mercredi 12 Mai 2010 que le gouvernement faisait barrage dans l’obtention de documents importants pour faire avancer l’enquête, mais étant encore classés « Secret Défense ».

La Commission avait pu obtenir en tout et pour tout un document de 20 pages à l’intérêt plus que relatif. Mais alors pourquoi le Président de la République, qui est aussi le Chef des Armées ainsi que le gouvernement et notamment le Ministre de la Défense Hervé Morin ne lèvent-ils pas ces secrets défenses ?!

Parce que Sarkozy comme Morin ont intérêt à protéger Edouard Balladur de peur qu’on éclabousse leurs mondes : Sarkozy était le Porte Parole de la Campagne d’Edouard Balladur en 1995 et s’étant forgé une réputation « d’Homme Droit » face à son prédécesseur : « Super Menteur » ou encore « Jacques l’Arnaque », ne voudrait pas que celle-ci s’écroule soudainement. Quand à Hervé Morin, il est le Président du Nouveau Centre, parti qui se réclame être l’héritier de la défunte UDF disparue en Juin 2007 selon la volonté de François Bayrou. Il est de plus en train de goupiller la super candidature de son parti pour l’élection présidentielle de 2012 en sa personne ou en celle de Jean-Louis Borloo, Président du Parti Républicain Radical et Radical Socialiste, actuel Ministre du très contestable Grenelle de l’Environnement pour écolos intégristes.

Edouard Balladur exposait aux journalistes du Nouvel Observateur sa vision des récentes révélations qui l’accusent d’être un pourri dans leur numéro N° 2375 du 13 au 19 Mai 2010 et croit que dernières ces révélations se cache encore… Dominique Gallouzeau de Villepin, déjà éclaboussé mais pour le moment blanchi dans l’Affaire Clearstream, et qui voudrait essayer d’atteindre Nicolas Sarkozy au travers de lui. Mais cette accusation n’est guère étonnante puisque de Villepin est le fidèle vassal de Jacques Chirac, qu’Edouard Balladur déteste plus que tout depuis 1995 (leur paix n’ayant tenu que jusqu’au second tour de la Présidentielle de 1995) et que Sarkozy a toujours été le protégé de Balladur. Affaire à suivre…

mercredi 26 mai 2010

Sauvons nos emplois, sortons de l'euro à St Laurent du Var et à Cagnes sur mer !

A St Laurent du var :

A Cagnes sur mer :

mardi 25 mai 2010

Bruxelles contre le patriotisme alimentaire

http://www.r-i-f.org/lettres/lettre41.pdf

Au cours d'un vote préliminaire, une Commission du Parlement européen s'est prononcée en faveur de la mention obligatoire de l'origine géographique pour de nombreux produits alimentaires, souhaitant son inscription dans un futur règlement qui va rendre obligatoire un étiquetage nutritionnel unique des aliments et boissons non alcoolisées.Mais la Commission refuse cette pratique, qui encouragerait le patriotisme alimentaire et entraverait donc, à ses yeux, les échanges.

lundi 24 mai 2010

LA COMMISSION DE L’UNION EUROPEENNE ENVISAGE DE BLOQUER LES BUDGETS EN DEFICITS DES ETATS DE L’UE ET PLUS PRECISEMMENT DE LA ZONE EURO :

Par Jean-René Laget : Militant DLR de la 7° CIRCONSCRIPTION DU 06, Militant Tourrettes sur Loup,

L’annonce par la Commission Européenne de mettre en place un dispositif de blocage des budgets dans le rouge des Etats de la zone euro en passant avant et devant leur parlements a fait l’effet d’une véritable bombe au Palais Bourbon (Assemblée Nationale) où les aveux des députés du PS, effrayés semble t-il de devoir se voir bloquer au niveau de ses budgets annuels par l’Europe si celui-ci arrivait à succéder à l’UMP qui aggrave gravement les déficits depuis 2002. 2 réactions de poids : celle d’Anne-Marie Montchamp, député PS qui parlait d’une « perte de souveraineté » vis-à-vis de l’idée de la Commission Européenne le Mardi 11 Mai 2010 de donner son feu vert à tel ou tel Etat membre de la zone euro (16 pays sur 27) avant même les parlements.

Madame Montchamp, je crois fortement que vous vous êtes trompée de parti : soit vous êtes toujours de gauche mais souverainiste dans l’âme et je vous conseille de rejoindre le MRC, ou alors vous êtes souverainiste et vous n’êtes plus de gauche, ce à quoi je vous réponds en vous invitant à nous rejoindre à DLR : formation Néo Gaulliste – Souverainiste.

En tous cas, la grande famille souverainiste serait ravie de vous compter dans ses rangs ! Commentaire plus surprenant, celui de l’apprenti présidentiable de Corrèze : celui que l’on surnomme la « Fraise Tagada » : François Hollande qui lui parlait de « mise sous tutelle » : eh bien, il lui en aura fallu du temps pour qu’il comprenne enfin celui là ! Hélas, ce ne sera certainement pas le cas de Moscovici qui fut un assez pathétique défenseur de la Féodalité de l’UE face à NDA sur le plateau d’Yves Calvi à Mots Croisés sur France 2, Lundi 10 Mai 2010.

Enfin, COURAGE COMPAGNONS ET AMIS SOUVERAINISTES : IL Y A DE L’ESPOIR !

dimanche 23 mai 2010

J'aime La France, je m'engage à Antibes et à Biot !

jeudi 20 mai 2010

IL Y A DES RAPPROCHEMENTS POSSIBLES ENTRE PARTI REPUBLICAIN RADICAL ET RADICAL SOCIALISTE ET LE PRG VIA TAPIE POUR 2012 VIA LA CANDIDATURE BORLOO selon Le Point numéro 2376 du 20 au 26 Mai 2010

Par Jean-René Laget : Militant DLR de la 7° CIRCONSCRIPTION DU 06, Militant Tourrettes sur Loup.

Hervé Morin avait été prévenu : en soumettant à l’idée la candidature de Jean-Louis Borloo en 2012 via la plateforme commune Nouveau Centre – Parti Républicain Radical et Radical Socialiste, celui ouvrait la Boite de Pandore et un piège qui allait se refermer sur lui : C’EST FAIT !

Il se retrouve désormais à dire dans la presse que celui qu’il pressentait jadis pour la Présidentielle de 2012 « n’est plus un bon choix car trop proche de l’UMP » : c’est normal : Borloo enchante certains écologistes qui pourraient le rallier comme le MEI, la France en Action ou encore Génération Ecologie (proche du PRRRS et dont Borloo et un ancien) de l’Alliance Ecologiste Indépendante , et il va fédérer le PRG via … Tapie : son ancien client en tant qu’avocat et ami : cela devait se faire pour les Européennes de 2009 autour du MoDem mais la haine entre Bayrou et Tapie sur l’Affaire du Crédit Lyonnais notamment l’avait emporté.

Aujourd’hui, le cas du Modem est enterré et le Nouveau Centre, successeur (spirituel et politique uniquement) de l’UDF dont le PRRRS était personne morale de sa fondation en 1978 jusqu’au 25 Avril 2002, offre ainsi à Borloo et à tous les radicaux de s’emparer de l’ancienne machine dont ils faisaient jadis partie.

C’est une véritable catastrophe pour le PS qui pourrait ne pas avoir sa majorité en Septembre 2011 au Sénat puisque le PRRRS et le PRG font groupe commun : le Groupe RDSE pour « Rassemblement Démocratique Social Européen » et que même Jean-Pierre Chevènement et les sénateurs MRC, décidés à faire payer la trahison du PS pour les Sénatoriales de 2008 à Belfort.

PRS : « Pour Une République Solidaire » : PRS : ex Appellation du Parti Radical Socialiste de 1996 à 1998 (nouveau PRG) et ex nom du Programme pour la Gauche Unie en 2007 : Nom du Nouveau Parti de Dominique de Villepin selon Le Point.

Par Jean-René Laget : Militant DLR de la 7° CIRCONSCRIPTION DU 06, Militant Tourrettes sur Loup.

PRS : un nom qui place de facto au Centre Gauche par ses différentes appellations : l’ex PRS devenu PRG en 1998 pour cause de condamnation en justice à la demande du Parti Républicain Radical et Radical Socialiste aujourd’hui dirigé par Borloo car propriétaire de la marque ainsi que le « Pour Une République Sociale » défendu par la Gauche en 2007. C’est ce que croit savoir Le Point n°1966 du Jeudi 20 Mai 2010 tout en assurant que l’avenir du « P » reste incertain car un ami de de Villepin lui a justement fait remarqué avec gêne que c’était l’ancien acronyme du PRS. Quand à moi, j’ai trouvé le PRS de la Gauche pour les Présidentielles de 2007 :

PRS de 1996 et PRS de 2007 dont les photographies sont issues des autocollants se trouvant dans les toilettes de Carlone : Faculté Lettres, Arts, Sciences Humaines, Histoire, Géographie et Ethnologie de Nice.

lundi 17 mai 2010

COMPTE RENDU DE « ON N’EST PAS COUCHE » DU SAMEDI 15 MAI 2010 AVEC CECILE DUFLOT :

Par Jean-René Laget : Militant DLR de la 7° CIRCONSCRIPTION DU 06, Militant Tourrettes sur Loup.

Mettant comme toujours en avant ses atouts féminins de petite fille candide et perverse avec un décolleté plongeant, Cécile Duflot pensait à tort faire une fois de plus mouche en venant à cette émission pour assurer le « service après vente de consolidation des acquis d’Europe Ecologie, qui a certes réalisé des scores plus que flatteurs pour ces dernières Régionales, mais nettement en dessous de ceux réalisés lors des Européennes de Juin 2009. Eh oui, les « Snipers E » pour les 2 Eric : Naulleau et Zemmour, on fait de la petite fille au tournesol leur gouter de grands méchants loups.

Duflot va tout d’abord expliquer comment il faut faire pour adhérer à Europe Ecologie : c'est-à-dire artificiellement gonfler le nombre d’adhérents des Verts qui espèrent ainsi lancer certainement un coup de poker à la Présidentielle en faisant de la potentielle réussite d’Europe Ecologie leur réussite. C’est seulement muni de son numéro d’adhérent verts que l’on peut devenir adhérant EE sur leur site internet. Puis Duflot présenta le « non projet d’EE », ce qui fit dire à Zemmour : « J’admire votre médiocrité à essayer de vous entendre comme une force de faire croire à de la démocratie participative : vous ne savez pas où vous allez et vous demander aux gens de vous dire où vous allez. » ainsi qu’à Eric Naulleau : « Plus je vous écoute, plus j’ai envie d’aller au PC ! »

Même l’ex de Patrick Bruel, Amanda Sters a véritablement assassiné d’une remarque acerbe la naiveté toute semi contrôlée de « Madame Soufflot » : « En l’écoutant, j’ai de plus en plus envie d’essayer la formule que les gens me payent d’abord puis que j’écrive ensuite mon livre. » « Cécile la Verte », qui a récemment parlé de « concertations en amants » au lieu de dire « amont », avec Dany le Rouge – Vert, a essayé de relancer sa théorie du « Pasdupisme » pour se défendre : « Vous ne me croyez pas quand je vous dis actuellement que c’est plutôt non pour moi pour le moment vis-à-vis de la présidentielle ! » Naulleau, narquois et percevant la réponse « langue de bois de canapé rouge de chez le plus grand « hypocondriaque – carpeté de France » », s’écria « Vivement les Maldives ! »

Zemmour lui emboitant le pas : « Je vais vous expliquer pourquoi c’était bon de vous piéger dans cette affaire : vous les écolos, vous nous avez tellement culpabilisés pendant des années que vous avez payé pour tous les autres : vous êtes comme ces curés qu’on était heureux de prendre sur le fait d’aller au bordel à la fin du 19° Siècle ! » Duflot, nerveuse, griffait et arrachait la peinture de l’accoudoir droit blanc de son fauteuil (Gros plans caméra).

Ensuite, Cécile Duflot répondit à l’affirmation de Naulleau que les écolos étaient black listés au Salon de l’Agriculture : elle prétextait que çà avait changé et qu’ils étaient (les agriculteurs) désormais réceptifs aux propositions d’EE et des Verts en matière de conjugaison de l’agriculture et de l’écologie. Certes, mais ce fut aussi le cas de Jean-Marie Le Pen, qui était interdit de Corse jusqu’en 1993 puis fut bien accueilli mais ses scores restent toujours mineurs là bas : ce sera le cas pour eux aussi. Laurent Ruquier rappelait la position ferme des écolos sur les victimes de la tempête Xynthia et rappelait qu’EE appelait à la destruction des maisons de ceux qui voulaient rester. Encore une fois, les écolos se moquent des libertés et sous estiment « allègrement » (çà leur fera plaisir) : le problème : Il y a 2 MILLIONS de français qui vivent en zones inondables.

Puis Zemmour démontra les contradictions des écolos : « On a fait du mal aux gens du Sud » : Copenhague : « Les gens du Sud détestent l’Ecologie des pays du sud qui dénoncent le protectionnisme du Nord. »

Duflot : « Non, il y a des pays du sud qui… »

Zemmour : « Mais arrêtez de nous faire chier avec vos exemples d’iles du sud de 30 personnes : çà c’est bien un réflexe de verts quand il y a de l’autre côté des chinois qui sont 1 milliard qui décident de tout dans le monde ! » (Rires du Public) .

Duflot (désarçonnée) : «… Je comprends pourquoi vous êtes déprimé ! » (Le public la hue et la siffle)

Zemmour : « Mais vous êtes grotesque pour les chinois et les américains : moi je suis « tragédiste » : vous ne voulez pas mourir, ben moi non plus ! » (Sourire complice de Guy Carlier) . Pour finir sur la loi sur la burqua, Cécile Duflot estima que le tout législatif était mauvais et que de toute façon « On ne pouvait pas faire de lois contre les cons » (vis-à-vis des maris des femmes voilées) : ben çà, on l’a remarqué : les radicaux et les écolos sont toujours là …

samedi 15 mai 2010

Sarkozy n'aurait pas menacé de sortir de l'euro

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/05/14/04016-20100514ARTFIG00478-sarkozy-n-aurait-pas-menace-de-sortir-de-l-euro.php

par Guillaume Errard

Paris et Madrid ont démenti l'information du quotidien El-Pais, qui rapportait des propos qu'aurait tenus le président de la République, et repris par le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero.

Le gouvernement espagnol vient de démentir l'information divulguée ce vendredi matin par le quotidien El-Pais, selon laquelle le premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero aurait confié à des proches que Nicolas Sarkozy a menacé de sortir de la zone euro pour obliger l'Allemagne à accepter le plan d'aide à la Grèce.

«Je n'ai pas connaissance que cette information soit exacte. Elle est dénuée de tout fondement», a déclaré la première vice-présidente du gouvernement socialiste espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega, à l'occasion d'une conférence de presse.

Des rumeurs «presques insultantes»

De son côté, lé gouvernement français, par la voix de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a qualifié vendredi cette information de «rumeurs complètement infondées et presque insultantes».

Selon le quotidien El Pais, proche des socialistes au pouvoir en Espagne, José Luis Rodriguez Zapatero a affirmé que Nicolas Sarkozy a exigé «un engagement de tous, pour que tout le monde aide la Grèce, chacun selon ses moyens, ou la France réexaminera sa situation dans l'euro». Des propos que Zapatero aurait tenu à l'occasion d'une réunion mercredi avec le Parti socialiste ouvrier espagnol à Madrid.

Selon des partisans de Zapatero qui ont participé à cette réunion, «Sarkozy a tapé du poing sur la table et menacé de se retirer de l'euro, ce qui a tordu le bras d'Angela Merkel (la chancelière allemande, NDLR)». Et d'ajouter: «La France, l'Italie et l'Espagne ont fait front commun face à l'Allemagne et Sarkozy en est arrivé à menacer Merkel de rompre le traditionnel axe franco-allemand»

vendredi 14 mai 2010

Le règne de la corbeille

http://www.gaullisme.fr/?p=7140

En 1966, lors d’une conférence de presse, le Général de Gaulle avait affirmé que « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Beaucoup de temps est passé et il est difficile de ne pas avoir l’impression que c’est bien désormais la corbeille qui dicte son agenda aux gouvernements.

« La corbeille a dit »

1999 : après avoir garanti la stabilité du système financier étasunien pendant des décennies et l’avoir protégé des crises boursières, la corbeille demande l’abrogation du Glass Steagall Act, qui instaurait une stricte séparation entre banques d’affaires et banques de dépôts. L’administration Clinton et un Congrès alors républicain s’exécutent.

2001 : après des années d’exubérance irrationnelle, les institutions financières du monde entier se rendent compte que leurs évaluations du prix de nombreuses actions est totalement ridicule, notamment dans le domaine de l’information et des télécommunications. En deux ans, la valeur de France Telecom baisse ainsi de 93% (de 219 à 7 euros) !!! Asphyxiées par cette baisse des cours, la corbeille demande une baisse des taux et l’obtient. La Fed les descend à 1%, la BCE à 2%.

2008 : après un nouvel épisode spéculatif où les institutions financière ont poussé les prix de l’immobilier à un niveau complètement déraisonnable, le marché se retourne. Mais la conjonction de l’effondrement de la bourse et du marché immobilier provoque un cataclysme financier comparable à la Grande Dépression de 1929. La corbeille demande et obtient le secours des Etats pour sauver les banques (baisse des taux, nationalisation, rachat d’actifs, prêts, garanties et recapitalisation).

2009 : la récession consécutive à la crise financière angoisse la bourse qui craint un scénario comparable à celui des années 30, où la dépression économique avait suivi la dépression financière. La corbeille demande donc des plans de soutien aux économies. Barack Obama se met d’accord avec le Congrès pour un plan de près de 800 milliards de dollars sur deux ans.

2010 : la montée des déficits et de la dette consécutive à la crise économique, aux plans de soutien aux banques et à la relance de l’économie angoisse des marchés qui commencent à douter de la capacité des Etats à honorer leurs engagements. La corbeille demande donc des plans de rigueur pour réduire les déficits publics. L’Irlande, puis la Grèce, le Portugal, l’Espagne et la France cèdent. Mais pour éviter un défaut des Etats faibles qui frapperait les banques, la corbeille obtient un plan de secours.

La démission des politiques

On pourrait démultiplier les exemples : la supervision des normes comptables déléguée à des banquiers, dealers auxquels on confie la réglementation sur les stupéfiants, la législation sur les stocks options (gouvernement Jospin), la libéralisation des mouvements de capitaux… Bref, aujourd’hui, il semble que la corbeille gouverne le monde. De plus en plus, les décisions des hommes politiques sont des réactions aux mouvements d’humeur des marchés financiers.

En 1968, du fait des accords de Grenelle, qui avaient relancé l’inflation, les marchés poussaient la France à dévaluer le franc. Le Général de Gaulle qui n’acceptait pas que la corbeille ait une quelconque influence sur la politique de la France refusa. Et la simple expression de son refus suffit à faire stopper la spéculation. Ainsi, la France put dévaluer à froid, quelques mois plus tard.

Naturellement, la situation actuelle n’a strictement rien à voir avec la situation de la fin des années 60. Le poids des marchés est devenu tel que ses volontés s’imposent de plus en plus aux dirigeants politiques. Pourtant, cela n’empêche pas de se demander si cet état de fait n’est pas une formidable perversion de notre système économique, dont l’objectif devrait être un partage des fruits de la croissance et non pas la soumission aux volontés capricieuses, égoïstes et contradictoires des bourses.

Les politiques, de gauche comme de droite, ont démissionné face à ces questions. Les récents évènements devraient pourtant les pousser à réfléchir sur des propositions concrètes pour réguler la finance et la remettre au service de l’économie productive et de toute la collectivité.

Laurent Pinsolle

jeudi 13 mai 2010

Il faut redonner aux gens le sens de l’Etat, de sa souveraineté et le goût de l’effort.

http://www.uni.asso.fr/spip.php?article9860

Entretien avec Pierre Mazeaud

Pierre Mazeaud, président de la Fondation Charles de Gaulle, ancien président du Conseil constitutionnel et membre du comité d’honneur de l’UNI, répond à nos questions.

- Avec la crise mondiale, le gaullisme semble redevenir d’actualité. Pour vous, qu’est-ce qui constitue aujourd’hui encore l’originalité du message du général de Gaulle ?

Il est difficile de résumer en quelques mots le message du général de Gaulle. Je dirais qu’en réalité, il faut être fidèle à ses propres convictions. C’est un message que nous a laissé le général à travers tous ses actes. Il a, aussi, montré que parfois il faut savoir dire non, comme il l’a fait le 18 juin 1940. Vous me dites qu’il y a une sorte de soif de retour au gaullisme. Je le pense aussi, mais je ne suis pas sûr que cela soit aussi manifeste que vous le dîtes. Les générations actuelles se trouvent de plus en plus éloignées de la période historique du général de Gaulle, et elles ont développé des sentiments différents à l’égard de l’Etat, de l’Europe et de la mondialisation. Comme vous, je pense, sans être si optimiste, qu’il faut revenir aux fondamentaux du général. Non pas d’une véritable politique gaulliste comme certains peuvent le dire, mais plutôt d’une philosophie gaullienne : redonnez aux gens le sens de l’État, de sa souveraineté, et le goût de l’effort.

- Lorsque vous avez inauguré l’Historial, vous disiez que la jeunesse devait faire sien le message du général de Gaulle, en l’adaptant pour le faire vivre. Aujourd’hui, quelle forme prendrait-il ?

Certains font parler le général en disant : « le général n’aurait pas fait ça ». Aujourd’hui, qui peut dire ce qu’il aurait fait face à telle ou telle situation politique ? Il y a des évolutions dont on est obligé de tenir compte. Il faut réadapter ce message en fonction du contexte actuel. Quand je parle de réadaptation, c’est plutôt d’une réappropriation dont il est question, en fonction de la conscience prise par chacun et chacune d’entre nous de ce qu’a été l’œuvre du gaullisme.

Il y a de l’espoir, car j’ai l’impression que l’on assiste à un renouveau. La prédiction de Malraux se révèle exacte : le XXIème siècle sera un siècle spirituel. Je dirais que dans la recherche de certains fondamentaux en matière politique, qui touche aussi les individus quand ils exigent le maintien de leur conviction, il y a une sorte de retour au spirituel.

C’est pour ça que j’espère qu’il y aura un retour au gaullisme. La question est de savoir si pour que cela arrive, il ne faut pas que la situation aille encore plus mal. Je ne dis pas que l’on touche le fond, la France a vécu d’autres drames dont elle s’est relevée, notamment celui de 1940. Cependant, la situation actuelle, qu’il ne m’appartient pas de détailler, m’inquiète.

Alors, si les gens peuvent revenir au gaullisme, c’est une bonne nouvelle. À la Fondation, on s’efforce, comme vous à l’UNI, de défendre ces valeurs incarnées par le gaullisme.

- Le message du général a été ,comme vous l’avez rappelé, fondé sur un Non. L’aspect « rebelle » du message du gaullisme n’est-il pas en train de s’affadir sous le poids des éloges et du consensus qui entourent les valeurs du gaullisme ?

Tout le monde est gaulliste ou le sera. Cela signifie que chacun d’entre nous l’a été, l’est ou le sera. L’ennui, c’est que l’on ne trouvera pas dans notre pays un jour où tous le seront en même temps, ce que je souhaiterais. Je vais vous dire quelque chose qui va vous étonner parce que c’est un point sur lequel que je me sépare du général de Gaulle. Il a fait une grande erreur avec l’élection présidentielle. Il n’avait pas besoin de cela pour sa propre légitimité et il s’en est rendu compte trop tard quand il a dit : « Après moi, le trop plein. » Et où en sommes-nous aujourd’hui ? Toute la politique française n’est basée que sur la présidentielle ! Chaque parti veut son candidat. Ils en ont même plusieurs. Alors que le général était tout à fait opposé au régime des partis, ne l’a-t-il pas finalement exacerbé ?

Il faudrait sortir un peu de cette situation. Je sais bien que l’on ne changera pas les institutions : l’élection présidentielle est là et les Français y sont très attachés. Afin de limiter ces dérives, nous devons rappeler que la seule chose qui compte, c’est le sens de l’Etat. Est-ce que celui qui va diriger le pays a vraiment le sens de l’État ? J’ai peur que tout ceci ait un peu disparu. Alors, je vous le répète, est-ce que l’on a vraiment touché le fond ou pas ? Vous avez parlé de la crise. On ne connaît pas exactement tous ses effets, car elle n’est certainement pas terminée. Mais on voit bien que le problème du XXIème siècle, qu’il y ait crise ou pas, c’est le chômage. Comment trouver du travail pour tout le monde dans notre pays, avec la concurrence des pays émergeants, avec l’immigration, etc. Le monde est difficile.

Dans ce contexte, qu’est-ce que le gaullisme peut apporter ? Incontestablement, une grande sérénité face à ces problèmes, le maintien de la souveraineté de l’État et le sens de l’Honneur.

- Vous parlez beaucoup de l’État. Même si en France les deux notions sont intimement liées, qu’en est-il de la Nation ? N’est-ce pas aussi un combat à livrer ? L’UNI a lancé, voici quelques mois, une campagne intitulée « Français et fier de l’être », qui a connu un vrai succès auprès des jeunes.

Vous avez raison de vous battre, car c’est le seul combat qui compte. C’est le pays, c’est la Nation, la république ! C’est un combat difficile, je ne peux que vous féliciter de le conduire, notamment auprès des jeunes. Mais comment faire ? Il faut avoir la foi ! C’est ce que l’on essaie de faire ici à quelques-uns on s’aperçoit bien que plus on s’éloigne de la mort du général, plus il nous importe de faire passer son message. Mais plus c’est difficile.

Cette tâche est éminemment difficile mais passionnante, surtout pour vous avec les jeunes et avec la pensée unique qui fait que, lorsque l’on pense à droite, on est maudit et rejeté par tout le monde. Même si l’on ne fait que constater des faits, les représentants de la pensée unique tentent de vous interdire et de vous faire taire ! On l’a encore vu récemment : un grand magistrat se permet de dire des choses, que par ailleurs j’approuve, et il est convoqué par le procureur général.

Face à cela, on retrouve la nécessité du courage. Il faut du courage pour répondre à cette pensée unique et dénoncer le politiquement correct. Cette situation existe depuis plusieurs décennies, mais elle ne fait que s’aggraver.

- Le gaullisme est aussi une question de tempérament. Quelles sont pour vous les principales qualités qui le fondent ?

Incontestablement le courage et l’effort. L’effort est indispensable. Si notre pays en est là ou il est, c’est peut-être parce qu’il y a eu une forme d’abandon. Je trouve que ce que vous faites à l’UNI est important, mais cela demande une grande abnégation.

mercredi 12 mai 2010

La monnaie unique se meurt, vive la monnaie commune!

L'Antidote - blogueur associé | Lundi 10 Mai 2010 à 06:42 | Lu 6777 fois

http://www.marianne2.fr/La-monnaie-unique-se-meurt,-vive-la-monnaie-commune!_a192566.html

La monnaie commune était l'idée de John Major et Edouard Balladur. Puis on est passé à la monnaie unique et ceux qui la critiquaient furent interdits de médias. Depuis une semaine tout change. David Desgouilles refait le match de l'euro.

est vraiment une drôle d’histoire. Voire une histoire drôle. L’histoire d’une idée. L’histoire de la trajectoire d’une idée dans les médias. L’histoire des hommes qui la portent. Et surtout, de ceux qui décident si, oui ou merde, elle aura le droit de cité sur leurs antennes. C’est l’histoire d’une semaine, celle où tout a basculé. Au commencement étaient deux personnalités. Pas des gauchistes, ni même de grands rebelles. Qu’on en juge : Edouard Balladur et John Major. Nous sommes entre 1989 et 1992, soit dans l’intervalle où se prépare le projet de monnaie unique européenne. Le premier a déjà été ministre des finances et se prépare à devenir Premier ministre. L’autre succède à cette époque à Margaret Thatcher, 10 Downing street. Tous les deux proposent une alternative à la monnaie unique européenne, la monnaie commune. Les deux projets diffèrent quant aux modalités (1) mais ils se fondent sur l’erreur économique que constituerait une monnaie unique. Major sera plus conséquent que Balladur. Il décidera de ne pas associer le Royaume-Uni au projet de monnaie unique. Mais en France, tout va basculer.

Car aussitôt que le projet de Traité de Maastricht sera connu, la quasi-totalité des médias vont l’appuyer. Etre contre, c’est mal. Et, treize ans avant le référendum donnant la victoire aux pestiférés (2), les partisans du Non à la monnaie unique n’étaient pas traités de la manière la plus élégante. Mais, un peu mieux quand même. Nous n’en étions qu’aux débuts. Philippe Séguin rappellera les projets alternatifs de Balladur et Major lors de son débat avec François Mitterrand. Or, Balladur l’a déjà oublié. Il a compris que refuser la monnaie unique, prendre le risque de passer pour un irresponsable d’anti-européen, c’est annihiler ses chances d’accéder à Matignon, en attendant mieux. Aussitôt Maastricht ratifié, tous ceux qui mettent en garde contre l’ECU, qui finalement prendra le nom d’Euro, seront confinés dans les corners extrémistes et/ou ringards. Chevènement et Séguin devront aussi, pour avoir une chance de revenir dans le jeu politique, accepter la perspective. De toute manière, eux ne sont pas comme Sarkozy et le PS en 2008, ils sont respectueux du suffrage populaire. Mais ce qu’on leur demande, c’est aussi d’abjurer leur foi eurosceptique. Ils ne doivent pas simplement s’incliner devant le vote de leurs concitoyens ; ils doivent fêter avec les autres l’avènement de cet Euro.

Séguin abjurera mais il le fera avec un mélange de zèle de néophyte et de mauvaise humeur évidente qui ne contentera personne. Ni ses partisans découragés dont je fus, ni les autres qui jamais ne crurent à sa conversion. Son destin politique qui aurait dû être grand échoua sur cette contradiction. Chevènement entreprit quant à lui une politique de limitation des dégâts. Il s’associa avec Jospin sur la base d’une idée simple : la monnaie unique d’accord mais avec l’Italie dedans pour empêcher un Euro cher comme il y eut un Franc cher, accroché au seul Mark, lorsque tous les autres dévaluaient. C’était pour lui le moindre mal. De fait, les débuts de l’Euro en dessous du Dollar, lui donnèrent satisfaction. Trichet prit ensuite la place à Francfort et laissa s’envoler la monnaie européenne.

Pendant toutes ces années, les personnalités politiques opposées à la monnaie unique n’eurent donc plus le droit de le faire savoir. Même parmi les personnalités nonistes de 2005 figuraient des personnalités qui ne regrettaient pas d’être passés à l’Euro. En tout cas, s’il s’y aventuraient c’était simplement pour suggérer que la monnaie européenne pourrait être gérée autrement que du seul point de vue allemand. C’est là qu’il faut s’intéresser plus particulièrement à Nicolas Dupont-Aignan dont je n’ai jamais caché que je me sentais proche politiquement. Je fais partie des gens qui, lors des réunions, l’exhortaient à ne pas jouer petit bras sur ce dossier. Lui hésitait. Il n’avait pas tort. Interdit des plateaux de France Télévisions par Arlette Chabot, ou alors en duplex, jamais invité lors des grands entretiens matinaux radiophoniques de France Inter, RTL-Aphatie ou Europe-Elkabbach, il se demandait à juste titre si une radicalisation de son discours, que constituerait la contestation de l’idée même de monnaie unique européenne, ne le grillerait pas définitivement. En ce qui me concerne, je pensais que cela ne pouvait pas être pire ; alors, autant assumer.

Et puis une digue a cédé. Un économiste considéré comme ultra-européen, Christian Saint-Etienne, a publié un livre où était expliqué tout ce qui arrive aujourd’hui. Pour lui, continuer d’avoir la même monnaie que l’Allemagne était, pour la France et l’Italie, une folie compte tenu de l’attitude de Berlin, laquelle s’employait à « dépecer à vif » nos industries. L’excédent commercial allemand ne se faisait pas vers l’extérieur de la zone euro mais à l’intérieur et à notre détriment au prix d’une compression salariale sans précédent. C’est là que nous autres militants de Debout la République furent à nouveau interrogés par Nicolas Dupont-Aignan sur l’opportunité d’imprimer enfin les fameuses affiches « Sortir de l’Euro ». C’était il y a un mois. Mais nul doute qu’en prenant l’initiative de nous poser la question, alors que c’était plutôt l’inverse auparavant, il était lui-même déjà décidé à sauter le pas.

Et puis il y a eu cette semaine. Une semaine médiatique incroyable. La crise grecque a eu quelques effets : c’était attendu. Mais on n’imaginait pas qu’elle ait pu en avoir jusque dans nos rédactions parisiennes. Il s’est notamment passé un moment assez surréaliste quand, mercredi à « On refait le monde », Christophe Hondelatte vit les trois autres journalistes rejoindre la langue de vipère habituelle Elisabeth Lévy sur le constat que cette monnaie européenne n’était décidément pas une bonne idée au départ. Et, très opportunément, il se demanda si cette unanimité anti-euro aurait pu se produire ne serait-ce que sept jours plus tôt. Quant à l’attachée de presse de Nicolas Dupont-Aignan, elle n’a jamais eu autant de sollicitations. Il faudrait que je prenne mon téléphone pour lui demander mais il est fort possible que cette semaine doit correspondre aux deux ou trois dernières années. Jusqu’à ce tremblement de terre, cette après-midi ou j’appris que le président de Debout la République était convié sur le plateau de Mots croisés lundi soir. Si même Arlette Chabot a levé son veto, c’est qu’il se passe vraiment quelque chose !

La boucle est bouclée. Après tout, expliquer qu’une monnaie commune vaut mieux qu’une monnaie unique n’était à la base qu’une idée de gens raisonnables. Si Chabot s’en souvient, si la plupart des rédactions parisiennes s’en souviennent aujourd’hui, c’est sans doute à cause de ce sondage, publié aussi cette semaine, et où on s’aperçoit que 38 % des Français rejettent l’euro. Près de 60 % des ouvriers et des employés, certes, mais surtout la majorité des jeunes. Et si l’européanisme obligatoire cédait la place devant d’autres totems, les sondages, le jeunisme ? Peu importe, en fait. La digue a cédé. Nous ne ferons plus profil bas. Plus jamais.

1. Le projet de Balladur c’est un système monétaire européen renforcé, l’ECU de l’époque devenant monnaie de réserves vis à vis de l’extérieur, et les monnaies nationales persistant. Celui de Major, appellé Hard Ecu, souhaite la circulation pendant un temps indéterminé de la monnaie européenne avec les monnaies nationales, la première prenant le pas sur les secondes au rythme des utilisateurs. ↑

2. Lesquels seront même insultés dès le lendemain : souvenons nous July fustigeant ses lecteurs nonistes dans un édito vengeur ! ↑

mardi 11 mai 2010

Tribune sur la participation de NDA à "Mots croisés"

L'Emission "Mots croisés : l'Europe est sauvée jusqu'à quand ?" recevait Pierre Lellouche,secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Pirre Moscovici pour lez PS,Jean marc Daniel, économiste et Nicolas Dupont-Aignan (NDA).

Yves Calvi annonça que le nouveau sondage bva à paraître aujourdhui révélait que deux tiers des français avaiaent peur de l'Europe. Peur justifiée intervenant dans le cadre des 750 milliards d'euros débloqués le jour même pour venir en aide aux pays en difficulté, et notammant la Grèce.

NDA fut magistralo et s'est fait les trois comiques bien en peine avaec un Yves Calvi les aidait pas beaucoup. Il y est allé carrément : l'Europe c'est une fuite en avant, un coup de poker, la méthode couet, et l'euro est un étouffoir de croissance. Dupont-Aigan a rappelé que ce sont messieurs Lellouche et Moscovici au nom de leurs partis qui sont les deux tenants de ce système qui s'écroule.

Réponse hors sujet de Lellouche : si Angela Merkel a tardé à réagir,c'est à cause de la peur du nazisme qui profite de l'inflation. Non, monssieur Lellouche : seules les élections sénatoriales en Allemagne et la grogne des deux tiers de la population étaient responsable de cette situation.

Mais il faut rappeler que si les grecs se sont bien reposés, les allemands se sont bien gavés depuis le passage à l'euro, comme le rappelait si bien NDA. Yves Calvi a poursuivi en exhortant le ministre à dire les choses franchement, de dire ce que veulent les citoyens et à admettre que l'euro est une perte de souveraineté. Pas de réponse de Lellouche.

NDA a de suite enchainé sur la politique de Pierre Laval, dans les années 30 en France , en la comparant avec celle de l'europe aujourd'hui : franc fort,récession / euro fort, récession.

Il rappela également que le coût du travail en France avait connu une hausse de 20% depuis le passage à l'euro.

NDA a marqué beaucoup de points et laissa de loin ses adversaires sur le carreau : l'économiste n'ayant rien à dire si ce n'est pour finir de reconnaître cerataines vérités rappelé par Nicolas Dupont-Aignan, tableaux et statistiques à l'appui.

Moscovici, fidèle à lui même , comme tout bon PS qui se respecte, dénonçant le "vilain souverainiste". Quant à Pierre Lellouche, soufflant à chaque scud de NDA, il refusa d'employer le mot "rigueur", parce que pas de "hausse d'impôts" soi disant, bien que supprimer des niches fiscales, revient pourtant à augmenter les impôts.

Jean René Laget, militant DLR 7e circonscription des Alpes-Maritimes, Tourrettes sur Loup.

lundi 10 mai 2010

Les affiches de Debout La République contre l'euro

samedi 8 mai 2010

Signez la pétition pour que la France sorte de l'euro !

vendredi 7 mai 2010

Dupont-Aignan veut que la France sorte de l'euro

jeudi 6 mai 2010

La politique d'immigration ne nous appartient plus.

http://www.forumpourlafrance.org/spip/La-politique-d-immigration-ne-nous-appartient-plus-par-J-Petroussenko.html

L’immigration est devenue massive.La politique d’immigration ne nous appartient plus par J. PetroussenkoLa politique européenne a ainsi supprimé peu à peu l’autorité des états.

par Jack PETROUSSENKO, médecin, responsable de la commission immigration du Forum pour La france, membre du Comité Directeur du RIF.

Que restera-t-il de la politique migratoire de la France après le traité de Lisbonne ? La France est depuis longtemps une terre d’asile politique, territorial et économique. Au cours du 20ème siècle une terre de migration économique qui répondait surtout aux besoins du marché du travail. Quand elle avait besoin de travailleurs elle le faisait savoir, les accueillait et régularisait leur situation. A certaines périodes elle régularisait même massivement, ce qui ne l’a pas empêché de renvoyer des migrants dans leur pays quand elle n’en avait plus besoin. Ainsi les Polonais en ont-ils fait l’amère expérience. Mais de nombreux émigrés sont restés, se sont intégrés puis assimilés, tels les Russes. Eux-mêmes et leurs descendants sont devenus français. Quand un travailleur arrivait, il était normal qu’il ait une vie familiale, et le regroupement familial de la sorte a toujours existé. Il s’est considérablement accru avec les gouvernements socialistes en particulier celui de P.Mauroy, pour des raisons politiques. On se rappellera quand même que certains sont restés lucides, comme M. Rocard, sur « l’impossibilité pour la France d’accueillir toute la misère du monde ». C’est pourtant ce qu’a voulu faire l’Union européenne pour les pays membres en supprimant toute compétence aux états en matière migratoire. Le traité de Lisbonne venant verrouiller complètement et définitivement la situation. Aucun Etat n’a plus d’autre possibilité d’action que de moduler les volumes d’entrée, autrement dit pratiquer des contingentements mais… sans le dire. Cette situation a cependant soulevé des mises en garde, dont la moindre n’est pas celle de J. Barrot peu avant son départ de la commission, tant il est vrai que l’Europe ne maitrise pas l’immigration.

Avec l’avènement de l’Union européenne, le tableau s’est radicalement transformé. L’immigration est devenue massive. Le regroupement familial s’est modifié aussi. Sous le gouvernement Mauroy, il était la première cause des migrations il n’est aujourd’hui que la deuxième après les mariages mixtes. Malgré la loi compétences et talents, il n’est plus question de migrations de travail (il n’y en a plus) mais d’avantages pour les migrants. En particulier de n’être plus obligé d’avoir un contrat de travail mais d’entrer seulement « pour chercher un emploi » et d’obtenir des avantages sociaux. La loi « compétences et talents » n’a pas tenu ses promesses, et la situation est devenue très ambigüe. Il n’y a plus aucun moyen de contrôler les entrées sur un marché du travail alimenté par des regroupements familiaux qui dépendent des traditions des pays d’où viennent les migrants. L’immigration dans l’Union augmente, tandis que la compétence et la maitrise des Etats sur celle-ci diminuent.

On pouvait imaginer que le « non » français (et hollandais) au traité constitutionnel de 2005 allait nous libérer des contraintes européennes, mais le plat nous a été repassé sous un autre nom (traité de Lisbonne). Nous vivons aujourd’hui une période intermédiaire où la règle au conseil des ministres n’est plus l’unanimité des Etats mais le principe de codécision dont la règle est celle de la majorité qualifiée. Cette procédure de vote est employée par le Conseil de l’Union européenne pour la plupart de ses décisions, et elle le sera bientôt pour toutes.

L’Union comporte 490 millions d’habitants. Le vote de chaque Etat est pondéré selon une valeur fixe, fondée sur la taille de sa population. La majorité qualifiée est de 255 voix sur un total de 345 voix. Chaque décision prise à la majorité qualifiée doit obtenir un minimum de 73,9% des votes pour être adoptée. Quel est le poids de chaque état (autrement dit la population et le nombre de voix au vote) ? France 64,1 Millions et 29 voix, Allemagne 82,4 et 29, Royaume uni 59,6 et 29, Italie 58,0 et 29, Espagne 44,0 et 27, Pologne 38,6 et 27, Roumanie 22,2 et 14, Pays-Bas 15,8 et 13, Grèce 10,6 et 12, République tchèque10,3 et 12, Belgique10,2 et 12, Hongrie10,0 et 12, Portugal 9,9 et 12, Suède 8,9 et 10, Autriche 8,1 et 10, Bulgarie7,7 et 10, Slovaquie 5,4 et 7, Danemark 5,3 et 7, Finlande 5,2 et 7, Irlande 3,7 et 7, Lituanie 3,7 et 7, Lettonie 2,4 et 4, Slovénie 2,0 et 4, Estonie1,4 et 4, Chypre 0,8 et 4, Luxembourg 0,4 et 4, Malte 0,4 et 3.

Au Conseil de l’UE toute décision doit être approuvée par une majorité (pouvant atteindre les deux tiers) des États membres et tout État membre peut demander si le nombre de votes favorables représente au moins 62 % de la population totale de l’Union. Il faut noter que depuis le 1er janvier 2007, le Parlement européen comprend 785 membres représentant les 27 États, mais que le traité de Lisbonne restreindra ce nombre à 750 (751 avec le président du Parlement). Comme il n’est pas entré en vigueur à temps pour les élections européennes de 2009, il n’atteindra ce nombre qu’en 2014. Jusqu’en 2014 même si on ne vote plus à l’unanimité il faudra un accord entre les Etats,. A partir de 2014 les votes seront à la double majorité 55% des Etats et 65% de la population.

Les projets déjà en cours, le pacte européen, l’abolition des frontières, la surveillance des frontières extérieures surtout par les pays frontaliers et l’agence Frontex, la « jeunesse » du traité de Lisbonne font qu’aujourd’hui le système de codécision fonctionne encore mal, même si la règle de l’unanimité ne prévaut plus. Les Etats n’ont que le pouvoir de fixer des contingents d’immigrés, selon leurs besoins. Alors que le principe de subsidiarité stipulait que l’Union ne s’occupait que de ce que les états ne pouvaient pas faire, aujourd’hui c’est le contraire l’immigration dépend entièrement des décisions de l’Union. La loi compétences et talents est un « copier-coller » des directives européennes. La prochaine loi promise pour l’automne le sera aussi.

L’Union européenne repose sur 3 piliers Le premier celui des communautés européennes pilier de la supranationalité qui rassemble à peu près tout, le deuxième la PESC (politique extérieure et de sécurité commune) le troisième celui de la CPJP (coopération policière et judiciaire en matière pénale. La politique d’immigration est aujourd’hui dans le premier pilier. Elle est de l’ordre de la supranationalité. La marge de manœuvre des États deviendra de plus en plus étroite. Cependant encore aujourd’hui, si deux pays s’associent pour (ou contre) une décision, il faudra que les opposants trouvent une majorité qualifiée. Ce que les Européistes résument par l’aphorisme majorité qualifiée, majorité renforcée.

Comment fonctionne le processus de codécision ? Il y a deux lectures d’un texte, comme l’explique très bien Michèle Tribalat dans son livre 1. Au cours de la première on cherche un accord entre conseil et parlement. Si on ne l’obtient pas on passe à une deuxième lecture. Le conseil des ministres aura plus de poids pour faire passer un vote. Le parlement ne peut proposer que des amendements, tandis que le conseil peut aller plus loin que des positions antérieures qu’il a prises. Si au cours du 2ème vote l’un des deux votes est négatif et obtient la majorité simple, toute la procédure est arrêtée et le texte est mis « au placard ». Le parlement et le conseil se surveillent mutuellement en quelque sorte. Le conseil des ministres a des moyens de pression. Il vote à la majorité qualifiée, le parlement, lui, souhaite des décisions les plus larges possibles et vote à la majorité simple. La 2ème lecture est un moment crucial pour faire passer un texte. La première lecture peut durer des années pendant lesquelles on négocie en coulisses, et en toute opacité. Si le parlement ne va pas jusqu’ ‘à la 2ème lecture, la confrontation n’est est en faveur des états qui gardent la main. Les décisions européennes restent donc encore de la responsabilité des états. Si tous les états (en matière d’immigration l’hypothèse est plausible) prennent une décision commune, elle ne pourra pas être contournée. Cependant il y a une perte de souveraineté des Etats, pas encore tout à fait complète, même s’il y a des marges de manœuvre, qui restent limitées.

Mais en fin de parcours d’un texte, l’autorité juridique (CEDH et Cour européenne de justice) peut forcer les Etats à appliquer des décisions contraires à leur législation, par exemple s’ils ont adopté une politique migratoire de maitrise et restrictive. La convention européenne des droits de l’homme a obligé de nombreux Etats dont la France à limiter la portée de leur politique migratoire. Cette notion des droits de l’Homme va au delà des droits du citoyen, dont l’Etat est garant, et permet à de nombreux étrangers de revendiquer des droits sur le territoire, en plus du droit d’asile, que l’Etat est obligé d’accepter. Les Islamistes ont enfourché ce cheval et le font galoper toujours plus vite. Les droits de l’Homme sont aujourd’hui extensifs, et vont à l’encontre des intérêts des nationaux. La politiqué migratoire a été déviée de son cours normal vers des intérêts nationaux, au profit des droits pour les étrangers, qui sont d’ordre international, ou mondialiste et non plus national. Le pouvoir politique, quoi qu’il explique, a perdu la maitrise de sa politique migratoire, par l’intrusion dans le judiciaire français, du judiciaire européen, et de l’intégration européenne, avec ses abandons de souveraineté. C’est sa perte de pouvoir qui a fait perdre au pouvoir toute ambition pour son pays, et partant tout crédit auprès des citoyens. La politique migratoire échappe en particulier à la responsabilité politique et à tout contrôle démocratique par le peuple qui n’a pratiquement jamais été consulté dans ces occasions. Les Français ont-ils besoin d’immigration ? Ont-ils envie d’immigration ? L’immigration choisie empêche t’elle l’immigration subie ? La grande peur est qu’ils répondent « non » à ces trois questions.

La politique européenne a ainsi supprimé peu à peu l’autorité des états (consentants) sur leur politique d’immigration. Cette politique s’inspire d’une politique mondialiste prônée naguère par l’ONU, une politique « d’immigration de peuplement » un « remplissage passif par un peuplement massif ». Le mondialisme a dépossédé la France. L’immigration disent les mondialistes est mondiale, inévitable, elle est un afflux de richesse et de sang neuf, une force de travail, de la croissance en puissance, bref un bienfait qu’il ne faut pas manquer. Le Mondialisme aujourd’hui est américain. En outre elle coûtera moins cher, pense t’on à Bruxelles, qu’une politique familiale, dans ces vieux pays de l’Union qui menacent d’imploser sur le plan démographique ! L’union européenne derechef ouvre ses portes aux USA. Le métissage dans ce cadre de pensée, est non seulement souhaité, mais invoqué et provoqué. La société doit être multi ethnique et multiculturelle ! Ce discours est aussi tenu par bien des élites en place dans nos Etats. Et puisque l’immigration est inévitable, que ces mystères nous dépassent feignons de les organiser (Montherlant). Vive le métissage à bas les Etats-nations !

Jack Petroussenko (26/04/2010)



1 Les yeux grand fermés Ed. Denoël 2010.

mercredi 5 mai 2010

Moins de 20 députés Français votent à mains levées le prêt de 17 Millards d'Euros à la Grèce.

par Jérome Durif, militant DLR de Nice

Alors que l'on va débattre à l'Assemblée Nationale pendant des mois pour décider comment rationaliser le système de retraite en France (déficits annuels de quelques Millards en ce moment) et que les députés vont continuer leurs jeux de rôles à l'Assemblée pour ... donner le change à leurs électeurs (au PS pour défendre les "acquis sociaux", même indus, et à droite pour faire face aux chiffres froids de la démographie et de l'emploi), le PS et l' UMP viennent de voter "comme un seul homme" la nuit dernière un engagement de prêts à la Grèce d'un montant de 17 Millards d' Euros sur 3 ans, avec moins de 20 députés en séance et en moins de 2 heures !!!



Au bon peuple on explique que c'est pour sauver la Grèce de la faillite annoncée, et qu'il faut bien être solidaire d'un pays membre du système de la monnaie unique, l'Euro, qui n'en a pourtant plus pour longtemps à vivre en l'état...



En y regardant de plus près, il semble en fait que les états Européens viennent au secours des banques privées en France, en Allemagne et ailleurs, qui sont menacées de ne pas être remboursées par la Grèce des prêts en cours qui doivent être remboursés dans les semaines et les mois qui viennent !



Le pire est que ce plan de sauvetage des états Européens a de grands risques d'échouer, et que, au final, la Grèce sortira quand même de l'Euro (comme monnaie unique) et ne remboursera pas grand chose des prêts votés hier par nos "chers" députés à l'Assemblée Nationale ! Ces 17 Millards risquent bien de se retrouver à augmenter d'autant la dette publique Française !



Ci dessous le point de vue de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République.



Vos remarques sont, comme d'habitude, les bienvenues.

Débat parlementaire sur le plan de sauvetage de la Grèce Lundi 3 mai 2010 Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN

Vous prétendez sauver la Grèce tout en faisant gagner de l’argent aux Français. C’est Alice aux pays des merveilles ! Mais les Français ne croient plus depuis belle lurette aux contes de fées et près de deux décennies de monnaie unique, hélas, leur donnent mille fois raison.

Et oui, vos promesses d’aujourd’hui rappellent vos promesses d’hier, celles faites ici-même il y a très précisément 18 ans, lorsque le débat parlementaire sur Maastricht faisait rage. Déjà, l’idéologie de l’euro était à l’œuvre. Déjà, le Parti socialiste mêlait ses voix à celles de la droite et du centre pour soutenir cette pensée unique, tout en assortissant - déjà, là encore ! - son vote d’hypocrites considérations sur la nécessité d’une Europe plus « sociale », comme s’il avait eu besoin de se faire pardonner quelque chose.

Mais, mes Chers Collègues, mêmes causes, mêmes effets ! Les promesses de 2010 ne seront pas davantage tenues que celles de 1992…

Je prends date devant vous : ce plan de « sauvetage » si mal nommé ne sauvera pas la Grèce, pas plus qu’il ne fera gagner de l’argent aux Français qui risquent plutôt de se réveiller un de ces quatre matins avec un déficit supplémentaire de près de 17 milliards d’euros.

Des Français, soit dit en passant, qui n’ont vraiment pas besoin de cette nouvelle ponction, eux à qui on impose des économies de bouts de chandelles prétendument indispensables à la stabilisation des comptes publics, mais dont les effets très négatifs dans les commissariats, les écoles, les hôpitaux, etc. sont, eux, particulièrement réels et douloureux.

Loin de moi l’idée de ne pas être solidaire des Grecs. Mais la solidarité que vous proposez est des plus étranges. Avec ce plan on va aider la Grèce, oui, mais on va l’aider à mourir, comme si on offrait une euthanasie en classe affaire à un malade à qui on refuse par idéologie d’administrer les bons remèdes.

Un ballon d’oxygène financier va certes être apporté à Athènes, mais au prix d’un supplice inouï pour le peuple et l’économie grecs, qui ne s’en relèveront pas. Cette « thérapie de choc » va tuer la Grèce car cette dernière sera bien incapable de redresser sa compétitivité et sa croissance, définitivement martyrisées par l’impossibilité de dévaluer. Oui, mes chers Collègues, c’est là le point central : on n’a jamais vu dans l’histoire l’économie d’un pays rebondir sans dévaluation. La rigueur est efficace quand parallèlement on stimule le moteur économique par la dévaluation. Souvenez-vous des efforts vains de l’Argentine ! A l’évidence, une thérapie de choc ne sert à rien sans dévaluation.

En réalité, ce n’est pas la Grèce que l’on veut sauver, ni la France, ni même l’Europe ! C’est l’euro que l’on veut sauver à tout prix. Cet euro qui tue pourtant à petit feu l’économie grecque comme la plupart des économies européennes. Il est le mal et non pas le remède ! Voilà pourquoi la Grèce ne sera pas sauvée. Voilà pourquoi les Français perdront leurs 17 milliards.

Voilà pourquoi, aussi, ce plan miraculeux n’empêchera pas la contagion aux autres maillons faibles de l’eurozone, où les marchés financiers vont s’empresser de mettre à l’épreuve cette drôle de solidarité européenne. Une « solidarité » coûteuse et contreproductive, qui nécessiterait pour sauver l’Espagne et le Portugal des centaines de milliards d’euros lesquels, bien entendu, n’existent pas. Voilà d’ailleurs pourquoi, à la fin des fins, l’euro lui-même ne sera pas sauvé, au risque d’entraîner dans son naufrage la construction européenne.

Ce scénario-catastrophe est écrit d’avance. Il résulte tout bonnement de la fuite en avant dans l’idéologie de l’euro qui « torture l’Europe » (le mot est d’Emmanuel Todd). Il y a 18 ans presque jour pour jour, Philippe Séguin prononçait son « Discours pour la France » mettant en garde le pays contre l’aventurisme de la monnaie unique. Je cite : « Dans le domaine monétaire comme dans les autres, il faut se plier aux réalités. Il faut donc savoir ajuster les parités quand c’est nécessaire, non pour faire de la dévaluation compétitive, mais pour éviter la déflation. En choisissant la monnaie commune au lieu de la monnaie unique, on choisirait, je crois, l’efficacité contre l’idéologie. » Je n’enlèverai pas un mot à ce propos qui conserve, intacte, toute sa force.

L’efficacité de la monnaie commune qui laisserait respirer les pays et les peuples, plutôt que l’idéologie de la monnaie unique qui les étrangle. C’est ce à quoi j’invite à mon tour.

C’est pourquoi je voterai contre ce faux plan de « sauvetage » qui a tout d’un plan de sabordage.

mardi 4 mai 2010

Crise de la zone euro: après la Grèce, à qui le tour ?

http://www.gaullisme.fr/?p=6905

Pour l’économiste Jacques Sapir, la crise grecque remet en cause le principe même de la monnaie unique. Dans ces conditions, le pire est à venir. Y compris pour la France, qui risque de devenir une simple spectatrice du marasme économique, à moins d’une vraie politique volontariste.






Cette fois, nous y sommes ; la crise grecque déborde des frontières comme c’était prévisible, et avait été prévu depuis septembre 2009.

Les problèmes de la Grèce sont en effet connus depuis septembre 2009 (et même avant) par le grand public. Il était évident qu’un effet de contagion se manifesterait. Tout ceci a été indiqué à plusieurs reprises sur le site de Marianne2. Désormais, on peut craindre qu’il ne soit trop tard pour réagir et sauver l’Euro.

La zone Euro est bien entrée en crise avec le transfert de la spéculation sur le Portugal (en raison de la baisse de sa note), et les problèmes qui commencent à monter sur l’Espagne et l’Italie en raison des difficultés que ces pays rencontrent pour placer leur dette à moyen et long terme. Ce ne sont pas ici les articles lénifiants, comme celui de Mme Nathalie van Ypersele dans TRENDS, ou les ronflantes déclarations de M. Barroso (1) , qui y changeront quelque chose (2).

Les difficultés (pour ne pas dire plus) des pays de la Zone Euro à réagir à ce qui aurait pu n’être au départ qu’une crise localisée, la mauvaise volonté allemande à jouer le jeu de la solidarité ont été des éléments clefs dans le déclenchement de cette crise. Mais, sur le fond, c’est bien le principe même de la zone Euro qui est en cause, soit la tentative d’imposer une règle monétaire unique à des pays dont les économies sont profondément différentes et le tout sans mécanisme institutionnel de solidarité.

Cette crise va prendre la forme d’une succession d’attaques spéculatives contre divers pays. Tant que l’on ne décrètera pas un contrôle sur les mouvements des capitaux à court terme, les capacités à résister à de telles attaques sont des plus limitées. La crise va donc empirer, et connaîtra une accélération brutale avec soit la sortie de la Grèce de la zone Euro, soit l’annonce d’un défaut sur sa dette, soit les deux.

À qui le tour ?

Il faut d’abord considérer quels sont les pays sur lesquels la spéculation financière va désormais se porter.

On peut ici raisonner soit en statistique soit en dynamique. Dans le graphique 1 on utilise un repère avec pour axe horizontal la part de la dette publique en pourcentage du PIB telle qu’elle a été estimée pour 2010 et pour axe vertical l’importance du déficit probable pour 2010. On marque la moyenne de la zone Euro pour les deux axes (3).

Cette présentation découpe l’espace en 4 quadrants. Celui où les pays sont à la fois sous la moyenne du déficit et de celle de la dette est celui des pays qui peuvent être considérés comme saufs par rapport à la spéculation. Le quadrant supérieur, ou « nord-ouest », est celui des pays ayant une dette inférieure à la moyenne mais un déficit qui est lui supérieur à la moyenne. C’est un premier cas d’inquiétude.

Le troisième quadrant, ou « sud-est », est celui des pays où le déficit est inférieur à la moyenne de la zone Euro, mais où la dette publique est supérieure à la moyenne. C’est un second cas d’inquiétude et l’on peut considérer que les pays qui se trouvent dans ce quadrant sont en danger. Le quatrième quadrant, ou « nord-est » est celui des pays qui sont à la fois au-dessus de la moyenne de la zone Euro pour la dette et pour le déficit. C’est incontestablement celui du plus grand danger.

Trois pays sont dans ce quadrant, la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Un pays se trouve dans le quadrant « sud-est », c’est l’Italie, et un pays est dans le quadrant « nord-ouest », c’est l’Espagne.

On peut se livrer à une autre présentation. Dans le graphique 2 on a remplacé le montant de la dette publique en pourcentage du PIB par son taux d’accroissement. Il indique alors que l’Italie serait la moins exposée, et l’Espagne et l’Irlande le plus.

Il est alors intéressant de noter que les pays les plus attaqués sont, outre la Grèce et en ordre décroissant de danger, le Portugal, l’Espagne et l’Italie.

Ceci indique un préjugé défavorable aux pays de sud de l’Europe car l’Irlande est en fait tout aussi exposée que le Portugal et plus que l’Espagne.

Il est donc clair que les préjugés jouent un rôle dans la spéculation — et l’absence de la Belgique de ce tableau est aussi une indication importante — mais que cette dernière a bien identifié les pays à risques. La spéculation respecte donc une certaine logique, mais elle est susceptible de « découvrir » brutalement de nouvelles raisons d’inquiétude. En fait, peu de pays sont réellement à l’abri.

Une décision rapide s’impose, et elle risque de s’avérer très coûteuse.

Le plan d’aide à la Grèce prévoyait 45 milliards d’Euros. Aujourd’hui, on parle d’un montant de 55 à 75 milliards d’Euros (4). Derrière cette somme se profilent des montants encore plus énormes. On parle ainsi de 600 milliards d’euros pour faire face à une crise qui déborderait de la Grèce et toucherait les autres pays que l’on a cités.

Il est clair que la crise s’accélère désormais de jour en jour. Lors d’un séminaire à Caracas, en novembre 2008, j’avais qualifié cette crise de « virus mutant ». Jamais le terme n’a été aussi justifié.

Faut-il sortir de la zone euro?

La question a été posée pour la Grèce par plusieurs responsables conservateurs allemands dont Hans-Peter Friederich (CDU-CSU), et elle est reprise par le Bild et le Spiegel.

Si l’on voit clairement pointer l’égoïsme allemand dans ces déclarations, il n’en est pas moins vrai qu’elles décrivent ce qui est très probablement la meilleure des solutions pour Athènes. Une sortie de la zone Euro accompagnée d’une forte dévaluation (30% au minimum) ET d’un défaut partiel sur sa dette publique sont très certainement les conditions d’un retour de la Grèce à la croissance.

Mais, le problème de la zone Euro reste entier.

Il faut ici rappeler que la zone Euro est très intéressante pour l’Allemagne dans la mesure où elle lui ouvre un vaste marché sur lequel elle peut accumuler les excédents commerciaux sans qu’elle ne soit menacée de dévaluations compétitives en retour. Ceci implique, néanmoins, que l’Allemagne n’abuse pas de sa position et ne mette ses principaux partenaires dans une situation intenable.

C’est pourtant très exactement ce que l’Allemagne a fait, en transférant une bonne partie des charges patronales vers l’impôt. Elle a dans le même geste diminué les charges de ses entreprises, leur permettant de baisser les prix, et diminué sa demande intérieure privant ainsi ses partenaires d’une partie de son marché potentiel. Ceci a été l’équivalent d’une dévaluation de 10% de la part de l’Allemagne.

Les conséquences ont été un accroissement brutal du déficit commercial des pays de la zone Euro.

Source : Eurostat.

Dans ces conditions, le refus, à peine déguisé, de l’Allemagne de participer à une aide collective en faveur de la Grèce, les conditions qu’elle y met, apparaissent bien comme des incohérences. La seule explication possible est que l’Allemagne ne croit pas en une sortie massive de ses partenaires hors de la zone Euro. Mais, est-ce un bon calcul ?

On a beaucoup glosé sur les avantages, réels et supposés, de la monnaie unique. Si l’on met de côté la réduction des coûts de transaction liés au change (mais qui seraient réduits tout aussi bien par un système de taux de changes fixes révisables annuellement), le seul avantage réel de la monnaie unique a été la baisse des taux d’intérêts. Il est vrai que si l’on compare les taux sur les emprunts publics à 10 ans, le taux allemand est de 3,04% alors que le taux français est de 3,32% soit un écart (spread) de 28 points. On remarquera cependant que le taux de l’Italie est à 4,12% (un spread de 108 point) alors que le taux de la Grande-Bretagne n’est que de 3,93%.

Si la convergence des taux a bien été une réalité jusqu’en 2007, il n’en va plus de même aujourd’hui. Ici encore, il convient de remarquer que l’on pourrait facilement dissocier les taux d’intérêts par un système de contrôle strict sur les capitaux, accompagné par le retour d’un montant obligatoire de bons du Trésor que les banques commerciales devraient détenir. Un tel système créerait artificiellement un « appétit » pour les titres publics, qui pourraient être, provisoirement, escomptés par la Banque Centrale du pays considéré. Le taux d’escompte de la Banque Centrale redeviendrait ainsi le taux directeur pour ce pays.

En fait, l’Euro ne s’est imposé comme un choix logique que dans la mesure où nous sommes entrés dans une situation de liberté totale des capitaux. Or, rien ne l’impose à la France et aux pays du noyau historique de l’Europe, si ce n’est bien évidemment les profits des banques.

Si l’Allemagne se montrait par trop inflexible sur sa politique monétaire, une sortie de l’Euro devrait alors être envisagée. Il est clair, compte tenu de l’importance des échanges entre la France et l’Allemagne, qu’une dévaluation de la France de 20% à 25% aurait des conséquences catastrophiques sur l’économie allemande.

Ceci ne signifie pas qu’une telle sortie soit simple et facile. Elle devrait s’accompagner de mesures structurelles importantes quant au contrôle des capitaux et au contrôle des changes. Un défaut, au moins partiel sur la dette publique, s’imposerait aussi. Le statut de la Banque de France devrait, bien entendu, être modifié. Mais, dans le cadre d’une politique qui reconstituerait un pôle public du crédit et qui ferait le choix de l’industrie contre les banques, cette politique aurait une cohérence.

Le réel problème est celui de la dynamique qui serait créée par les anticipations des marchés. Que nous fassions publiquement état de cette possibilité et les conditions de refinancement de la France dans la zone Euro se détérioreraient rapidement, rendant alors inévitable notre sortie. Mais, tant que cette menace est tenue secrète, peut-elle être prise au sérieux par l’Allemagne ? La liste est longue des abandons consentis par notre pays au nom du « binôme Franco-Allemand ». Mais pour qu’un tel « binôme » existe, il faut être deux.

L’heure des choix a sonné pour la France. Soit elle sera contrainte par la crise, et devenue objet et non sujet de sa propre histoire, elle assistera impuissante aux évolutions monétaires et économiques, soit elle décidera de faire de malheur vertu. La crise de la zone Euro, on l’a dit, est inévitable. Au lieu d’être le jouet des événements, il convient de les convoquer et de les organiser au profit d’une autre politique. Peut-être que l’Allemagne, mise ainsi au pied du mur, se rendra compte des désastres que sa politique a provoqués. Une réforme radicale, à la dernière heure, de la zone Euro n’est pas complètement impossible. Mais, si l’Allemagne s’entête dans l’autisme, au moins aurons-nous une porte de sortie viable.

Ces choix, cependant, ne semblent pas pouvoir être portés par l’équipe au pouvoir, et probablement pas par une partie de l’opposition. Il nous faut en France une nouvelle alliance.

(1) La dernière en date est du 28 avril depuis Tokyo… (2) http://trends.rnews.be/fr/economie/opinion/chronique-tendances/un-peu-de-serieux-s-il-vous-plait/opinie-1194707502032.htm# (3) Cette présentation en terme d’instabilité financière hypothétique s’inspire de la présentation de l’hypothèse de H.P . Minsky faite par Vercelli, A., « A Pesrpective on Minsky Moments : The Core of the Financial Instability (4) Simon Kennedy, «Greece Turning Viral Sparks Search for EU Emergency Solutions », Bloomberg.com, URL, http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a5lqHqLT1CeQ&pos=2

samedi 1 mai 2010

La mise sous perfusion de la Grèce ne sert à rien…

http://www.gaullisme.fr/?p=6791

L’annonce par le gouvernement français qu’il pourrait engager jusqu’à 6,3 milliards d’euros pour sauver la Grèce du défaut de paiement, s’ajoute aux monceaux d’argent déjà mobilisés pour venir en aide à un système à bout de souffle : des dizaines de milliards pour les banques et le secteur automobile, sans même parler des subventions qui seront versées bientôt aux compagnies aériennes pour éponger l’interruption du trafic pour cause de nuage volcanique…

Bien sûr, à chaque fois on assure le contribuable que cet argent est dispensé sous forme de prêts, qu’on aurait plus à perdre qu’à gagner de laisser couler les uns ou les autres, que des contreparties importantes ont été obtenues, etc.

Mais, à la vérité, dans chacune de ces opérations, ledit contribuable éprouve rapidement le désagréable sentiment que le compte n’y est pas et, malheureusement, la suite des événements lui donne bien souvent raison. On se souvient en particulier de la quantité insuffisante de crédit alloué par les banques aux particuliers et aux PME, l’Etat ayant refusé d’y renforcer son contrôle en entrant dans les conseils d’administration. On pense aussi aux projets de délocalisation de Renault vers l’Europe orientale, malgré les subsides versés par la puissance publique. On pense enfin, à l’autre bout de la chaîne, aux sempiternelles restrictions imposées au citoyen à travers la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, une politique de fausse économie permettant au gouvernement d’économiser 500 millions d’euros par an au prix d’une désertion de l’Etat très coûteuse dans ses répercussions.

On a ainsi le sentiment que la puissance publique s’empresse de délier à chaque occasion les cordons de la bourse pour voler au secours, sans réelle contrepartie, d’un système qui nourrit les problèmes plus qu’il ne les résout. Le cas de l’aide accordée par les pays de l’UE à la Grèce ne fait pas exception : en cherchant à sauver la monnaie unique à coup de milliards d’euros, les pays de l’eurozone, France en tête, contribuent à alimenter un problème qui est d’abord celui des Grecs mais aussi le leur.

Ainsi que je l’ai déjà souligné, porter à bout de bras la Grèce sans lui permettre de dévaluer ne servira à rien, car jamais dans l’histoire un pays a pu relancer son économie par une politique d’austérité sans dévaluation (ce que l’euro empêche, par définition). Le fiasco du « Bloc or » de Pierre Laval, au début des années trente, en demeure la preuve la plus cinglante, hélas ignorée par nos élites.

Ensuite, même si on parvient de la sorte à rassurer momentanément les marchés sur l’avenir de la Grèce (à supposer que des troubles sociaux majeurs ne s’invitent pas dans la dance d’ici-là), il y a fort à parier que ceux-ci, à juste titre toujours aussi peu convaincus de la solidité de l’eurozone, en mettent à l’épreuve d’autres « maillons faibles » comme le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, voire l’Italie… Que pourront faire alors les autres pays membres ? Lever de gigantesques prêts jusqu’à se mettre eux-mêmes dans la situation de leurs « protégés » ? Le tout, alors que la situation économique des pays « malades » ne sera pas redressée, bien au contraire, sous l’effet des politiques de déflation généralisées impulsées sous la baguette de Berlin…

On le voit, en prétendant faire sortir par la porte le scénario du défaut de paiement en cascade des pays les plus fragiles, on risque de le faire rentrer par la fenêtre au détriment de tous les membres de l’euro, même les plus solides. D’autant que la recette que veut appliquer l’Allemagne à la Grèce concerne autant les autres pays de l’eurozone, forcés de s’aligner sur la stratégie germanique de réductions des coûts de main d’œuvre pour tenter de maintenir leurs parts de marchés dans l’UE (leur premier marché à l’export, il faut le souligner)…

De quelque côté que l’on se tourne, force est ainsi de constater que c’est pure folie de maintenir le système actuel de la monnaie unique sous perfusion, de la même manière que les Danaïdes du mythe grec s’efforçaient en vain de remplir des tonneaux percés ! On ferait mieux d’acter une fois pour toutes, avant qu’il ne soit trop tard, que ce système, fondé sur la négation des faits nationaux, c’est-à-dire de la réalité elle-même, est insensé et suicidaire.

Quelle est la solution ? Pour la Grèce, il est évident que tôt ou tard elle devra quitter l’euro et dévaluer sa monnaie nationale restaurée, afin de rétablir sa compétitivité. Pour les autres, la voie de la sagesse résiderait, encore une fois, dans l’instauration d’une monnaie commune remplaçant la monnaie unique, permettant à des monnaies nationales, au sein d’une alliance monétaire européenne les surplombant, de s’ajuster les unes par rapport aux autres selon les fluctuations des économies respectives.

Plutôt que de jeter comme aujourd’hui 6,3 milliards d’euros par la fenêtre, la France pourrait alors, comme tous les autres pays européens, mobiliser ses efforts au service de sa prospérité et de son bien-être.

Nicolas Dupont-Aignan