Les Jeunes des Alpes-Maritimes avec Nicolas Dupont-Aignan

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jeudi 26 janvier 2012

Retour en images sur le meeting de Nicolas Dupont- Aignan du 22 janvier 2012

Devant plus de 1000 personnes, lors du discours de cloture Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle, était entouré des jeunes de Debout La République.

Tout à droite de ces photos, vous pouvez y voir Anthony Mitrano, Coordinateur Debout La République pour Nice , Délégué Départemental Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

et Coordinateur régional Debout Les Jeunes PACA

Sur cette dernière photo, Anthony Mitrano, à la gauche de Nicolas Dupont-Aignan.

jeudi 19 janvier 2012

Tous avec NDA le 22 janvier à Paris !

mercredi 18 janvier 2012

NDA dans le Nice Matin du 18 janvier 2012

vendredi 13 janvier 2012

Nicolas Dupont-Aig​nan à Nice le mardi 17 janvier 2012

NICOLAS DUPONT AIGNAN A NICE




Dans le cadre de la campagne présidentielle,

Nicolas DUPONT-AIGNAN sera à NICE le 17 JANVIER.

IL RECEVRA LES ADHERENTS, MILITANTS ET SYMPATHISANTS

de 15Heures à 16 heures

CAMPANILE ARENAS (près du Parc PHENIX) (459-461 Promenade des Anglais)

Parking à proximité immédiate




VENEZ NOMBREUX, JE COMPTE SUR VOUS,

LA CAMPAGNE COMMENCE !

mardi 10 janvier 2012

Pour une année 2012 Debout !

        

vendredi 6 janvier 2012

Réactions à la commémoration des 600 ans de la naissance de Jeanne d'Arc

http://www.humanite.fr/politique/sur-jeanne-darc-%C2%AB-elle-voulait-liberer-la-france-il-l%E2%80%99-mise-sous-tutelle-%C2%BB-487191

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dimanche 1 janvier 2012

Voeux de DLJ 06 pour 2012

Toute l'équipe de Debout les Jeunes des Alpes-Maritimes souhaitent ses meilleurs voeux pour 2012 à toutes celles et tous ceux qui lisent et participent à la vie de ce blog !

Que cette nouvelle année vous apporte joie, bonheur, santé et la réalisation de vos souhaits .

lundi 26 décembre 2011

L’Assemblée approuve un référendum d’initiative populaire en lambeaux

http://www.gaullisme.fr/2011/12/22/assemble-approuve-referendum-populaire/

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mardi 20 décembre 2011

Révélations : Les milliards cachés des syndicats

http://www.valeursactuelles.com/dossier-d039actualit%C3%A9/dossier-d039actualit%C3%A9/milliards-cach%C3%A9s-des-syndicats20111215.html

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samedi 10 décembre 2011

Distribution de tracts au marché de la libération à Nice

Distribution de tracts au marché de la libération à Nice , samedi 10 décembre à 10h.

Au lendemain de la déclaration de candidature à l'éléction présidentielle de Nicolas Dupont-Aignan, sur le plateau du JT de 20 h présenté par Marie Drucker, petite séance de tractage ...

devant la statue du général de Gaulle.

jeudi 8 décembre 2011

Russie: le score du parti de Poutine surévalué de 20% ?

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/russie-le-score-du-parti-de-poutine-surevalue-de-20-6863607.html

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vendredi 25 novembre 2011

Sortons de l'euro à St Laurent Du var !

vendredi 18 novembre 2011

Les députés refusent de baisser leurs indemnités

http://mediabenews.wordpress.com/2011/11/16/les-deputes-refusent-de-baisser-leurs-indemnites/

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jeudi 17 novembre 2011

Défendons nos campagnes en 2012 dans le 06 !

A Bar Sur Loup :

A Biot :

A Carros :

A Châteauneuf de Grasse :

A Gattières :

A Gourdon :

A Plascassier (Grasse) :

A Opio :

A St Jeannet :

A St Martin du Var :

A Tourette du Château :

A Valbonne :

A Vaugrenier (Villeneuve Loubet)

A Vence :

A Villeneuve Loubet :

mercredi 2 novembre 2011

G8 et G20 : une facture de 80 millions d’euros

http://www.acteurspublics.com/article/02-11-11/g8-et-g20-une-facture-de-80-millions-d-euros

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lundi 31 octobre 2011

Nicolas Dupont-Aignan offre un record au 12/13 Dimanche

http://www.toutelatele.com/article.php3?id_article=36202

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Dupont-Aignan fustige "l'argent sale" de la Chine et son aide à la zone euro

http://lci.tf1.fr/filnews/politique/dupont-aignan-fustige-l-argent-sale-de-la-chine-et-son-aide-a-la-6798462.html

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jeudi 29 septembre 2011

La nomination qui indigne les magistrats de la Cour des comptes

http://www.acteurspublics.com/article/19-09-11/la-nomination-qui-indigne-les-magistrats-de-la-cour-des-comptes

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lundi 26 septembre 2011

Nicolas Dupont-Aignan à la rencontre des maires de la Roya

Nice Martin du vendredi 23 septembre 2011

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Dupont-Aignan en "mission" parrainage dans la Roya

http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/dupont-aignan-en-mission-parrainage-dans-la-roya

Publié le vendredi 23 septembre 2011 à 07H01

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jeudi 22 septembre 2011

Nicolas Dupont-Aignan à Breil sur Roya

extrait du Nice Matin du 22 septembre 2011

jeudi 15 septembre 2011

NICOLAS DUPONT-AIGNAN sur FRANCE 3 Côte d'Azur samedi 17 septembre 2011 à partir de 11H30

                      

NICOLAS DUPONT-AIGNAN INTERVIENDRA AU COURS DE L'EMISSION "LA VOIX EST LIBRE" sur FRANCE 3 Côte d'Azur LE SAMEDI 17 SEPTEMBRE à partir de 11H30,

dans le cadre d'un débat avec Jean LEONETTI, Maire d'Antibes et Ministre chargé des affaires Européennes

mardi 13 septembre 2011

Petit retour en images sur l'université de rentrée de DLR 2011

Au 2 ème plan à droite, Anthony Mitrano , Coordinateur DLJ PACA, de Nice.

Cette fois-ci au premier plan, Anthony Mitrano avec les autres jeunes de Debout La République, attendant la venue de Nicolas Dupont-Aignan.

lundi 12 septembre 2011

DLR PACA à l'université de rentrée de Dourdan 2011

avec notamment ...

au premier rang :

Rachel Roussel, coordinatrice DLR PACA, Raoul Cayol DLR 13, Anthony Mitrano Coordinateur DLJ PACA.

Au deuxième rang :

Michel Bouillet du Vaucluse, Jean Paul Belhadi de Nice, Noël Chuisano secrétaire départemental DLR 04, Dominique Laporte secrétaire départemental DLR 06, Jérome Durif de Nice, Jean François Laporte délégué 9ème circonscription du 06 ...

vendredi 9 septembre 2011

La crise des ânes ...

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village.

Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre quil achèterait cash 100 euros l'unité tous les ânes quon lui proposerait. Les paysans le trouvaient un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant quil nen restait plus un seul, il fit savoir quil reviendrait les acheter 500 dans huit jours et il quitta le village.



Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 l'unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.



Comme il fallait sy attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusquau cou, ruinés.



Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire en expliquant que sil ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.



Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement. Voyant sa note en passe d'être dégradée et pris à la gorge par les taux dintérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent quelles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.



Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C'était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.



Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.



Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.



Cette histoire n'est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu'auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?

jeudi 8 septembre 2011

Retour sur le 2ème Café de la République à Nice - Sécurité et Justice - Animation : JP Belhadi

jeudi 1 septembre 2011

Deuxième session des Cafés de la République à Nice le 7 septembre 2011, venez nombreux !

La Fédération des Alpes-Maritimes de«Debout la République» vous invite à assister nombreux à la deuxième sessiondes «Cafés de la République». Celle-ci se tiendra :




A Nice, le 7 Septembre2011 de 18h30 à 20h30

dans l’arrière-salle du café «Espace Chaud» situé 30 rue de France,

thème : « Sécurité et Justice ».

Le concept des «Cafés de la République» consiste à offrir un espace d’information et de communication à tous les citoyens qui se sentent préoccupés par les difficultés rencontrées par notre pays depuis de trop nombreuses années. Il vise à diffuser à un large public les constats et les propositions élaborés par notre jeune formation politique. Ces réunions ont lieu le premier mercredi de chaque mois à partir de 18h30 dans un café de l'agglomération niçoise avec le projet de les dupliquer prochainement dans plusieurs localités des Alpes-Maritimes.




Chaque session des «Cafés de la République» est constituée de trois phases consistant en :

-une présentation synthétique par un militant de DLR d'un thème placé au cœur des préoccupations des citoyens : crise financière, insécurité,immigration, éducation... ;

-un débat articulé en questions-réponses pour réduire la complexité apparente du sujet, laquelle est souvent entretenue par le système politico-médiatique ;

-une séance d'information sur la situation politique générale et les actionsmenées par DLR tant sur le plan national que local, dans la perspective desélections de 2012.




La deuxième session des «Cafés de la République» sera consacrée à la Sécurité et à laJustice, missions régaliennes par excellence de l’État. En dépit de la posture sécuritaire affichée depuis dix ans par l'actuelle majorité, la délinquance ne cesse de croître en France : +21% pour les violences faites aux personnes depuis2002! Face à ce constat, seule une politique de fermeté républicaine est enmesure de procurer des résultats concrets à l'issue du prochain quinquennat.Tel est en tous cas l'engagement de DLR en la matière.




Aussi,nous vous invitons à informer très largement vos entourages de l’existence decette initiative originale sur Nice et dans les Alpes-Maritimes et à venir nombreux aux différentes sessions programmées des «Cafés de la République».




Jean-Paul BELHADI

Co-animateurdes «Cafés de la République» dans les Alpes-Maritimes

Tel :0603 68 81 70 ; Courriel : jpbelhadi06@yahoo.fr

mercredi 31 août 2011

Un moyen de faire des économies dans le budget de l'État : arrêter d'aider la Chine

La chronique "C'est notre planète" sur RTL du 26 Août 2011 à 7h08

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lundi 22 août 2011

M. Besson rejette l'idée d'un plafonnement de l'Internet fixe

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/08/22/m-besson-rejette-l-idee-d-un-plafonnement-de-l-internet-fixe_1561945_651865.html

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dimanche 21 août 2011

L'Internet pourrait ne plus être illimité dans les foyers

http://www.lefigaro.fr/societes/2011/08/20/04015-20110820ARTFIG00271-l-internet-pourrait-ne-plus-etre-illimite-dans-les-foyers.php

Par Hayat Gazzane

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lundi 15 août 2011

Royaume-Uni : pas d’aide sociale pour les émeutiers ?

Par Eric Martin le 14 août 2011

http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/14-08-2011/royaume-uni-pas-daide-sociale-pour-les-emeutiers

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mardi 9 août 2011

Racket et abandon d’un parking Vinci à Marseille

Suite à des intimidations, un parking Vinci a été laissé aux mains de bandes à Marseille. Pour des raisons de sécurité, Vinci a tout simplement décidé d’abandonner le parking,laissant le contrôle à la guise des malfaiteurs qui demandent 5 euros pour l’entrée au parking.

Voir la vidéo à cette adresse :

http://www.cafaitdubuzz.net/racket-et-abandon-dun-parking-vinci-a-marseille/2658/

lundi 8 août 2011

Dernière idée pour défendre l'euro : distribuer des préservatifs !

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/05/97001-20110805FILWWW00369-des-preservatifs-pour-defendre-l-euro.php

L'euro fluctue et Hervé Morin distribue des...préservatifs sur le sable au nom de la protection de la monnaie unique européenne. Le président du Nouveau Centre, qui effectue cet été un tour de chauffe présidentiel en France, fera halte jeudi prochain sur la plage du Grau-du-Roi (Gard) avec les Jeunes Centristes qui ont lancé l'opération "L'euro te protège".

L'ancien ministre de la Défense, qui n'a pas renoncé à ses ambitions élyséennes malgré la mise en orbite de Jean-Louis Borloo, participera à une table ronde dans un camping sur le thème "L'euro, une chance pour notre économie touristique". Puis, précise un communiqué, distribution de préservatifs sur la plage suivie d'une visite d'un élevage de taureaux.

mercredi 27 juillet 2011

L’inacceptable ingérence américaine

http://www.gaullisme.fr/2011/07/24/ingerence-americaine/

par Malika SOREL

Extrait du Langage de vérité :

« Wikileaks a publié un câble diplomatique intitulé “Minority Engagement Strategy” qui émane de Charles Hammerman Rivkin, l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en France, nommé par le président Barack Obama le 1er juin 2009 rendant compte de ses activités :



“(…) l’ambassade de Paris a créé une stratégie d’engagement pour les minorités qui englobe, entre autres groupes, les populations musulmanes françaises et répond aux objectifs du REFTEL A Nous focaliserons notre discours sur le problème des discriminations. Lorsque nous nous exprimerons en public sur la communauté des démocraties, nous mettrons en avant, parmi les qualités de la démocratie, le droit d’être différent, la protection des droits des minorités, la valeur de l’égalité des chances, et l’importance d’une représentation politique fidèle (…)



De plus, nous continuerons et renforcerons notre travail avec les musées français et les enseignants pour réformer le programme d’histoire enseigné dans les écoles françaises, pour qu’ils prennent en compte le rôle et les perspectives des minorités dans l’histoire de France (…)



Lorsque nous enverrons des dirigeants français aux États-Unis, nous inclurons, aussi souvent que possible, une partie de leur voyage qui se focalisera sur l’égalité des chances. (…)



Lancer une campagne de sensibilisation agressive vers les jeunes : nous continuerons nos efforts de sensibilisation des jeunes pour communiquer sur nos valeurs partagées avec les jeunes Français de tous milieux socio-culturels. (…)



En pesant fortement sur les médias, nous voulons gagner la confiance et améliorer notre compréhension des jeunes de différentes origines. (…)



Pour atteindre ces objectifs, nous nous baserons sur les programmes extensifs de diplomatie publique déjà en place, et développerons des moyens supplémentaires pour influencer la jeunesse française, utilisant de nouveaux médias, des partenariats d’entreprises, compétitions nationales, évènements ciblés de sensibilisation, et spécialement avec des invités américains (…)



En s’appuyant sur notre travail avec les deux sites Web de premier plan axés vers les jeunes musulmans de langue française – oumma.fr et saphirnews.com –, nous soutiendrons, formerons et nous investirons dans des médias et des militants politiques qui partagent nos valeurs (…)



De plus, nous suivrons attentivement les mesures abstraites de succès : un sens d’intégration, par exemple, parmi les jeunes minorités françaises, et un espoir grandissant qu’eux aussi peuvent représenter leur pays chez eux et à l’étranger, et même un jour arriver au sommet de la vie publique française en tant que président de la République (…)” »



Voici ce que le Figaro publie aujourd’hui (21 juillet 2011) : « Chassez la statistique ethnique, elle revient au galop. Dix élus de banlieue d’origine maghrébine viennent de rentrer des États-Unis convaincus qu’il faut relancer le débat sur ce mode de recensement des populations encore proscrit en France. Ils annoncent qu’ils s’y emploieront dès septembre, alors que toutes les tentatives, plus ou moins soutenues par les autorités, se sont heurtées jusqu’à présent à un obstacle légal, constitutionnel et culturel (… ) Conviés huit jours à Washington par l’ambassade des États-Unis à Paris, tous sont revenus conquis par le système américain (…) »



Les statistiques ethniques sont dangereuses pour notre pays. J’avais développé ce point lors de mon audition par la commission Veil sur le Préambule de la Constitution. Nous ne possédons pas la même histoire que le peuple américain. Barack Obama lui-même avait rendu responsable de bien des maux la fracture raciale inscrite dans le marbre du fait de cette catégorisation de la population.

Le peuple américain tolèrerait-il une telle ingérence dans sa politique intérieure ? Non, et c’est bien normal, compréhensible et respectable. Pourquoi acceptons-nous cette ingérence ? Notez le caractère incroyablement insolent de l’entreprise : on agit de manière décomplexée, au vu et au su de tous. Jamais le Général de Gaulle ne l’aurait toléré ! Quand notre gouvernement ou notre Président de la République signifieront-ils aux Américains qu’ils doivent cesser leur ingérence dans la politique intérieure française ? Quand nos parlementaires prendront-ils position et agiront-ils pour que notre pays cesse de constituer une zone d’intervention pour une puissance étrangère, fût-elle “amie” ?

vendredi 22 juillet 2011

Le Conseil d’État précise l’interprétation et les conditions d’application de la Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat

http://www.conseil-etat.fr/cde/fr/communiques-de-presse/le-conseil-d-etat-precise-l-interpretation-et-les-conditions.html

Par cinq décisions du 19 juillet 2011, le Conseil d’État a apporté d’importantes précisions sur la façon dont il convient d’interpréter la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat.

lire la décision CE, 19 juillet 2011, Commune de Trélazé, n°308544

lire la décision CE, 19 juillet 2011, Fédération de la libre pensée et de l’action sociale du Rhône et M. P., n°308817

lire la décision CE, 19 juillet 2011, Communauté urbaine du Mans – Le Mans Métropole, n°309161

lire la décision CE, 19 juillet 2011, Commune de Montpellier, n°313518

lire la décision CE, 19 juillet 2011, Mme V., n°320796



Les cinq affaires que le Conseil d’État a tranchées correspondaient à une réelle diversité de situations : elles ne concernaient pas toutes le même culte, ni le même type d’opérations. Quatre d’entre elles présentaient toutefois un point commun : dans chacune d’elles, étaient contestées des décisions de collectivités territoriales qui, poursuivant un intérêt public local, avaient soutenu un projet intéressant, d’une manière ou d’une autre, un culte. Dans la cinquième affaire, se posait la question de l’application des dispositions législatives permettant à des collectivités territoriales de conclure un bail emphytéotique administratif en vue de la construction d’un édifice destiné à un culte : la loi, en ouvrant une telle faculté à ces collectivités, devait-elle être regardée comme dérogeant à la loi de 1905 ?



Se posait ainsi pour l’essentiel dans ces affaires la question de la conciliation entre des intérêts publics locaux et les principes posés par la loi du 9 décembre 1905.



Pour rendre ses décisions, le Conseil d’État s’est appuyé sur les principaux articles de la loi du 9 décembre 1905 :



- l’article 1er dispose que : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public » ;



- l’article 2 affirme que : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. » ;



- Enfin, les articles 13 et 19 prévoient que les édifices servant à l’exercice public du culte, ainsi que les objets mobiliers les garnissant, sont laissés gratuitement à la disposition des associations cultuelles formées pour subvenir aux frais, à l’entretien et à l’exercice d’un culte et que celles-ci ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l’Etat, des départements et des communes qui peuvent toutefois leur allouer des sommes pour la réparation des édifices affectés au culte public. La loi autorise également que les personnes publiques propriétaires d’édifices du culte engagent les dépenses nécessaires pour l’entretien et la conservation de ces derniers.



Le Conseil d’État a rappelé qu’en vertu de ces dispositions, les collectivités publiques peuvent seulement :



- financer les dépenses d’entretien et de conservation des édifices servant à l’exercice public d’un culte dont elles sont demeurées ou devenues propriétaires lors de la séparation des Eglises et de l’Etat ;



- ou accorder des concours aux associations cultuelles pour des travaux de réparation d’édifices cultuels.



Il leur est en revanche interdit d’apporter une aide à l’exercice d’un culte.



Dans ce cadre, deux enseignements majeurs se dégagent des décisions du Conseil d’État :



- d’une part, si la loi de 1905 interdit en principe toute aide à l’exercice d’un culte, elle prévoit elle-même expressément des dérogations ou doit être articulée avec d’autres législations qui y dérogent ou y apportent des tempéraments ;



- d’autre part, si les collectivités territoriales peuvent prendre des décisions ou financer des projets en rapport avec des édifices ou des pratiques cultuels, elles ne peuvent le faire qu’à la condition que ces décisions répondent à un intérêt public local, qu’elles respectent le principe de neutralité à l’égard des cultes et le principe d’égalité et qu’elles excluent toute libéralité et, par suite, toute aide à un culte.



1. Affaire n°308544 – Commune de Trélazé



lire la décision CE, 19 juillet 2011, Commune de Trélazé, n°308544



Le sens de la décision



La loi du 9 décembre 1905 ne fait pas obstacle à ce qu’une collectivité territoriale participe au financement d’un bien destiné à un lieu de culte (par exemple, un orgue dans une église) dès lors qu’existe un intérêt public local (organisation de cours ou de concerts de musique) et qu’un accord, qui peut par exemple figurer dans une convention, encadre l’opération.



Les faits à l’origine de l’affaire



Par trois délibérations du 15 octobre 2002, le conseil municipal de la commune de Trélazé (Maine-et-Loire) avait décidé de procéder à l’acquisition et à la restauration d’un orgue en vue de l’installer dans l’église communale Saint-Pierre, qui était jusqu’alors dépourvue d’un tel instrument. Puis, par une délibération du 29 octobre 2002, il avait autorisé le maire à signer l’acte d’acquisition de cet orgue.



Un contribuable de la commune avait demandé l’annulation de l’ensemble de ces délibérations au motif qu’elles méconnaissaient la loi du 9 décembre 1905. Par un jugement du 7 octobre 2005, le tribunal administratif de Nantes a fait droit à cette demande. Saisie en appel, la cour administrative d’appel de Nantes a confirmé la solution retenue. La commune de Trélazé contestait cette analyse devant le Conseil d’État.



Cadre juridique et question posée par l’affaire



La loi du 2 janvier 1907 concernant l’exercice public des cultes dispose, à son article 5, que : « A défaut d’associations cultuelles, les édifices affectés à l’exercice du culte, ainsi que les meubles les garnissant, continueront, sauf désaffectation dans les cas prévus par la loi du 9 décembre 1905, à être laissés à la disposition des fidèles et des ministres du culte pour la pratique de leur religion (…). ». Il résulte ces dispositions, interprétées constamment en ce sens par la jurisprudence, que les ministres du culte ont la faculté d’utiliser pour le culte tous les biens qui se trouvent installés dans l’édifice cultuel et de s’opposer à ce que ces biens soient utilisés à d’autres fins que le culte.



La question posée par l’affaire était donc de savoir si les dispositions des lois des 9 décembre 1905 et 2 janvier 1907 faisaient, par principe, obstacle à ce qu’une collectivité territoriale acquière un bien « mixte » (à usage cultuel et culturel) et l’installe dans un édifice affecté à l’exercice d’un culte.



Ce qu’a jugé le Conseil d’État



Le Conseil d’État a rappelé que les dispositions de l’article 5 de la loi du 2 janvier 1907 garantissent un droit de jouissance exclusive, libre et gratuite des édifices cultuels qui appartiennent à des collectivités publiques, au profit des fidèles et des ministres du culte, ces derniers étant chargés de régler l’usage de ces édifices, de manière à assurer aux fidèles la pratique de leur religion.



Il a ensuite jugé que ces dispositions et celles de la loi du 9 décembre 1905 ne font pas obstacle à ce qu’une commune qui a acquis, afin notamment de développer l’enseignement artistique et d’organiser des manifestations culturelles dans un but d’intérêt public communal, un orgue ou tout autre objet comparable, convienne avec l’affectataire d’un édifice cultuel dont elle est propriétaire ou, lorsque cet édifice n’est pas dans son patrimoine, avec son propriétaire, que cet orgue sera installé dans cet édifice et y sera utilisé par elle dans le cadre de sa politique culturelle et éducative et, le cas échéant, par le desservant, pour accompagner l’exercice du culte.



Le Conseil d’État a subordonné une telle opération à la conclusion d’engagements destinés à garantir une utilisation de l’orgue par la commune conforme à ses besoins et une participation financière du desservant, dont le montant soit proportionné à l’utilisation qu’il pourra faire de l’orgue afin d’exclure toute libéralité et, par suite, toute aide à un culte.



Enfin, dans le but d’éclairer le sens de sa décision et d’assurer la sécurité juridique de telles opérations, le Conseil d’État a précisé que ces engagements qui peuvent notamment prendre la forme d’une convention peuvent également comporter des dispositions sur leur actualisation ou leur révision, sur les modalités de règlement d’éventuels différends ainsi que sur les conditions dans lesquelles il peut être mis un terme à leur exécution et, le cas échéant, à l’installation de l’orgue à l’intérieur de l’édifice de culte.



En l’espèce, les principes ainsi dégagés ont conduit le Conseil d’État à casser l’arrêt de la cour administrative d’appel et à lui renvoyer l’affaire pour qu’elle examine si, en l’espèce, les conditions qui doivent encadrer ce type d’opérations ont été respectées.



2. Affaire 308817 – Fédération de la libre pensée et de l’action sociale du Rhône et M. P.



lire la décision CE, 19 juillet 2011, Fédération de la libre pensée et de l’action sociale du Rhône et M. P., n°308817



Le sens de la décision



La loi de 1905 ne fait pas obstacle aux actions des collectivités territoriales visant à valoriser les atouts culturels ou touristiques qu’un édifice cultuel présente pour elles. Ainsi, l’attribution, par la commune de Lyon, d’une subvention en vue de la réalisation d’un ascenseur facilitant l’accès des personnes à mobilité réduite à la basilique de Fourvière n’est pas contraire à l’interdiction d’aide à un culte posée par la loi de 1905, même si cet équipement bénéficie également aux pratiquants du culte en cause. En effet, cet ascenseur présente un intérêt public local lié à l’importance de l’édifice pour le rayonnement culturel et le développement touristique et économique de la ville, qui justifie l’intervention de la commune.



Les faits à l’origine de l’affaire



La basilique de Fourvière est un monument privé, détenu et géré par la Fondation Fourvière, reconnue comme établissement d’utilité publique. Elle accueille près de 2 millions de visiteurs par an.



Par une délibération du 25 avril 2000, le conseil municipal de Lyon avait attribué une subvention de 1,5 million de francs (228 673,52 euros) à la Fondation Fourvière afin de contribuer à la réalisation d’un ascenseur, d’un coût total de 3,3 millions de francs, destiné à faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite à la basilique. Cet ascenseur devait permettre d’accéder directement à la nef ou à la crypte depuis le parvis, sans avoir à utiliser l’escalier – particulièrement pentu – qui relie ce dernier aux deux parties de l’édifice.



La Fédération de la libre pensée et de l’action sociale du Rhône et M. P. avaient demandé l’annulation de cette délibération, au motif qu’elle méconnaissait l’interdiction des aides aux cultes posée par la loi du 9 décembre 1905. Par un jugement du 5 novembre 2002, le tribunal administratif de Lyon avait rejeté cette demande. Par un arrêt du 26 juin 2007 la cour administrative d’appel de Lyon, statuant en formation plénière, a rejeté l’appel que ces derniers avaient formé contre ce jugement. C’est l’arrêt que les requérants contestaient en cassation devant le Conseil d’État.



La question posée par cette affaire était de savoir si les dispositions de la loi du 9 décembre 1905 font par principe obstacle à ce qu’une collectivité territoriale prenne en charge tout ou partie des dépenses de réalisation d’un équipement ou d’un aménagement en rapport avec un édifice affecté à l’exercice du culte – qu’elle en soit ou non propriétaire – lorsque la réalisation de cet équipement ou de cet aménagement présente un intérêt public local, lié notamment à l’importance particulière de l’édifice pour le rayonnement culturel et le développement touristique et économique de son territoire.



Ce qu’a jugé le Conseil d’État



Le Conseil d’État a jugé que les dispositions de la loi du 9 décembre 1905 ne faisaient pas obstacle à ce qu’une collectivité territoriale finance des travaux qui ne sont pas des travaux d’entretien ou de conservation d’un édifice servant à l’exercice d’un culte, soit en les prenant en tout ou partie en charge en qualité de propriétaire de l’édifice, soit en accordant une subvention, lorsque l’édifice n’est pas sa propriété, en vue de la réalisation d’un équipement ou d’un aménagement en rapport avec cet édifice.



Il a toutefois soumis une telle possibilité à plusieurs conditions :



- en premier lieu, l’équipement ou l’aménagement projetés doivent présenter un intérêt public local, lié notamment à l’importance de l’édifice pour le rayonnement culturel ou le développement touristique et économique du territoire de la collectivité et il ne doit pas être destiné à l’exercice du culte



- en second lieu, lorsque la collectivité territoriale accorde une subvention pour le financement des travaux, il faut que soit garanti, par exemple par voie contractuelle, que cette participation n’est pas versée à une association cultuelle et qu’elle est exclusivement affectée au financement du projet.



Le Conseil d’État a ensuite précisé que la circonstance qu’un équipement ou un aménagement remplissant ces conditions soit, par ailleurs, susceptible de bénéficier à des personnes qui pratiquent le culte ne saurait affecter la légalité de la décision de la collectivité territoriale de financer ces travaux.



En l’espèce, et après l’examen des autres moyens qui lui étaient soumis, il a rejeté le pourvoi dirigé contre l’arrêt de la cour administrative d’appel de Lyon.



3. Affaire n° 309161 - Communauté urbaine du Mans – Le Mans Métropole



lire la décision CE, 19 juillet 2011, Communauté urbaine du Mans – Le Mans Métropole, n°309161



Le sens de la décision



Une communauté urbaine ne méconnaît pas les dispositions de la loi du 9 décembre 1905 en aménageant un équipement permettant l’exercice de l’abattage rituel, si un intérêt public local le justifie. Ainsi, la nécessité que les pratiques rituelles soient exercées dans des conditions conformes aux impératifs de l’ordre public, en particulier de la salubrité et de la santé publiques, justifie légalement, en l’absence d’abattoir proche, l’intervention de la collectivité territoriale. En outre, les conditions d’utilisation de l’équipement en cause doivent respecter le principe de neutralité à l’égard des cultes et le principe d’égalité et elles doivent exclure toute libéralité et, par suite, toute aide à un culte.



Les faits à l’origine de l’affaire



En septembre 2003, le conseil de la communauté urbaine du Mans – Le Mans Métropole- avait décidé l’aménagement de locaux désaffectés en vue d’obtenir un agrément sanitaire pour un abattoir local temporaire d’ovins. Cet abattoir était destiné à fonctionner essentiellement pendant les trois jours de la fête musulmane de l’Aïd-el-Kébir. Le conseil communautaire a autorisé le président de la communauté à engager la passation des marchés publics nécessaires. Puis, par une délibération du 21 octobre 2003, le conseil communautaire avait arrêté à 380 000 euros l’enveloppe budgétaire destinée au financement de ces travaux.



Un contribuable local avait demandé l’annulation de cette dernière délibération, au motif qu’elle avait été prise en méconnaissance de la loi du 9 décembre 1905.



Par un jugement du 31 mars 2006, le tribunal administratif de Nantes avait fait droit à cette demande. Par un arrêt du 5 juin 2007, la cour administrative d’appel de Nantes a confirmé ce jugement en jugeant que le crédit de 380 000 euros affecté à l’aménagement de l’abattoir en cause était constitutif d’une dépense relative à l’exercice d’un culte. La communauté urbaine contestait cet arrêt en cassation devant le Conseil d’État.



Cette affaire posait la question de savoir si et dans quelles conditions une collectivité territoriale peut, sans méconnaître les dispositions de la loi du 9 décembre 1905, aménager un équipement pour permettre l’exercice de pratiques rituelles se rattachant à un culte, tel que l’abattage rituel, afin de concilier le libre exercice des cultes et des impératifs se rattachant à l’ordre public, tels que la salubrité publique ou la santé publique.



Ce qu’a jugé le Conseil d’État



Le Conseil d’État a jugé que la loi du 9 décembre 1905 ne fait pas obstacle à ce qu’une collectivité territoriale ou un groupement de collectivités territoriales, construise ou acquière un équipement ou autorise l’utilisation d’un équipement existant, afin de permettre l’exercice de pratiques à caractère rituel relevant du libre exercice des cultes.



Il a toutefois précisé qu’une telle faculté ne peut être légalement mise en œuvre que si sont respectées deux conditions :



- il faut qu’existe un intérêt public local, tenant notamment à la nécessité que les cultes soient exercés dans des conditions conformes aux impératifs de l’ordre public, en particulier de la salubrité et de la santé publiques ;



- il faut que le droit d’utiliser l’équipement soit concédé dans des conditions, notamment tarifaires, qui respectent le principe de neutralité à l’égard des cultes et le principe d’égalité et qui excluent toute libéralité et, par suite, toute aide à un culte.



En conséquence, le Conseil d’État a cassé l’arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes, qui avait jugé que la délibération attaquée devant elle était illégale sans examiner si la communauté urbaine faisait état d’un intérêt public local tenant à la nécessité que les cultes soient exercés dans des conditions conformes aux impératifs de l’ordre public, en particulier de la salubrité publique et de la santé publique, du fait, notamment, de l’éloignement de tout abattoir dans lequel l’abattage rituel aurait pu être pratiqué dans des conditions conformes à la réglementation. Il a renvoyé à cette cour le jugement de l’affaire.



4. Affaire n° 313518 - Commune de Montpellier



lire la décision CE, 19 juillet 2011, Commune de Montpellier, n°313518



Le sens de la décision



Une commune peut, dans le respect des principes de neutralité et d’égalité, permettre l’utilisation d’un local qui lui appartient pour l’exercice d’un culte si les conditions financières de cette autorisation excluent toute libéralité et, par suite, toute aide à un culte. En revanche, la mise à disposition pérenne et exclusive d’une salle polyvalente en vue de son utilisation par une association pour l’exercice d’un culte a pour effet de conférer à ce local le caractère d’édifice cultuel et méconnaît les dispositions de la loi du 9 décembre 1905.



Les faits à l’origine de l’affaire



Par une délibération du 28 janvier 2002, le conseil municipal de la commune de Montpellier avait décidé de construire une « salle polyvalente à caractère associatif » d’une surface totale de 1 010 m², d’inscrire au budget un crédit correspondant au coût de l’opération (soit 1 068 000 euros) et d’autoriser le maire à présenter une demande de permis de construire ainsi qu’à signer les marchés publics nécessaires. Deux années plus tard, par une convention signée le 2 juillet 2004, cette salle polyvalente avait été mise, pour une période d’un an renouvelable, à la disposition de l’association des Franco-Marocains, pour qu’elle puisse être utilisée comme lieu de culte par cette association.



Plusieurs conseillers municipaux avaient demandé l’annulation de la délibération du 28 janvier 2002 décidant de la création de la salle polyvalente. Par un jugement du 30 juin 2006, le tribunal administratif de Montpellier avait annulé cette délibération au motif qu’elle décidait une dépense relative à l’exercice d’un culte, en méconnaissance de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905. Par un arrêt du 21 décembre 2007, la cour administrative d’appel de Marseille a confirmé ce jugement. La commune de Montpellier contestait cet arrêt en cassation devant le Conseil d’État.



La question posée par l’affaire était de savoir dans quelles conditions une collectivité territoriale peut décider de mettre un local à la disposition d’une association pour l’exercice d’un culte, sans méconnaître les dispositions de la loi du 9 décembre 1905.



Ce qu’a jugé le Conseil d’État



Le Conseil d’État a tout d’abord rappelé sa jurisprudence constante, selon laquelle les dispositions législatives applicables (art. L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales) permettent à un commune d’autoriser, dans le respect du principe de neutralité à l’égard des cultes et du principe d’égalité, l’utilisation d’un local qui lui appartient pour l’exercice d’un culte par une association, dès lors que les conditions financières de cette autorisation excluent toute libéralité et, par suite, toute aide à un culte. Il a également rappelé qu’une commune ne peut rejeter une demande d’utilisation d’un tel local au seul motif que cette demande lui est adressée par une association dans le but d’exercer un culte.



Il a ensuite posé le principe selon lequel les collectivités territoriales ne peuvent, sans méconnaître les dispositions de la loi du 9 décembre 1905, décider qu’un local dont elles sont propriétaires sera laissé de façon exclusive et pérenne à la disposition d’une association pour l’exercice d’un culte et constituera ainsi un édifice cultuel.



En l’espèce, le Conseil d’État a censuré l’arrêt de la cour, en jugeant que celle-ci avait commis une erreur de droit en jugeant que la commune de Montpellier avait décidé une dépense relative à l’exercice d’un culte, alors qu’elle avait elle-même relevé que la délibération attaquée devant elle avait pour seul objet de réaliser une salle polyvalente et non d’autoriser son utilisation à des fins cultuelles ou de décider qu’elle serait laissée de façon exclusive et pérenne à la disposition d’une association pour l’exercice d’un culte.



Après avoir annulé l’arrêt attaqué devant lui, le Conseil d’État a renvoyé le jugement de l’affaire à la cour administrative d’appel de Marseille.



5. Affaire n° 320796 - Mme V.



lire la décision CE, 19 juillet 2011, Mme V., n°320796



Le sens de la décision



En autorisant la conclusion d’un bail de longue durée (« bail emphytéotique administratif ») entre une collectivité territoriale et une association cultuelle en vue de l’édification d’un édifice du culte, le législateur a permis aux collectivités territoriales de mettre à disposition un terrain leur appartenant, en contrepartie d’une redevance modique et de l’intégration, au terme du bail, de l’édifice dans leur patrimoine. Ce faisant, le législateur a dérogé à l’interdiction, posée par la loi du 9 décembre 1905, de toute contribution financière à la construction de nouveaux édifices cultuels pour permettre aux collectivités territoriales de faciliter la réalisation de tels édifices.



Les faits à l’origine de l’affaire



Par une délibération du 25 septembre 2003, le conseil municipal de Montreuil-sous-Bois avait approuvé la conclusion d’un bail emphytéotique d’une durée de 99 ans avec la Fédération cultuelle des associations musulmanes de Montreuil, moyennant une redevance annuelle d’un euro symbolique, en vue de l’édification d’une mosquée sur un terrain communal d’une superficie de 1693 m² et il avait autorisé le maire à signer ce contrat.



Une conseillère municipale, Mme V., avait demandé l’annulation de cette délibération, au motif qu’elle avait été prise en méconnaissance des dispositions de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905. Par un jugement du 12 juin 2007, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait fait droit à cette demande. La cour administrative d’appel de Versailles avait, par un arrêt du 3 juillet 2008, annulé ce jugement et rejeté la demande de Mme V, qui s’était pourvue en cassation devant le Conseil d’État.



Cadre juridique et question posée par l’affaire



Depuis la loi n° 88-13 du 5 janvier 1988, ultérieurement codifiée aux articles L. 1311-2 et suivants du code général des collectivités territoriales (CGCT), les collectivités territoriales peuvent conclure des baux emphytéotiques administratifs sur des dépendances de leur domaine privé, mais aussi de leur domaine public.



Cet article a été modifié par l’ordonnance du 21 avril 2006 relative à la partie législative du code général de la propriété des personnes publiques qui a explicitement fait figurer à l’article L. 1311-2 du CGCT qu’un bail emphytéotique administratif peut notamment être conclu « en vue de l’affectation à une association cultuelle d’un édifice du culte ouvert au public ».



Cette modification faisait écho aux considérations générales du rapport annuel du Conseil d’État pour 2004, « Un siècle de laïcité », qui avaient souligné que le recours aux baux emphytéotiques en matière d’édifices cultuels constituait un « instrument efficace et précieux pour les associations souhaitant construire un édifice cultuel. Il se développe cependant dans un contexte juridique incertain. Dès lors qu’il a fait ses preuves, il serait souhaitable de remédier à ces incertitudes. ».



L’affaire soumise au Conseil d’État posait deux questions :



- d’une part, la conclusion d’un bail emphytéotique administratif à objet cultuel était-elle possible avant l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 21 avril 2006 ?



- d’autre part, comment les dispositions relatives au bail emphytéotique devaient-elles être articulées avec celles de la loi du 9 décembre 1905 ?



Ce qu’a jugé le Conseil d’État



Le Conseil d’État a tout d’abord jugé que par l’article L. 1311-2 du code général des collectivités territoriales, dont la portée exacte sur ce point n’avait été qu’explicitée par l’ordonnance du 21 avril 2006, le législateur a permis aux collectivités territoriales de conclure un bail emphytéotique administratif vue de la construction d’un nouvel édifice cultuel, avec pour contreparties :



- d’une part, le versement, par l’emphytéote, d’une redevance qui, eu égard à la nature du contrat et au fait et au fait que son titulaire n’exerce aucune activité à but lucratif, ne dépasse pas en principe un montant modique ;



- d’autre part, l’incorporation dans le patrimoine des collectivités, à l’expiration du bail, de l’édifice construit, dont elles n’auront pas supporté les charges de conception, de construction, d’entretien ou de conservation.



Il a ainsi répondu à la première question par l’affirmative, en estimant que la conclusion d’un bail emphytéotique administratif en vue de la construction d’un édifice cultuel était possible dès avant la modification intervenue en avril2006.



En outre, le Conseil d’État a estimé que ce faisant, le législateur avait dérogé aux dispositions précitées de la loi du 9 décembre 1905. Il en a déduit que les règles posées par cette loi n’étaient pas applicables à un litige concernant la conclusion, par une collectivité territoriale, d’un bail emphytéotique administratif en vue de la construction d’un édifice cultuel : ce bail doit simplement respecter, notamment, les conditions régissant ce type de contrat.



En l’espèce, le Conseil d’État a substitué ce motif à celui retenu à tort par la cour administrative d’appel de Versailles et, après avoir écarté les autres moyens qui étaient soulevés devant lui, il a rejeté le pourvoi de Mme V.

mardi 5 juillet 2011

Rappel : Lancement des Cafés de La République à Nice le 6 Juillet. Venez nombreux !

La fédération 06 de « Debout la République » lance son initiative des « Cafés de la République » dans le département des Alpes-Maritimes et vous invite à assister nombreux à la première réunion de celui de Nice, qui se tiendra le 6 Juillet 2011 de 18 :00 à 20 :00 dans l’arrière salle du bar

« Espace Chaud », 30 rue de France, 06000 NICE.

Le concept des « Cafés de la République » consiste à offrir un espace physique d’information et de communication aux citoyens qui sont préoccupés par les problèmes que notre pays affronte depuis de nombreuses années et qui s’intéressent aux diagnostiques élaborés par « Debout la République » et aux solutions proposées par notre nouveau parti. Ces réunions ont lieu mensuellement dans un café précis de la ville, connu de tous, toujours le même jour comme, à Nice, le premier mercredi de chaque mois (le jour où les sirènes d’alerte de la ville sont testées) de 18 :00 à 20 :00.

Chaque réunion des « Cafés de la République » se compose de plusieurs phases, la première étant la présentation d’un sujet stratégique par un militant DLR approprié, afin de réduire sa complexité apparente (et souvent entretenue par le système politico médiatique) à des raisonnements simples faisant appel au bon sens de chacun. S’en suit une session de questions-réponses sur le sujet-clé choisi pour réduire toute « zone d’ombre », puis une séance d’informations concernant la situation politique générale et les actions menées par DLR en particulier dans la perspective des élections de 2012.

La première réunion du « Café de la République » de Nice est programmée le mercredi 6 Juillet et traitera des aspects économiques et monétaires liés à l’Euro, monnaie unique, et expliquera pourquoi :

- le concept de monnaie unique ne peut pas fonctionner dans la zone Euro actuelle ;

- la surévaluation de l’Euro, dans la guerre mondiale des monnaies en cours, pénalise lourdement la plupart des économies de la zone Euro, dont celle de la France en particulier ;

- l’indépendance de la Banque Centrale Européenne de tout pouvoir politique rend le système monétaire européen … antidémocratique avec les conséquences négatives que l’on sait sur l’emploi en particulier.

Nous vous invitons à informer largement vos entourages de l’existence de cette initiative à Nice et dans les A.M. et à venir nombreux aux réunions des « Cafés de la République ».

Jérôme DURIF

Responsable des « Cafés de la République » de DLR-06

Tel : 06 30 70 15 30

mercredi 29 juin 2011

Un faux témoignage dans le JT de 13H de TF1 impliquant une attachée de presse du Conseil général des Alpes-Maritimes

http://www.liberation.fr/societe/01012345463-un-faux-temoignage-dans-le-jt-de-13h-de-tf1

Un faux témoignage, impliquant une attachée de presse du Conseil général des Alpes-Maritimes et contenu dans un reportage réalisé par des journalistes de Nice Matin, a été diffusé jeudi au cours du JT de 13H de TF1, qui s'est dite "en colère" après l'avoir découvert.

L'information a été révélée sur le site de France Info. Jeudi, le JT a diffusé un sujet sur le contrat de responsabilité parentale (CRP), dispositif mis en place de la loi contre l'absentéisme scolaire et qui "rappelle aux parents leurs devoirs, les oblige à s'engager concernant le comportement de leur enfant sous peine de sanction".

Dans le reportage, selon la radio, on voit une mère qui "exprime sa détresse face à l'absentéisme de son enfant et son soulagement de voir son désarroi pris en charge par ce dispositif".

Or, révèle France Info en citant Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil général, cette femme n'a pas d'enfant et, de surcroît, elle est attachée de presse du président du Conseil général, le député UMP Eric Ciotti.

"Je n'étais pas au courant, C'est une faute professionnelle", déclare Eric Ciotti au site web de la radio, précisant que sa collaboratrice était intervenue "à la demande de TF1". Ce n'est cependant pas la rédaction de TF1 qui a réalisé le sujet, mais des journalistes de Nice Matin, souligne la chaîne.

"On a subi un préjudice assez important", a réagi à l'AFP Catherine Nayl, la directrice de l'information de TF1. "Je suis en colère par rapport à la façon dont les journalistes de Nice Matin, qui travaillent dans le cadre de nos accords avec la presse quotidienne régionale, ont réalisé leur reportage".

"J'ai appelé Frédéric Touraille (directeur général délégué de Nice Matin, NDLR)", a-t-elle poursuivi. "Ca ne remet pas en cause nos relations avec Nice Matin, avec qui on a toujours très bien travaillé. Mais, en revanche, je lui ai dit mon extrême mécontentement. Ce n'est pas à moi de voir quelles sont les suites à donner, mais je ne peux pas accepter ça sur l'antenne de TF1".



"Il n'y a pas eu de faute à la rédaction à Paris. Le rédacteur en chef ne pouvait absolument pas se douter de quoi que ce soit, c'est une séquence d'illustration qui dure quelques secondes", a-t-elle insisté, concluant, en colère : "Le préjudice, c'est nous qui le supportons".



Contacté par l'AFP, Touraille a souligné que l'affaire ne concernait "absolument pas" la rédaction de Nice Matin.



"C'est une filiale qui réalise les reportages dans le cadre de contrats de correspondance avec TF1, pas la rédaction. Je ne veux pas que cette affaire lui porte préjudice", a insisté M. Touraille, gérant de la filiale en question, NMTV.



"J'ai rencontré les jounalistes auteurs du reportage brièvement ce soir et je dois les revoir mardi pour avoir leur version des faits, précise et circonstanciée, qui me semble nécessaire", a-t-il dit, évoquant des faits "regrettables" s'ils étaient avérés.



Le président (UMP) du conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a déclaré samedi midi, par l'intermédiaire de ses services, que son attachée de presse avait démissionné.



(Source AFP)

Suite de l'affaire :

http://fr.tv.yahoo.com/blog/actu/article/5254/jean-pierre-pernaut-et-tf1-prsentent-leurs-excuses.html



Jean-Pierre Pernaut et TF1 présentent leurs excuses

lun juin 27 18:49 Par PureMédias

Jeudi, le journal de 13 heures de TF1 diffusait un reportage consacré au contrat de responsabilité parental mis en place dans les Alpes Maritimes pour lutter contre les absences scolaires. Parmi les personnes interrogées, une femme présentée comme une mère de famille s'exprimait sur ce dispositif inédit.

Or, il s'agissait en fait de l'attachée de presse du Conseil Général de la région qui, de surcroît, n'a pas d'enfant. « J'ai un enfant qui ne va plus à l'école, qui commence à sécher. Je suis un peu inquiète, l'éducation m'a alertée », expliquait-elle pourtant dans le reportage. La supercherie dénoncée par nos confrères de France Info, l'attachée de presse a démissionné de ses fonctions tandis que TF1 a nié toute responsabilité, rejetant la faute sur l'agence de presse auteur du reportage, une filiale appartenant au journal Nice Matin.

Aujourd'hui, Jean-Pierre Pernaut est revenu sur cet incident et a présenté ses excuses. « Nous sommes sincèrement désolés de ce manquement inadmissible au sérieux, à l'éthique et à la déontologie de l'information. C'est la première fois dans l'histoire de nos journaux. Nous ne pouvions ici ni déceler, ni imaginer pareille faute, malgré les procédures de contrôle mises en place pour les 15.000 reportages que nous diffusons chaque année. Néanmoins nous vous prions d'accepter nos excuses », a-t-il expliqué.

« Dans ce reportage, les infos étaient exactes et vérifiées (...) En revanche, un témoin présenté pendant quelques secondes comme une mère de famille était en fait une attachée de presse sans enfant du conseil général (...) Dès que l'on a eu connaissance, ici à TF1, de ce faux témoignage réalisé à la demande des journalistes de la société NMTV, qui assure la correspondance de TF1 dans la région, on a demandé au groupe de presse d'en tirer les conséquences auprès de ses deux collaborateurs afin de retrouver la confiance dans ce partenariat qui existe depuis 20 ans », a précisé Jean-Pierre Pernaut.

mardi 28 juin 2011

Lancement des Cafés de La République à Nice le 6 Juillet. Venez nombreux !

La fédération 06 de « Debout la République » lance son initiative des « Cafés de la République » dans le département des Alpes-Maritimes et vous invite à assister nombreux à la première réunion de celui de Nice, qui se tiendra le 6 Juillet 2011 de 18 :00 à 20 :00 dans l’arrière salle du bar

« Espace Chaud », 30 rue de France, 06000 NICE.




Le concept des « Cafés de la République » consiste à offrir un espace physique d’information et de communication aux citoyens qui sont préoccupés par les problèmes que notre pays affronte depuis de nombreuses années et qui s’intéressent aux diagnostiques élaborés par « Debout la République » et aux solutions proposées par notre nouveau parti. Ces réunions ont lieu mensuellement dans un café précis de la ville, connu de tous, toujours le même jour comme, à Nice, le premier mercredi de chaque mois (le jour où les sirènes d’alerte de la ville sont testées) de 18 :00 à 20 :00.




Chaque réunion des « Cafés de la République » se compose de plusieurs phases, la première étant la présentation d’un sujet stratégique par un militant DLR approprié, afin de réduire sa complexité apparente (et souvent entretenue par le système politico médiatique) à des raisonnements simples faisant appel au bon sens de chacun. S’en suit une session de questions-réponses sur le sujet-clé choisi pour réduire toute « zone d’ombre », puis une séance d’informations concernant la situation politique générale et les actions menées par DLR en particulier dans la perspective des élections de 2012.




La première réunion du « Café de la République » de Nice est programmée le mercredi 6 Juillet et traitera des aspects économiques et monétaires liés à l’Euro, monnaie unique, et expliquera pourquoi :

- le concept de monnaie unique ne peut pas fonctionner dans la zone Euro actuelle ;

- la surévaluation de l’Euro, dans la guerre mondiale des monnaies en cours, pénalise lourdement la plupart des économies de la zone Euro, dont celle de la France en particulier ;

- l’indépendance de la Banque Centrale Européenne de tout pouvoir politique rend le système monétaire européen … antidémocratique avec les conséquences négatives que l’on sait sur l’emploi en particulier.




Nous vous invitons à informer largement vos entourages de l’existence de cette initiative à Nice et dans les A.M. et à venir nombreux aux réunions des « Cafés de la République ».




Jérôme DURIF

Responsable des « Cafés de la République » de DLR-06

Tel : 06 30 70 15 30

vendredi 24 juin 2011

Quand Marine Le Pen est déstabilisée par le programme du FN ...

Le programme de Marine Le Pen veut-il moins de musulmans dans l’armée parce que les musulmans constitueraient un recrutement de mauvaise qualité ?

Marine Le Pen était hier soir (jeudi 23 juin 2011) l’invitée de la nouvelle émission de France 2 « Des paroles et des actes ». Sollicitée par Caroline Fourest, la présidente du Front National a refusé de commenter une phrase visible sur le site internet du FN, en changeant plusieurs fois de sujets malgré les relances des différents journalistes sur le plateau. Dans la rubrique « Défense » du programme, on peut en effet lire :



« (…) Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman ».



Il est à noter que Madame Fourest a omis de lire l’intitulé de l’article précisant qu’il s’agissait là du programme…de 2007 :



« Attention, il s’agit du programme de 2007. Le projet du Front National pour 2012 sera présenté dans les mois précédents l’élection présidentielle ».

Cela change t-il pour autant la nature du propos ?

De la même façon en toute fin d'émission, Marine Le Pen, obtenant le papier sur lequel est écrit le dit passage, déclare : " vous êtes malhonnête car il ya un point entre les deux phrases" . Une fois encore est-ce que cela change la nature du propos ? Je laisse les lecteurs en juger.

(Source : http://www.frontnational.com/?page_id=1153)

Aujourd'hui pour se défendre le Front National à travers un de ses organes de presse associé Nations Presse info sort un article intitulé "En janvier 2009, l’armée reconnaissait que quelques soldats musulmans refusaient de partir en Afghanistan". Cet article se réfère lui même un article publié sur un blog associé de Libération "Exclusif : l'armée reconnait que quelques soldats musulmans refusent de partir en Afghanistan " (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/01/exclusif-larme.html).

Le seul hic, c'est que l'article du journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet, montre que les problèmes de compatibilité entre les engagements des militaires français musulmans et leurs confessions concernent 0,01 % des effectifs. Ainsi le refus de combattre en Afghanistan concerne seulement 4 soldats français musulmans.

Ainsi est-ce que cela mérite que le Front National généralise ce fait et le mette dans son programme ? Je ne pense pas. Il s'agit encore une fois d'une volonté de stigmatisation !

La France connait des problèmes d'intégration mais quelle meilleure réponse y-a-t-il que de voir des immigrés et des français d’origine étrangère prêt à s'engager pour notre armée ? N’est-ce pas un signe fort de patriotisme et de fierté que de voir des jeunes gens servir leur pays natal ou celui qu’ils ont choisi délibérément au-delà de leurs origines ou de leurs confessions (confère le prestige jamais démenti à travers le monde de la Légion étrangère) ?

Moralité, en plus d'apprendre que Marine Le Pen peut être sacrément déroutée quand elle a des contradicteurs à sa hauteur, cette affaire nous montre qu'il reste encore du chemin à faire au Front National pour devenir un vrai catalyseur capable de rassembler toutes celles et tous ceux qui ont la France au cœur.

              

Anthony MITRANO

Coordinateur Debout La République pour Nice

Délégué Départemental Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

Coordinateur régional Debout Les Jeunes PACA

jeudi 23 juin 2011

163 milliards de plus... Analyse comparative de la dépense publique en France et en Allemagne

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/06/04/01006-20110604ARTFIG00576-pour-163-milliards-de-moins.php

Pour 163 milliards de moins

C'est un document bourré de chiffres, de tableaux et de graphiques que tous les candidats à l'élection présidentielle devraient punaiser au-dessus de leur lit ! Réalisé par l'Institut Thomas More *, un think tank indépendant, libéral et européen, il dresse une saisissante analyse comparative de la dépense publique en France et en Allemagne. A l'heure où il est de bon ton d'invoquer à tout bout de champ la «nécessaire convergence franco-allemande» - à droite pour réformer encore et toujours la fiscalité, à gauche pour rêver à une illusoire « sortie » du nucléaire -, ce rapport souligne à point nommé une « divergence » (doux euphémisme) dont personne, ou presque, ne parle jamais : celle qui concerne l'emploi des deniers publics. Il faut le lire, pour comprendre ce qui nous attend.



163 milliards ! Si la France, qui consacre chaque année 52,3 % de son PIB à la dépense publique, quand l'Allemagne n'y affecte que 43,7 %, s'alignait sur ce qui se fait outre-Rhin, elle dépenserait 163 milliards d'euros de moins tous les ans ! Une paille. Il ne s'agit pas de prétendre que notre pays pourrait, en copiant aveuglément le « modèle » allemand, économiser d'un trait de plume 163 milliards - à chacun ses traditions, à chacun ses choix politiques -, mais enfin, la France est-elle tellement mieux administrée que l'Allemagne, les Français sont-ils si satisfaits de leur Etat, les services rendus par la puissance publique à la collectivité sont-ils à ce point incomparables que nous devions y consacrer - en plus - chaque année l'équivalent de notre déficit budgétaire, ou plus de deux fois le budget du ministère de l'Education ?



L'éducation, justement. La France et l'Allemagne, nous apprend l'Institut Thomas More, y consacrent à peu près les mêmes montants : un peu plus de 70 milliards d'euros par an. Mais la France compte 1,2 million d'élèves de moins que l'Allemagne. Pour chaque élève, notre système dépense donc 816 euros de plus que le système allemand (coût théorique : 8,2 milliards d'euros). Nos enfants sont-ils pour autant mieux instruits, mieux formés, mieux préparés à trouver un emploi ? Ce n'est pas ce que répond le dernier classement Pisa de l'OCDE, qui place respectivement l'Allemagne et la France en 20e et 22e position. Quant aux enseignants, ils sont très nettement moins bien payés chez nous que de l'autre côté du Rhin (où il est vrai qu'ils travaillent davantage). On ne saurait constater plus crûment la faillite du « toujours plus » - de personnels et de moyens...



Ce qui vaut pour l'éducation vaut aussi pour la santé : l'Allemagne, dont la population est pourtant nettement plus âgée que la nôtre, dépense en moyenne 372 euros par an et par habitant de moins que la France, sans pour autant que l'on y soit moins bien soigné. Même constat pour la protection vieillesse : malgré 20 % de seniors en plus l'Allemagne dépense 1,4 % de PIB en moins - les retraités, c'est vrai, y sont moins bien traités, mais le taux d'emploi des plus de 55 ans dépasse le nôtre de 17 points ! Diagnostic analogue, encore, en ce qui concerne le logement : la France, dont la démographie est plus dynamique, dépense six fois plus que l'Allemagne et pourtant, elle accuse un déficit de 720 000 logements. Cherchez l'erreur...



Un chiffre résume tout. Proportionnellement à sa population, la France compte 24 % de fonctionnaires de plus que l'Allemagne, soit 820 000 emplois publics. Par rapport à la population active, la différence est plus vertigineuse encore : + 44% ! Etat, collectivités locales : on compte quasiment le même nombre de fonctionnaires (hors santé) dans nos deux pays, alors qu'il y a 18 millions d'Allemands de plus que de Français. Entre 1991 et 1998, l'Allemagne, sans tapage, a réduit de moitié le nombre de ses salariés publics ! Chez nous, le gouvernement fait des prodiges pour ne pas remplacer un fonctionnaire d'Etat sur deux partant à la retraite. Mais ses efforts sont proprement annihilés par la croissance exponentielle des effe.tifs de la fonction publique territoriale : + 71 % entre 1980 et 2007 ! Le principe sacro-saint de « l'autonomie de gestion des collectivités » ju.tifiera-t-il encore longtemps que notre pays acquitte, par rapport à l'Allemagne, un « surcoût » annuel de 30 milliards d'euros ?



On dira que tout cela fait beaucoup de chiffres - pardon - et qu'aucun chiffre n'a jamais fait une élection. Sans doute. Mais derrière la mesure de cette gigantesque ponction publique sur l'économie productive se dissimulent des réalités très concrètes : le coût du travail en France, la compétitivité de nos entreprises, la croissance de notre économie et, finalement, l'avenir de nos emplois. Dans la campagne présidentielle qui s'engage, il sera beaucoup question - et à juste titre - des déficits publics et de la dette. Qui aura le courage de dire que la question, si l'on veut en venir à bout, n'est pas de savoir comment l'Etat va prélever plus, mais tout simplement comment il peut dépenser moins ?


  • www.institut-thomas-more.org

http://www.institut-thomas-more.org/actualite/163-milliards-de-plus-analyse-comparative-de-la-depense-publique-en-france-et-en-allemagne-2.html

mercredi 22 juin 2011

La posture autoritaire et populiste de Manuel Valls

            

Manuel Valls vient de publier un livre intitulé Sécurité : la gauche peut tout changer (éditions du Moment, 2011, 171 pages). Député-maire d'Evry (Essonne, 91), M. Valls est candidat à la primaire organisée par le parti socialiste pour désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2012. Il s'est depuis longtemps positionné sur les questions de sécurité, comme par ailleurs d'immigration, d'une manière telle que les médias n'ont pas tardé à le dénommer « le Sarko de la gauche » (Le Point, 2 août 2007). La sécurité est de fait l'un de ses thèmes de prédilection. Pour les journalistes politiques, il ne fait pas de doute que M. Valls souhaiterait être ministre de l'Intérieur si la gauche remportait les prochaines élections présidentielles et législatives. Au vu de son livre, il n'est pas sûr toutefois que M. Valls connaisse en profondeur les problèmes de sécurité, de police et de justice. Au-delà d'une posture autoritaire - au demeurant identique à celle de la plupart de ses adversaires politiques -, on ne trouve en effet dans son livre aucune piste précise et originale pour imaginer ce que pourrait être une politique de sécurité « de gauche », alternative à celle conduite depuis une dizaine d'années.



Une bonne critique du sarkozysme, mais...



La première partie du livre de M. Valls constitue une critique de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy à la fois intéressante et bien argumentée. Le démontage de la politique du chiffre en constitue l'essentiel et nous pouvons d'autant moins le critiquer que M. Valls s'appuie ici sur les travaux des chercheurs (et notamment les nôtres) ainsi que sur les analyses de son collègue député PS Jean-Jacques Urvoas. Ce dernier, on le sait, a notamment montré que, derrière les déclarations martiales du gouvernement, l'on assiste en réalité à une forte diminution des effectifs et de la présence policière depuis 2007. Le seul bémol que l'on doit mettre concerne l'évolution des atteintes aux personnes. Sur le seul fondement des statistiques policières, M. Valls écrit que « la violence » - qui serait « le coeur de ce qui fait l'insécurité » - aurait « explosé » (p. 45). Comme nous avons tenté de l'expliquer dans nos recherches - et notamment dans un article d'analyse statistique pourtant cité par M. Valls -, cette évolution statistique ne traduit pas principalement une augmentation des atteintes aux personnes effectivement commises dans la réalité, mais d'abord une judiciarisation croissante d'affaires auparavant moins déclarées et moins poursuivies. Ce sont surtout les violences conjugales et familiales chez les majeurs, les bagarres entre jeunes et le contentieux avec les institutions (dégradations, outrages, violences, envers principalement les policiers et les enseignants) chez les mineurs. Dès lors, on ne peut pas accuser la politique de N. Sarkozy d'être responsable de la hausse apparente (dans les statistiques de police) des atteintes aux personnes, pas plus qu'elle n'est responsable de la baisse apparente des atteintes aux biens. Cette politique qui vise avant tout à s'assurer d'une bonne communication par les chiffres, a de manière générale peu de prises sur l'évolution réelle des délinquances qu'elles quelles soient (le cas de la délinquance routière mis à part). En revanche, elle a certainement accéléré encore les processus de judiciarisation et de pénalisation qui traversent la société française.



L'on ne peut également que saluer le souhait affiché par M. Valls de revenir à une police de proximité - qu'il appelle « police de quartier » à la suite du premier programme du PS publié en novembre dernier - « présente sur le terrain » et sur des zones bien délimitées (« à taille humaine »), pourvue de policiers « aguerris », surtout dans les zones sensibles où ils seraient « incités financièrement » à venir travailler (p. 70-71). Là aussi, les travaux de sociologie de la police appuient cette nécessité impérieuse. Cependant, le principe étant posé, le contenu peut être très variable. Et lorsque l'on entre dans le détail, les propos de M. Valls deviennent beaucoup moins rassurants quant à sa bonne connaissance du terrain et quant à sa conception de la politique de sécurité et de prévention.



... des alternatives limitées et pour certaines très contestables



Dès que l'on entre dans le détail des analyses, les choses sont donc beaucoup moins claires. C'est vrai d'abord du constat. En guise de diagnostic sur ce qui se passe ou se passerait réellement dans la société française, M. Valls se contente d'une série de formules chocs comme « la banalisation de l'ultraviolence », l'« intensification inouïe des violences urbaines » (p. 64), les « cités sensibles en proie à une violence permanente qui va de la plus stupide incivilité à la balle perdue et au meurtre » (p. 65) ou encore « l'extrême précocité des auteurs d'actes de délinquance » (p. 113). Autant de formules toutes faites, martelées depuis de très nombreuses années dans le débat politico-médiatique, généralement par les responsables de droite et par une bonne partie des journalistes, le plus souvent à l'occasion des faits divers. Ce ne sont pourtant que cela : des formules chocs politico-médiatiques, en aucun cas des diagnostics.



Ces généralités se retrouvent ensuite sur le plan des préconisations. M. Valls proclame certes que les maires de gauche ont l'expérience du terrain, une somme d'expériences qui doit leur permettre de devenir « le parti de la sécurité » (p. 61). Mais ceci contraste terriblement avec l'absence de toute démonstration un tant soit peu précise sur l'expérience locale en question, à commencer par la sienne. Voici en effet dix ans que M. Valls est maire d'une moyenne ville de la région parisienne (environ 53 000 habitants au recensement de 2008) dont un quart de la population vit en « zone urbaine sensible ». L'on s'attendait donc à ce qu'il expose en détail les leçons qu'il a tirées de cette expérience et la politique qu'il propose. Or l'on reste totalement sur sa faim en la matière. L'on est même fortement agacé par le caractère particulièrement vague des quelques allusions qui y sont faites. Ainsi, M. Valls explique que, ayant annoncé que la sécurité de la ville serait pour lui un enjeu prioritaire, il a une fois élu (en 2001) choisi de doubler les effectifs de la police municipale et de l'armer. Et il précise que ce fut « une décision difficile et lourde d'implications » (p. 72). Mais il n'écrit pas un mot de plus sur ces fameuses « implications ». Voilà donc un récit d'expérience d'un « maire de terrain » qui, sur son terrain de prédilection, tient en deux lignes... C'est pour le moins troublant. La suite consacrée à la vidéosurveillance est un peu plus développée, mais l'on reste loin d'un diagnostic sérieux. Certes, M. Valls - qui a équipé Evry sur « la plus grande partie du territoire, des équipements publics et de nombreux espaces publics » - critique à juste titre le fait que le gouvernement actuel y voit la panacée et il a bien vu que « la vidéosurveillance engloutit presque tous les crédits à la prévention que l'Etat accorde aux collectivités » (p. 73). Il écrit cependant que la vidéosurveillance est « un moyen, efficace, parmi d'autres pour décourager l'activité délinquante ». Et il faut ici le croire sur parole car l'on n'aura pas d'autre argumentation que ces affirmations (on sait en revanche que les recherches relativisent très fortement cette efficacité). M. Valls annonce enfin que ses meilleurs espoirs reposent désormais sur la « cartographie de la délinquance » : avoir « une photo statistique de la délinquance en fonction d'un quadrillage territorial précis » permettra « la réactivité et l'adaptation des forces de polices municipales » (p. 74). M. Valls avoue ainsi que, pour lui, les tâches de la police municipale sont globalement les mêmes que celles de la police nationale. C'est, de nouveau, pour le moins troublant. Et la suite du livre, sur la justice, n'est pas rassurante.



Punir, le plus vite possible



M. Valls a compris le problème de moyens de la justice et il en donne plusieurs exemples dans son livre, en particulier concernant l'administration pénitentiaire (mais le problème est général). Pourtant, le coeur de son message n'est pas là. Punir le plus vite possible, voilà plutôt à quoi semble ressembler la devise judiciaire de Manuel Valls, et on se demande donc de nouveau ce qui peut bien le différencier de ses adversaires politiques. Certes M. Valls commence par assurer qu'il n'entend pas « sacrifier la justice sur l'autel pouilleux du populisme » ni « piétiner sans vergogne, par cynisme politique, son indépendance » (p. 91). La justice ne serait pas inefficace, elle serait juste « décalée ». Et il entend donc la recaler, c'est-à-dire l'accélérer. Actuellement, les juges des enfants mettent en moyenne un an à rendre leurs décisions finales dans les affaires impliquant des mineurs. A quoi M. Valls oppose sa vision : « Les choses doivent s'améliorer. Il n'est pas possible, par exemple pour un primo-délinquant, d'être jugé un an après les faits. Pour lui, c'est incompréhensible et la sanction ne pourra être acceptée. Il doit pouvoir être jugé sous trois jours » (p. 93). De un an à trois jours... ce n'est pas une amélioration, c'est une révolution totale ! Ce n'est pas de la rapidité, c'est de l'immédiateté. Et ce n'est donc plus de la justice puisque, dès lors, il n'y a plus le temps d'aucune investigation et d'aucun débat. Une telle vision est proprement confondante et sidérante. Elle trahit une méconnaissance profonde à la fois des principes généraux de la justice des mineurs, du droit et de la procédure pénale et enfin du travail ordinaire des magistrats de l'enfance comme des éducateurs et des psychologues de la protection Judiciaire de la Jeunesse qui les renseignent sur la situation des mineurs poursuivis. En écrivant cela, M. Valls démontre qu'il ignore ce que sont une mesure d'investigation, une expertise et un rapport éducatif, qu'il ignore que l'essentiel des réponses pénales (surtout s'agissant des primo-délinquants) sont aujourd'hui apportées par les parquets sous forme d'alternatives (rappels à la loi, réparations, médiations, etc.) dans un temps déjà très court, de même qu'il ignore ce que sont les mesures dites pré-sententielles décidées par les juges des enfants. Car, en réalité, il ne se passe pas rien entre le moment des faits et celui du jugement final. L'essentiel du travail des magistrats de l'enfance et de leurs auxiliaires réside au contraire le plus souvent dans cet entre-deux, dans les différentes formes de mise à l'épreuve du mineur, avant un jugement qui vient en réalité clore l'action du juge et non la démarrer (tout ceci est très bien expliqué dans ce livre récent d'une juge des enfants, que M. Valls ferait bien de lire). Ainsi, en réclamant punition et immédiateté, en réclamant qu'on rende la justice des mineurs en trois jours, M. Valls fait le contraire de ce qu'il annonce, il agit exactement de la même manière que ses adversaires politiques, il sombre à son tour dans le populisme.



To be or not to be populist, that is the question...



« Les Français ont peur » : ainsi commence la quatrième de couverture du livre de M. Valls. Et si cela ne suffisait pas, dès les premières lignes de l'ouvrage, le ton est donné et le registre bien établi : « Ce livre, je le dédie à celles et ceux pour qui, chaque matin, sortir de chez soi, aller travailler, prendre l'air, s'habiller en jupe, courir dans un parc ne va pas de soi. Je le dédie à celles et ceux pour qui, le soir, pénétrer dans un parking, traverser le pont qui les ramène chez eux est devenu une appréhension. Je le dédie aussi à ceux que l'on appelle les agents des forces de l'ordre, policiers et gendarmes, ces gardiens de notre paix, pour qui l'esprit de devoir, le service de l'intérêt général s'expriment dans le champ social le plus dur, le plus sombre et parfois le plus animal » (p. 7). S'ériger personnellement en défenseur des victimes, défendre l'ordre contre la barbarie et la civilisation contre la sauvagerie, n'est-ce pas le fondement, l'essence même, de la posture populiste telle que Nicolas Sarkozy et son entourage la déclinent depuis près de 10 ans au plan national, et d'autres responsables de « droite dure » au plan municipal (Christian Estrosi, François Grosdidier, etc.) ? C'est tout le problème que M. Valls ne veut pas entendre. Il s'agit pourtant bien d'un ton et d'un registre populistes, encore démontrés dans le dernier chapitre du livre qui porte sur les « ghettos » et sur l'immigration, et dans lequel on ne trouve pas une seule ligne d'analyse des problèmes d'intégration économique et sociale de la population des quartiers pauvres. Ce serait certainement faire preuve d'un odieux « laxisme » et recourir à de détestables « excuses sociologiques » aux yeux de M. Valls, exactement comme dans ceux de N. Sarkozy. C'est le coeur de la domination intellectuelle de la droite sur la sécurité depuis la fin des années 1990. Et, loin d'y résister, M. Valls s'y livre pieds et poings liés.



Manuel Valls se défendra peut-être en disant que nous l'accablons exagérément en ne citant que certains passages de son livre et pas d'autres. On peut aisément prévenir cette défense en soulignant que l'on trouve en effet dans ce livre de nombreuses contradictions. A quelques pages d'intervalle, on trouve parfois une chose et son contraire, ce qui est plus troublant encore que le reste. Ainsi sur la justice des mineurs que nous venons d'évoquer, avoir réclamé la justice en trois jours n'empêche nullement M. Valls de critiquer 6 pages plus loin la politique du chiffre et le « traitement en temps réel » imposés à la justice, en défendant au contraire « le principe supérieur de l'individualisation de la peine en fonction du profil, du parcours de vie, des antécédents de l'accusé » (p. 99). Comment se fait-il que l'intéressé ne perçoive pas la contradiction ?



Et ce problème traverse en réalité tout le livre d'où émergent de nombreuses contradictions. Au fond, M. Valls donne le sentiment de trouver tous les arguments qu'il faut lorsqu'il s'agit de critiquer la politique menée par la droite depuis 2002, mais de s'empresser de repartir exactement sur les mêmes bases de réflexion lorsqu'il passe à ses propositions. Dès lors, le résultat est fatal : il parvient à peu près aux mêmes conclusions. Comment comprendre ce processus? Deux hypothèses - non exclusives l'une de l'autre - se présentent.



La première est que M. Valls n'a pas un niveau de connaissance suffisant des problèmes. Nous l'avons vu, son diagnostic est globalement plutôt superficiel. Ses propos ressemblent étrangement aux discours de certains syndicats de police et parfois même d'un certain café du commerce. La violence explose, les délinquants rajeunissent sans cesse, il n'y a plus de valeurs et plus de limites, la justice ne fait pas son boulot, on les attrape le soir ils sont remis en liberté le lendemain... etcetera. En cela, M. Valls est proche d'un certain terrain politique : celui des plaintes de ses administrés, des courriers de protestation reçus en mairie, des propos entendus en serrant des mains sur le marché le samedi matin ou encore de ce que lui racontent les policiers municipaux de sa ville. Mais il est totalement éloigné ce que peut-être le diagnostic global d'un problème de société et l'approche impartiale d'une réalité complexe. Telle est sans doute la condition ordinaire d'un responsable politique de haut niveau, dont on imagine l'agenda très rempli. Mais l'on attendrait alors de lui qu'il ait l'intelligence de comprendre les biais et les limites de sa position pour s'entourer de personnes capables de lui donner le diagnostic de base qui fait ici défaut. Encore faut-il toutefois le vouloir et ne pas se satisfaire de ce niveau superficiel d'analyse, au nom d'une posture volontairement très politique pour ne pas dire politicienne. C'est la deuxième hypothèse.



L'autorité : posture politicienne fondamentale de Manuel Valls



C'est bien une posture politique qui irrigue fondamentalement la pensée de Manuel Valls, une posture politicienne même dans la mesure où elle vise manifestement à se distinguer en politique, en particulier vis-à-vis d'autres personnalités du parti socialiste. Cette posture, on la retrouve d'abord dans les pages consacrées à une sorte d'éloge de l'ordre comme « socle des libertés » (p. 58), comme on la retrouve à la fin du livre dans l'éloge de « l'autorité » qui serait aujourd'hui « bafouée » et « attaquée de toutes parts » (p. 156-157). De nouveau, c'est exactement aussi la posture qui traverse toutes les lois votées ces dernières années par ses adversaires politiques ainsi que tous les rapports accumulés sur les questions de sécurité et de justice ces dernières années (rapports Bénisti, Bockel, Ruestch, Reynès, Lachaud, etc.). Le livre s'ouvre - on l'a vu - sur une dédicace aux victimes et aux forces de l'ordre, et il se conclut sur un éloge généralisé de l'ordre et de l'autorité, ciments véritables de la profession de foi à laquelle se livre M. Valls : « La mission du prochain chef de l'Etat sera de réinstaller l'ordre et l'autorité dans leurs vertus premières. Celles qui permettent de constituer les individualités, de les protéger et de leur assurer le plein exercice de la liberté. ... A la "tolérance zéro", à la "société du care", à "l'ordre juste", il faut opposer une définition de l'ordre dans ce qu'il a de plus nu : un ordre créateur. Créateur de sécurité, de liberté et d'émancipation. L'autorité est avant tout émancipatrice. ... Dans le meilleur des mondes, l'autorité la plus aboutie rendrait totalement inutile l'usage de la force. On voit bien que nous sommes très loin de cet idéal. Par conséquent, le défi pour la France sera de renforcer chaque maillon de la chaîne d'autorité : l'individu, la famille, l'école, la police, la justice, l'Etat, l'Europe et, en dernier lieu, l'institution éminente et fédératrice que doit incarner le président de la république » (p. 167-168).



Un président posé en autorité supérieure, absolue et forcément légitime parce protectrice, peut-on imaginer plus forte personnalisation du pouvoir et meilleure caricature de ce que Nicolas Sarkozy voulait réaliser ?

mardi 21 juin 2011

Rosa : «L’euro est un contresens économique»

http://www.gaullisme.fr/2011/06/17/rosa-euro-europe/

«L’euro a été soutenu de bout en bout par une coalition de dirigeants politiques, d’élites administratives, de responsables du grand patronat, parce que toutes nos industries européennes sont le plus souvent cartellisées» souligne l’économiste Jean-Jacques Rosa.

INTERVIEW – Faillite en Irlande, mouvements de rue en Grèce et en Espagne, inquiétude en France: l’euro s’est révélé un fardeau intolérable pour nombre d’économies européennes, estime l’économiste Jean-Jacques Rosa, qui recommande une dévaluation de la monnaie unique et un retour au franc.

                  

LE FIGARO. – Peut-on dire que la France est en partie malade de l’euro?



Jean-Jacques ROSA. - Oui, car vous ne pouvez pas appliquer la même politique monétaire, c’est-à-dire le même taux de change et le même taux d’intérêt, à des économies dont les trajectoires et les structures sont différentes. Notre économie n’évolue pas de la même façon que celle de la Grèce ou de l’Allemagne: les taux d’inflation divergent, les phases conjoncturelles ne coïncident pas, et il n’y a pas de taux de change idéal et unique, globalement applicable.



Le taux de change détermine vos exportations et vos importations, il est lui-même lié aux taux d’intérêt, et si vous n’avez pas le bon change par rapport aux conditions de votre économie, cela pénalise votre croissance. Tel est le point fondamental. La monnaie unique est un fiasco pour les économies nationales qu’elle a privées d’un amortisseur de crise essentiel dans les remous de la grande récession. Les eurosceptiques ont donc eu raison sur toute la ligne en cernant les nuisances à venir de la monnaie unique, mais la victoire de la raison a quelque chose d’amer.



Déplorez-vous qu’une politique d’intégration de l’Europe n’ait pas précédé sa construction économique ?



La politique peut corriger les inconvénients d’une même monnaie appliquée à des économies différentes. Aux Etats-Unis, par exemple, où le Massachusetts ne fonctionne pas comme le Texas, l’appareil étatique fédéral et l’impôt fédéral font que, lorsque le Texas est en plein boom, les rentrées fiscales provenant de cet Etat permettent de subventionner le Massachusetts qui est en récession. Les Etats-Unis peuvent donc supporter une monnaie commune qui, idéalement, ne convient pas à la fois au Texas et au Massachusetts, mais les transferts fiscaux permettent d’amortir le choc. Nous n’avons pas cela en Europe.



Faut-il des Etats-Unis d’Europe? C’était l’objectif des fédéralistes, mais une telle construction n’est pas possible pour des raisons de fond. Les Etats-Unis se sont constitués au XIXe siècle, dans un contexte d’impérialisme et d’extension territoriale des nations. Un siècle et demi plus tard, et particulièrement depuis la révolution de l’information des années 1970-1980, nous observons l’exacte tendance inverse. L’Empire soviétique a éclaté. Les nations se fragmentent, on l’a vu en Europe de l’Est, et les nations qui ne comportent que quelques millions d’habitants sont le plus souvent prospères. Ainsi des pays nordiques, de la Suisse, du Canada ou de la Nouvelle-Zélande. Grâce à l’ouverture des marchés mondiaux et à la révolution de l’information, au lieu d’être un handicap, la petite dimension est devenue un avantage. Et les plus petits pays sont nécessairement plus ouverts au commerce extérieur. Dans un monde de libre circulation, même si elle vient d’un tout petit pays, une entreprise peut se développer et vendre sur tous les marchés de forts volumes à faible coût.



Une Europe fédérale aboutirait donc, selon vous, à une régression ?



Regardez l’Histoire: après la Première Guerre mondiale, dans une économie où les marchés étaient fragmentés et le protectionnisme de règle, le calcul économique consistait à dire: puisqu’il n’y a plus d’accès à un marché mondial, nous devons avoir notre grand marché impérial. Telles ont été les politiques de la Grande-Bretagne et de la France. Ces temps-là sont révolus. Il vaut mieux vendre partout dans le monde plutôt que de se limiter à un sous-ensemble régional.



À qui profite l’euro ?



Je me suis posé cette question dès l’écriture de L’Erreur européenne, en 1998, alors que la monnaie unique n’était encore qu’à l’état de projet. C’était un tel contresens économique! Pourquoi tous ces gens de gouvernement, fort intelligents, ont-ils choisi de s’engouffrer dans cette nasse? Il s’agissait à l’époque d’obliger les Européens réticents à construire un super-Etat, par l’artifice technique de l’union monétaire qui les contraindrait tôt ou tard à accepter aussi l’union budgétaire, et donc un Etat fédéral. Certains milieux patronaux ne sont pas demeurés en reste. L’euro a été soutenu de bout en bout par une coalition de dirigeants politiques, d’élites administratives, de responsables du grand patronat, parce que toutes nos industries européennes sont le plus souvent cartellisées.



L’intérêt d’un cartel est de fixer les prix ensemble, pour supprimer ainsi la concurrence, hausser les tarifs et dégager des profits plus importants. Le mouvement, élargi à l’Europe, est clair: un cartel national fonctionnera sans grand problème dans un espace fermé, sous la houlette d’autorités professionnelles adéquates. Mais dès que l’on ouvre les frontières, on se trouve aux prises avec des concurrents qui ne jouent pas le même jeu. D’où la tentation de reconstituer un cartel dans une zone plus large, avec ces nouveaux concurrents. Se pose alors le problème du contrôle des prix convenus. Si le taux de change bouge chaque jour, la tâche devient complexe. Il faut renégocier en permanence, alors que si vous supprimez les variations de change, tout redevient simple, comme à l’intérieur d’une seule économie nationale. La volonté de reconstituer le cartel industriel au niveau européen fonde la volonté de supprimer toute variation de change. Les Etats, finalement, considérés comme des entreprises, sont dans la même situation…



Cette simplification que vous reconnaissez n’a-t-elle pas des aspects positifs ?



Cela dépend pour qui ! Positifs assurément pour les cartels qui augmenteront leurs profits, mais certainement pas pour tous les autres joueurs: les cartels font monter les prix et contractent les volumes de production aux dépens des citoyens et des consommateurs. «Les gens d’une même profession, observe Adam Smith dans La Richesse des nations,ne se rencontrent que rarement, même pour s’amuser ou se distraire, sans que leur conversation n’aboutisse à quelque collusion au détriment du public…»



Manière élégante de faire du populisme…



Mais il arrive que le populisme ait raison. Il peut certes devenir outrancier et préconiser de fausses solutions, mais il reste qu’en démocratie écouter le peuple est le principe fondamental.



Le peuple va-t-il pour autant réclamer la suppression de l’euro ?



Je ne le pense pas dans l’immédiat, parce qu’il faut d’abord comprendre qu’une très large part de nos difficultés provient de cette erreur économique majeure, ce qui nécessite une assez bonne connaissance des mécanismes monétaires. Mais il n’est pas nécessaire d’être un expert pour sentir que quelque chose ne va pas et comprendre que nous faisons fausse route.



Que répondez-vous aux économistes qui voient dans l’abandon de l’euro une porte ouverte sur l’apocalypse ?



L’Etat et les entreprises ayant des dettes libellées en euros détenues à l’étranger, sortir de la monnaie unique et dévaluer le nouveau franc soutiendrait l’activité mais majorerait le poids de cette dette, exprimée désormais en francs. Les charges des contribuables et des entreprises en seraient alourdies, ce qui, en sens inverse, ralentirait la croissance. On pourrait alors envisager de ne rembourser ces dettes que pour partie (un défaut partiel de paiement), mais alors les créanciers internationaux ne nous feraient plus confiance, d’où difficulté accrue de trouver du crédit à l’étranger. Les taux d’intérêt augmenteraient, ce qui pénaliserait les finances publiques et l’activité des entreprises.



Tels sont les principaux arguments des tenants de la monnaie unique. À cela deux réponses: en abaissant le coût de nos produits à l’étranger, la dévaluation stimulera la croissance, et nous donnera par conséquent davantage de moyens pour le service de la dette.



La seconde réponse est conditionnelle: dévaluer l’euro préalablement à l’instauration d’un nouveau franc nous procurera tous les avantages de la dévaluation, mais sans majorer la dette extérieure. En effet, il ne sera plus nécessaire de dévaluer le nouveau franc après la sortie de l’euro, puisque la dépréciation de ce dernier aura déjà reconstitué notre compétitivité. Il n’y aura donc pas de nécessité de dévaluer le franc proprement dit, ni par conséquent de majoration de la dette extérieure.



La solution est là: dévaluer la monnaie unique pour en sortir ensuite sans dommages. Ce n’est nullement une utopie. Aujourd’hui, l’euro vaut à peu près 1,42 dollar. Lorsqu’il a été créé, c’était à parité: un dollar contre un euro. Il est même tombé à un moment à 0,85. Abaisser son prix en dollars n’est donc pas impossible à réaliser.



Comment expliquez-vous alors le dogme si souvent réitéré d’une monnaie forte ?



À quoi sert une monnaie forte sinon à abaisser le coût des emprunts à l’étranger? Avec une monnaie forte, les prêteurs se disent qu’ils ne seront pas volés au moment du remboursement, si bien qu’ils n’exigent pas de taux d’intérêt élevés. En revanche, avec une monnaie faible, les prêteurs exigeront des taux majorés pour compenser par avance une éventuelle perte de capital. La conclusion à en tirer est qu’une monnaie unique et forte est une redoutable machine à emprunter parce qu’elle abaisse le coût de l’emprunt. Le cas espagnol illustre parfaitement l’aspect pervers de cette facilité. Avec 6% d’inflation environ dans le pays et un taux d’intérêt fixé par la BCE à 2%, les ménages et investisseurs locaux empruntent au taux réel de -4%. D’où une frénésie d’investissement immobilier qui a provoqué un déséquilibre complet de l’activité nationale et de la position patrimoniale des emprunteurs. Ils sont allés beaucoup trop loin, puisqu’ils étaient subventionnés pour emprunter…



Globalement, au niveau européen, il ne faut pas non plus se cacher que ces facilités de financement ont exonéré certains gouvernements des efforts nécessaires en termes de réformes structurelles et de réduction des dépenses. Au lieu d’imposer une libéralisation de l’économie, l’euro a encouragé le statu quo et a paralysé les réformes véritables.



La France peut-elle concrètement retourner à une monnaie nationale ?



Tous les pays issus du démembrement de l’URSS l’ont fait. Du rouble, ils sont passés à des monnaies nationales. Dans les années 1990, après la scission de la République tchèque et de la Slovaquie, j’ai posé la question au président tchèque Vaclav Klaus de la difficulté de créer ainsi sa propre monnaie. Il m’a répondu en exactement deux mots: «Une semaine»… En une génération, une soixantaine de pays sont sortis d’une union monétaire. Aussi, lorsqu’on nous présente cette proposition comme une sorte d’horrible et exceptionnel fantasme, il faut bien prendre conscience qu’elle n’a rien que de très banal. Aujourd’hui, la monnaie est essentiellement scripturale, concrètement, des comptes en banque. Du jour au lendemain vous décrétez que votre compte de 3000 euros est désormais de 3000 francs…



À quoi correspondra exactement cette équivalence entre l’euro et le franc ?

Chez le boulanger, la baguette qui était à un euro, passera à un franc – à quoi cela sert-il? A restaurer la compétitivité internationale de nos entreprises. Cela se fera soit après une dévaluation de l’euro, comme je le préconise, avec de réels effets sur les importations, les exportations et la croissance, ou bien après la recréation du franc. Dans ce dernier cas, nous pourrons aussi en profiter pour rétablir notre compétitivité non seulement vis-à-vis des pays tiers, mais aussi vis-à-vis de l’Allemagne. Ce qui ouvrirait enfin de réelles perspectives de retour à une croissance soutenue dans un pays où l’exportation représente un tiers environ de l’activité totale. Le résultat de la sortie de l’euro ne peut qu’être positif, tant pour la croissance que pour notre capacité de remboursement de la dette, qui repose au bout du compte sur l’accroissement du revenu national.



Dans votre livre vous posez la question: comment tout cela va-t-il se terminer ?



Mal pour l’euro, j’imagine, mais les configurations potentielles des choix de chacun des 16 partenaires de la zone – entre sortie isolée et maintien dans un groupe restreint – sont trop nombreuses pour que l’on puisse deviner à l’avance le scénario le plus probable. Néanmoins, il y a urgence. L’euro étant surévalué par rapport au dollar, les industries françaises sont pénalisées par rapport à tous les pays dont la monnaie est liée au dollar. Nous sommes aussi surévalués par rapport à l’Allemagne, sans possibilité aucune de correction par le change. Cela fait beaucoup de handicaps pour nos exportateurs et nos industries concurrencées par les importations.



L’urgence n’est-elle pas plus pressante encore pour les PIGS ?



Avec des inflations plus élevées que la nôtre – et surtout que l’allemande -, une compétitivité fortement dégradée, des problèmes aigus de dette, certains de ces pays vont sortir très probablement de la zone euro. Je pense à la Grèce, mais aussi au Portugal, à l’Irlande, et peut-être même l’Espagne.



C’est une prédiction sérieuse ?



Pour les Grecs, assurément. Le pire est le problème du renouvellement de la dette qui arrive à terme. Il leur faudra réemprunter beaucoup entre 2012 et 2014. On multiplie donc les plans de prétendu sauvetage, alors qu’en vérité on alourdit encore leur dette en pourcentage du revenu national. Et les plans d’austérité contractent davantage l’activité écono mique, si bien que le rapport de la dette à la capacité de remboursement augmente au lieu de se réduire. Chaque prêt aggrave leur problème. D’où les réactions de rue à Athènes ou à Madrid. Pour s’en sortir, ils ne pourront que renoncer à rembourser une partie de la dette et dévaluer, c’est-à-dire sortir de l’euro.



Et nous ?



Seuls les pays les moins pénalisés par la monnaie forte pourraient rester dans l’euro: l’Allemagne et ses voisins, les Pays-Bas, l’Autriche. Si les moins bons débiteurs sortent, les marchés internationaux auront davantage confiance dans la monnaie unique. Je doute alors que l’on puisse obtenir une dévaluation importante de l’euro, comme je le souhaite. Or, à supposer que l’euro monte encore, la France devrait alors recourir à une dévaluation majeure qui augmenterait beaucoup sa dette externe. D’où la nécessité d’envisager une rapide sortie. Entre 2012 et 2014, nous allons vivre une phase critique. Si les pays du Sud sortent de la zone euro avant la France, ce sera mauvais pour nous.



Le cartel multinational de l’euro ne durera pas, la guerre de sécession a déjà commencé, dites-vous…



Oui, pour toutes les raisons évoquées précédemment: un ensemble de pays pour lesquels une monnaie unique n’est pas un élément positif peut malgré tout fonctionner s’il dispose d’un Etat central et de finances publiques fédérales, comme aux Etats-Unis. C’est ce qu’avaient en tête les partisans de l’euro qui voulaient construire un super-Etat continental. Malheureusement cette erreur de stratégie, historique, a produit des conséquences économiques désastreuses. On s’est engagé dans la voie conduisant à la centralisation pour s’apercevoir finalement qu’elle était impraticable du fait des disparités entre pays. La guerre de sécession a donc commencé.



Elle n’oppose pas uniquement des Etats entre eux, mais des populations soucieuses de leur niveau de vie, d’une part, et des Trésors publics, grandes banques et grandes entreprises, d’autre part, qui entendent défendre jusqu’au bout leur avantage d’emprunteurs et leurs cartels intra-européens. Cette guerre ne s’arrêtera qu’avec la dissolution de l’euro. Catastrophe économique oblige : le mouvement est amorcé.

lundi 20 juin 2011

Signez et diffusez cette pétition de l'Institut Pour La Justice

Chère amie, cher compagnon,




La pétition que nous vous invitons à signez et à diffusez servira à appuyer plusieurs mesures pouvant être votées le 23 juin 2011 par l'Assemblée nationale. Il s'agit de l'abandon des aménagements de peines systématiques, la suppression des crédits automatiques de réduction de peine, l'instauration d'une période intangible pour les condamnés.

http://www.petitions-institutpourlajustice.org/component/option,com_petitions/id,2/view,petition/

Nous vous rappellons que toutes ses mesures sont reprises dans le projet présidentiel de Nicolas Dupont Aignan, également, NDA avait éécrit un message sur son blog il y a de celà quelques jours au sujet de cette loi http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Rapport-Ciotti-%3A-na%C3%AFvet%C3%A9-ou-cynisme




Merci de votre soutien

Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

dimanche 19 juin 2011

DLR 06 présent à l'inauguration de la statue du général de Gaulle à Nice

Dominique Laporte, secrétaire départemental de Debout la République Alpes-Maritimes

Anthony Mitrano, Coordinateur Debout La République Nice

DLR 06 dans le Nice matin à propos de la statue du Général de Gaulle à Nice

http://www.nicematin.com/article/nice/statue-de-de-gaulle-ultime-baroud-pied-noir

Statue de De Gaulle : ultime baroud pied-noir

         

Les ouvriers étaient encore au travail, hier après-midi place De-Gaulle, afin de préparer la mise en place de la statue.

Gregoire ALBERTINI

« Après quatre ans de guerre, d'épreuves, cet homme triomphait enfin. Quel moment fabuleux pour lui ! Il ne touchait plus terre, c'était un surhomme. C'est en pensant à tout cela que j'ai fait cette statue. C'est tout sauf un simple général à képi. » L'homme qui décrit ainsi son oeuvre (1) dans notre édition du 9 novembre dernier, jour du quarantième anniversaire de la disparition du général De Gaulle, n'est autre que le sculpteur Jean Cardot. Celui dont l'oeuvre, ou plutôt dont l'installation de l'oeuvre à Nice, fait tant scandale chez les pieds-noirs.

Du reste, à la veille de l'inauguration de la statue du chef de la France libre place De Gaulle, ce soir à 18 heures, certains d'entre eux ont fait un ultime baroud. Dans un communiqué, le président national du Cercle algérianiste, Thierry Rolando, ne mâche pas ses mots : « A l'approche du cinquantenaire des drames vécus par les Français d'Algérie, il est inadmissible que Nice célèbre celui qui a été la cause de ces drames. (...) J'invite tous mes compatriotes à faire part au maire de Nice de leur profonde désapprobation et de leur grande tristesse. »



Dans un autre communiqué, le mouvement politique Debout la république appelait au contraire « tous les gaullistes et les républicains à se réunir autour de Christian Estrosi lors de l'inauguration de la statue (...) afin de rendre hommage au libérateur de la patrie et au fondateur de la Ve République ».

Depuis la semaine dernière, on croyait la polémique éteinte. Le maire pensait même être parvenu à « faire comprendre à tout le monde que c'était un hommage à l'homme du 18 juin » (1). Beaucoup d'associations de pieds-noirs semblent en tout cas l'avoir compris.



Quoi qu'il en soit, sur le chantier des travaux d'installation de la statue, commencés tardivement, les ouvriers mettaient hier les bouchées doubles.



(1) Elle représente la fameuse descente des Champs Elysées, le 26 août 1944.



(2) Nice-Matin de samedi 11 juin.

samedi 18 juin 2011

Inauguration de la statue du Général de Gaulle à Nice, le 18 juin 2011

Debout La République, mouvement présidé par Nicolas DUPONT-AIGNAN, appelle tous les gaullistes et les républicains à se réunir autour de Monsieur le Maire de Nice, Christian ESTROSI, lors de l’inauguration de la statue du Général de Gaulle, le 18 Juin 2011 à 18H30 Place de Gaulle à Nice, afin de rendre hommage au Libérateur de la Patrie et au fondateur de la Vème République.

      

R. Ray

Probablement avez-vous été informés de l'opposition frontale de certaines associations de rapatriés à l'inauguration d'une statue du Général de Gaulle érigée place de Gaulle à Nice, demain à 18H30.

DLR 06 et DLJ 06 vous invite à participer nombreux à cette inauguration car si nous estimons que l'heure de la réconciliation est venue entre partisans de l'Algérie Française et Français fidèles au Général de Gaulle, ce ne peut être en aucun cas au prix d'un affront à la mémoire de ce dernier ni à celui de renier notre attachement à l'Honmme du 18 Juin.

Je compte donc sur la présence du plus grand nombre demain et vous en remercie.

Anthony Mitrano

Coordinateur Debout La République pour Nice

Délégué Départemental Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

jeudi 16 juin 2011

Non, le SMIC n’est pas trop élevé !

http://www.gaullisme.fr/2011/06/13/smic-europe/

C’est la Commission Européenne qui vient d’allumer une nouvelle mèche, démontrant à nouveau son inhumanité et son penchant profondément antisocial : le salaire minimum serait trop élevé en France.

Du niveau du salaire minimum



Le SMIC atteint aujourd’hui 1365 euros brut par mois, et 1073 euros net. Il n’est pas inintéressant de constater que la rémunération d’un commissaire européen atteint environ 24 000 euros brut par mois, soit plus que le président de la République (environ 22 000 euros) ou un ministre français (14 000 euros brut). Assez récemment, il faut noter que le très progressiste Jean-Claude Trichet avait affirmé qu’augmenter les salaires “est la dernière bêtise à faire”.



La Commission Européenne vient de publier un rapport sur la France, sa compétitivité, la situation de son budget et la politique qu’il faudrait mener. Dans un premier temps, elle affirme que : « le salaire minimum français reste l’un des plus élevés de l’Union européenne par rapport au salaire médian ». Puis, elle propose de « veiller à ce que toute adaptation du salaire minimum favorise la création d’ emplois, notamment pour les jeunes et les personnes peu qualifiées ».



Qu’en termes élégants la langue de bois technocratique européenne présente la baisse des salaires ! Il n’y a pas besoin d’être devin pour comprendre que « l’adaptation du salaire minimum (qui) favorise la création d’emplois » est en réalité une baisse du SMIC. Mais les technocrates bruxellois n’ont même l’honnêteté d’avancer à découvert. C’est exactement ce qu’ils font avec le pacte pour l’euro, comme le montre Attac. Jusqu’où faudrait-il baisser les salaires pour être compétitif ?



Peut-on augmenter le salaire minimum ?

Tout d’abord, le SMIC net n’est pas très élevé en France et la compression du salaire médian ainsi que l’absence de coups de pouce au SMIC depuis 2007 montrent qu’au contraire, il faut monter les salaires. Mais il est bien évident que dans un régime de libre-échange généralisé avec des pays où le SMIC est 10 à 30 fois plus bas, la pression à la baisse des salaires va être très forte, ce que l’on constate avec la stagnation du salaire médian en France depuis 10 ans.



Bref, si nous ne changeons pas les règles du jeu, il est bien évident que la grande régression dont parle Jacques Généreux va s’accentuer, pour plusieurs décennies. Pourtant, il y a toujours des gains de productivité qui devraient permettre de faire progresser les salaires. Mais c’est le cadre d’une libéralisation des mouvements de biens, de capitaux et de personnes dans un monde où le niveau des salaires est très hétérogène qui pousse les salaires des pays développés à la baisse.




Retrouver les conditions du progrès social



Dès lors, la question que les vrais progressistes devraient se poser n’est pas de savoir comment on s’adapte, mais comment on change les règles du jeu de manière à permettre le progrès social et une augmentation des salaires (notamment du SMIC) et du pouvoir d’achat. L’économie telle qu’elle est construite aujourd’hui permet une augmentation sans fin des hauts salaires et des profits des multinationales mais condamne 90% de la population à une lente régression.



La solution est simple : il faut remettre des frontières, des écluses entre les pays en fonction des niveaux de développement, comme le réclame les partisans du protectionnisme, Maurice Allais, Emmanuel Todd, Jean-Luc Gréau, Jacques Sapir…. Il ne s’agit pas de tomber dans l’autarcie mais de ne commercer librement qu’à condition que la compétition soit vraiment loyale. L’objectif d’une société doit être un progrès partagé, ce que les eurocrates ont tendance à oublier dans leur bulle dorée.



Aujourd’hui, la mondialisation que promeut la Commission Européenne avec un dogmatisme inhumain ne fait que provoquer une immense régression sociale en Europe. La solution est une relocalisation de l’économie de manière à permettre à nouveau le progrès social, entre autres.

Par Laurent Pinsolle

samedi 11 juin 2011

Des prisons dans des immeubles ? "Nous sommes des gardiens, pas des concierges !"

http://www.lepost.fr/article/2011/06/07/2516695_des-gardiens-de-prison-pas-des-concierges.html

Contre la surpopulation carcérale, le député UMP Eric Ciotti propose notamment de "louer des immeubles privés".

Entre 80.000 et 89.000 peines de prison en attente d'exécution en 2011 contre près de 100.000 fin 2010. Ce sont les prévisions avancées par Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes et secrétaire national de l'UMP en charge des questions de sécurité, dans un rapport remis mardi à Nicolas Sarkozy.

Commandé peu après la polémique survenue après le meutre de Laëtitia à Pornic, le rapport élabore une cinquantaine de propositions pour renforcer l'efficacité de l'exécution des peines.

Avec seulement 83,5 places en prison pour 100.000 habitants (contre 143,8 en Europe), la France pointe en dernière place sur le Continent souligne le rapport. La France compte actuellement 56.150 places de prison pour 65 000 détenus. Eric Ciotti propose d'atteindre le seuil des 80.000 places en 2018.

Mais comment faire pour trouver de nouvelles places de prison ?

Eric Ciotti suggère notamment de créer des places dans "des structures pénitentiaires légères" réservées à des condamnés en semi-liberté et ne présentant pas de risque d’évasion.

Le rapport propose d'utiliser "d'anciennes emprises militaires", et - plus étonnant - de mettre en place des "structures modulaires légères" ou de "louer des immeubles privés".

Contactés par Le Post, les syndicats pénitentiaires expriment leur incompréhension.

A l'UFAP-UNSA comme à la CGT-Pénitentiaire, pas question de passer de "gardien de prison" à "gardien d'immeuble" ou "concierge".

"La proposition en l'état - louer ou racheter des immeubles privés - est complétement surréaliste et farfelu. Il y a des normes de sécurité à respecter et des architectures conçues à cet effet", juge Jean-François Forget, secrétaire générale de l'UNSA (Union fédérale autonome pénitentiaire).

"Des Algecos dans les cours de promenade"

Quant aux "structures modulaires légères" évoquées dans le rapport, Jean-François Forget s'inquiéte de voir apparaître "des algecos dans les cours de promenade". "On ne sait pas où Mr Ciotti veut en venir, c'est assez incompréhensible", commente-t-il.

Du côté de la CGT-Pénitentiaire, on dénonce du "blabla" et regrette ce "rapport de plus" : "où que se soit, la peine ne sera pas effectuée correctement si nous n'avons pas les moyens nécessaires".

Un "effet Pornic"

Tous évoquent un "effet Pornic" et regrettent la recrudescence des incarcérations de très courte durée. "Des gens rentrent pour 15 jours de détention et on doit remettre des matelas au sol", déplore Jean-François Forget.

Contacté par Le Post, le ministère de la Justice se refuse pour le moment à tout commentaire. "C'est au Président de la République et au ministre qu'il appartient de commenter ce rapport", indique-t-on.

Cinquante propositions. Parmi les autres suggestions d'Eric Ciotti : des aménagements de peines limités aux condamnations n'excédant pas une année (deux années actuellement) et l'instauration d'une période intangible (actuellement trois mois d'incarcération en moins la première année de détention, deux mois par année suivante rappelle Le Télégramme).

Une personne condamnée à la perpetuité "ne purge que 18, 20 ou 22 ans en moyenne" selon le rapport cité par Le Figaro.

L'ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati dont la loi pénitentiaire adoptée en 2009 pourrait être modifiée a regrétté mardi sur RTL que soient "remis en cause des engagements du président de la République" pour la présidentiel de 2007.

Le rapport préconise également davantage de placements en semi-liberté, le recours aux travaux d'intérêt général, et l'instauration d'un Service civique obligatoire et sous "encadrement militaire" pour "les mineurs récidivistes les plus difficiles". "Chiche au gouvernement" a lancé Ségolène Royal à propos de cette dernière piste. Une mesure qu'elle avait évoqué lorsqu'elle était candidate à l'Elysée en 2007.

L’auteur

La rédaction du Post Bienvenue sur la page de la rédaction du Post. Retrouvez ici toute l'actualité vue pa... Bienvenue sur la page de la rédaction du Post. Retrouvez ici toute l'actualité vue par notre équipe de journalistes. Et pour vous aider à vous sentir bien sur Le Post, en faire un espace de discussion convivial et plaisant, une seule adresse: lamarianne@lepost.fr Lire la suite

Emploi Projeteur Électricité H/F Monaco/Nice (06)



Sources : Le Figaro, Le Télégramme

vendredi 10 juin 2011

Rapport Ciotti : naïveté ou cynisme

http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Rapport-Ciotti-%3A-na%C3%AFvet%C3%A9-ou-cynisme

A la veille des élections, les parlementaires UMP découvrent soudain que leur politique pénale, mise en œuvre depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, ne fonctionne pas.

La loi de février 2009, que j’avais combattue et qui supprimait l’incarcération pour les condamnés à 2 ans de prison et moins, est désormais dans le collimateur du rapport du Député Eric Ciotti sur l‘exécution des peines. A la lecture de ce rapport qui reprend d’ailleurs ma proposition de loi sur la réduction des aménagements de peine, on a l’impression que l’UMP est dans l’opposition, et que Nicolas Sarkozy n’a jamais gouverné.

Le problème c’est que depuis 2002, il est en charge de manière directe ou indirecte de la sécurité des Français.

Alors oui, bien sûr, comme j’ai été l’un des premiers à le demander, il faut augmenter le nombre de places de prison. Oui bien sûr, il faut supprimer les aménagements de peine. Oui, il faut appliquer avec fermeté les 100 000 peines de prison ferme non exécutées à ce jour.

Mais la question centrale est ailleurs.

Pourquoi ceux qui depuis 10 ans font semblant d’agir, seraient-ils capables demain de prendre les bonnes décisions ?

Car au moment où le rapport Ciotti est présenté à grands renforts de tambours et trompettes, dans la discrétion et pour obéir à Bruxelles et à la Banque Centrale européenne, le gouvernement continue de supprimer des postes de policiers et de gendarmes, réduit l’investissement public notamment dans les prisons et laisse le laxisme régner dans le système judiciaire.

Soit Eric Ciotti est naïf, soit il est cynique. Dans les deux cas malheureusement il trompe les Français.

Comme disait Einstein : « N’attendez pas de ceux qui ont créé les problèmes qu’ils soient capables de les résoudre » !

Par Nicolas Dupont-Aignan le mardi, juin 7 2011, 18:11

jeudi 12 mai 2011

Comment EDF nous arnaque sur nos factures ...

vendredi 29 avril 2011

Scandale autour de la retraite de certains étrangers en France

Des retraites sont accordées à des étrangers n'ayant jamais travaillé en France. A partir de 60 ans, s'ils ne peuvent plus travailler et dans tous les cas à 65 ans, ils peuvent toucher l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), avec un simple permis de séjour. Ainsi, des personnes n'ayant jamais cotisé le moindre centime dans notre pays peuvent toucher 8507,49 euros par an de retraite (soit un peu plus de 700 euros par mois).

Ces informations peuvent être consultées dans le livret d'accueil « Vivre en France » délivré par le ministère de l'Immigration, en page 54, sous le titre « Vieillir en France ».

mercredi 27 avril 2011

Coût de la délinquance des jeunes

Un rapport de la mission parlementaire sur la prévention de la délinquance des mineurs et des jeunes majeurs ( de Jacques Alain BENISTI , député du Val-de-Marne) révèle que le coût estimé de la criminalité sous diverses formes en France est de 115 milliards d'euros, ce qui représente 5,6% du PIB.

mardi 26 avril 2011

Malika Sorel : « Sur l’intégration, la France fait trop de concessions »

http://www.gaullisme.fr/2011/04/23/malika-sorel-sur-lintegration-la-france-fait-trop-de-concessions/

Entretien. « Rompre avec l’idéologie victimaire » en matière d’immigration.

« La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J ’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux. » En exergue du blog qu’elle tient sur Internet, Malika Sorel a fait figurer cette citation de l’historien Marc Bloch. Membre du Haut Conseil à l’intégration (elle y a été nommée par décret du président de la République en septembre 2009), Malika Sorel-Sutter vient de publier Immigration-Intégration, le Langage de vérité (Mille et Une Nuits).

Française d’origine algérienne, elle a passé les dix premières années de sa vie en France. « C’est là, dit-elle, que les graines de l’intégration ont été semées, à l’école, par la culture, ma rencontre avec la littérature. » Ingénieur de formation, elle est diplômée de l’École polytechnique d’Alger et d’un troisième cycle de gestion de Sciences Po Paris. Elle a travaillé dans l’industrie et fait « du placement d’ingénieurs » dans le secteur des hautes technologies. « Je connais bien, dit-elle, les processus de recrutement et les procédures d’insertion au sein des entreprises. »

En 2008, elle a plaidé contre l’inscription du concept de diversité dans le préambule de la Constitution devant le comité chargé d’y réfléchir, que présidait Simone Veil. Dans son livre, comme dans le précédent (le Puzzle de l’intégration, paru en 2007), Malika Sorel-Sutter aborde “en expert” ce sujet controversé, en fondant ses conclusions sur sa connaissance du terrain et sur les travaux de nombreux sociologues.''

Entretien.

Dès le début de votre livre, vous distinguez l’insertion de l’intégration. En revanche, vous parlez peu d’assimilation. Pourquoi ?

Les mots sont importants. L’insertion, c’est l’obligation de respecter les normes collectives d’une société, les règles du “bien-vivre ensemble”, même si l’on ne partage pas la même culture. C’est ce que font les expatriés français à l’étranger, par exemple. L’intégration, c’est plus profond : c’est le fait de se sentir concerné par une communauté de destin avec les Français. Cela se traduit, concrètement, par la transmission à ses propres descendants des fondamentaux qui composent le noyau identitaire français, ce que l’on nomme le legs ancestral. C’est un long processus qui, lorsqu’il réussit, aboutit à l’assimilation, concept qui a été victime d’un procès en sorcellerie tout à fait injustifié !

Beaucoup affirment que l’intégration des immigrés se fait mal parce qu’ils sont discriminés. Vous dites, au contraire, qu’elle se fait mal car ils sont victimisés. Qu’entendez-vous par là ?

Nous ne portons pas le même regard sur les immigrés africains que sur les Européens arrivés ici avant eux. Avec les Italiens, les Polonais, les Portugais, la France était exigeante, et elle avait raison de l’être. Elle ne l’est plus avec les nouveaux venus.

Pourquoi ?

Une frange de notre élite intellectuelle, minoritaire mais puissante, présente encore les immigrés d’Afrique et du Maghreb comme des victimes de la colonisation, envers qui la France aurait une dette inextinguible… Elle clame que les nouveaux migrants sont discriminés, et ceux qui osent les contredire sont aussitôt embastillés dans la case “raciste” ! Or la victimisation est catastrophique : la culture de l’excuse déresponsabilise les étrangers installés en France. Nous ne les incitons pas à faire les efforts nécessaires à la réussite dans notre société. Pis, nous multiplions en leur faveur les dispositifs dérogatoires au droit commun, nous négocions nos valeurs, nous transigeons. Sous la pression d’une minorité “bien-pensante”, nos dirigeants, droite et gauche confondues, ont renoncé à transmettre à ces populations les codes indispensables à leur intégration. Nous laissons s’implanter en France des communautés revendiquant des privilèges et s’excluant elles-mêmes de la nation. Ce qui, finalement, ne satisfait personne : ni les immigrés, convaincus qu’ils sont discriminés parce qu’on le leur répète, ni les Français, qui souffrent de ces désordres.

N’a-t-on pas raison, cependant, de parler de discrimination à l’embauche, par exemple ?

Une erreur cent fois répétée ne devient pas une vérité. Des études le prouvent, comme celle de Jacqueline Costa-Lascoux, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration : elle a assisté à des centaines d’entretiens d’embauche, qui ont été filmés. Les jeunes immigrés sont surtout victimes de leur comportement : ils ne savent pas quelle attitude adopter devant l’employeur. C’est logique : ils n’ont pas été éduqués dans le respect de la société française puisqu’on leur a dit qu’ils avaient “le droit à la différence”… Quand ils regardent le film de leur entretien, ils admettent eux-mêmes qu’ils n’auraient jamais recruté un candidat se comportant comme eux ! Parler de discrimination est abusif. Savez-vous combien l’État et les collectivités locales ont dépensé pour la rénovation urbaine ? 42 milliards d’euros sur dix ans : c’est le montant du plan Borloo. Des sommes considérables ! Sans compter les effets pervers d’une solidarité nationale mal comprise, coûteuse et d’autant moins efficace qu’on a laissé prospérer dans certaines cités une économie parallèle fondée sur la drogue et le travail au noir. Résultat : les jeunes de ces quartiers prennent pour modèles de réussite des trafiquants dont les profits sont considérables. Loin d’affranchir les habitants de ces quartiers, la solidarité nationale finit par entretenir leur assistanat.

N’est-ce pas aussi parce que leurs parents – qui, souvent, ne parlent pas français – sont dépassés par la situation ?

Encore une idée fausse ! Les Polonais, les Russes, les Portugais ne parlaient pas non plus français en arrivant en France. Simplement, ils ont laissé les enseignants assumer leur mission. Des chercheurs, dont Nicole Mosconi, ont bien montré que, pour réussir à l’école, l’enfant devait choisir entre la figure parentale et celle de l’instituteur. Et c’est aux parents de l’aider à choisir le maître – c’est-à-dire la culture française, celle de l’école de la République : l’élève doit prendre le pas sur l’enfant. Ce n’est pas facile, c’est vrai, mais n’est-ce pas le but de toute éducation ? C’est ce qu’ont fait les immigrés européens, et ce que ne font plus les nouveaux arrivants. Au contraire, ils dissuadent souvent leurs enfants d’adopter des comportements qui leur sont étrangers. Ils ne sont pas inactifs, non : ils transmettent leur culture et empêchent les instituteurs de transmettre celle de la République. C’est l’une des raisons de l’échec scolaire de ces enfants, puis de leur difficulté à trouver un emploi.

Vous insistez dans votre livre sur le respect de la laïcité. L’échec de l’intégration n’est-il pas aussi lié au fait que l’islam, par nature, ignore la distinction entre le temporel et le spirituel ?

Ce n’est qu’un aspect du problème. La difficulté est surtout d’intégrer à la nation des personnes qui ne sont pas libres de leurs actes car elles n’existent, culturellement, qu’au sein d’un groupe. De ce point de vue, le communisme soviétique, bien qu’athée, était aussi contraignant que l’islam ! Même si les immigrés européens, de culture chrétienne, étaient plus proches des Français, ramener le débat à l’islam me paraît restrictif et périlleux. De quel islam parlons-nous ? Les querelles sont nombreuses entre musulmans. L’islam arabe n’est pas le même que l’islam africain, celui des Algériens n’est pas celui des Tunisiens. Et comment distinguer l’islam de l’islamisme ? N’entrons surtout pas dans ce jeu ! Il faut rester concentré sur la culture française et sur ses exigences propres.

C’est pourtant le cas : les pouvoirs publics veulent mettre en place un “islam de France”.

Cette expression est aussi dangereuse que floue. Si l’on veut dire que l’islam est aussi français, donc que la France est une terre d’islam, alors les musulmans sont fondés à négocier toujours plus de dérogations à la loi commune, toujours plus de droits, et c’en est fini de l’intégration ! Si l’on prétend faire émerger un islam des Lumières, au motif qu’il serait “de France”, cette tentative est vouée à l’échec. Penser que l’Europe pourrait organiser l’islam est d’une naïveté consternante. Voyez l’échec du Conseil français du culte musulman : ses membres ne cessent de sequereller ! Se placer du point de vue de l’islam, c’est commettre une double erreur : c’est renvoyer les immigrés à leurs origines, donc favoriser l’emprise du groupe alors qu’il faudrait les en libérer et, ce qui me scandalise, c’est engager une politique d’accommodements dont la France ne peut que souffrir. À ce propos, les statistiques ethniques, si elles étaient mises en place, feraient peser de lourdes menaces sur notre cohésion nationale. Comment des responsables politiques français peuvent-ils oser faire de la France leur variable d’ajustement ? C’est à la France de dire aux nouveaux venus ce qu’elle attend d’eux et de sanctionner les comportements contraires aux normes collectives françaises. C’est le vivre-ensemble qui se joue désormais.

Le Haut Conseil à l’intégration, dont vous êtes membre, a souligné que l’école était soumise à d’intenses revendications communautaires. Dans un entretien à la Revue parlementaire, Luc Chatel dit qu’il ne partage pas la “vision pessimiste” du HCI. Que lui répondez-vous ?

Nous n’inventons rien : ni le rejet de la langue française, ni la contestation des cours d’histoire et de biologie, ni les revendications de repas halal… Quant aux chiffres 2005 de l’Insee, ils sont accablants : sur les 150 000 élèves qui sortent du système scolaire chaque année sans diplôme, les deux tiers sont issus de l’immigration. Est-ce le signe d’un progrès de l’intégration ? Depuis trente ans, on dit aux Français : “Ne vous inquiétez pas, tout va s’arranger !” Et l’on attend d’eux qu’ils revoient leurs revendications à la baisse. Pourquoi ? Parce qu’il est moins coûteux d’imposer ces concessions aux Français que le respect des principes républicains aux personnes issues de l’immigration. Je le dis clairement : les hommes politiques ont peur de la violence qu’une telle exigence pourrait déclencher. Qu’on se rappelle les émeutes de 2005 ! Les Français, eux, se contentent de s’abstenir dans les urnes…

Vous affirmez que les dirigeants politiques ont renoncé à transmettre aux immigrés l’amour et le respect de la France. Comment en est-on arrivé là, selon vous ?

L’idée de nation s’est progressivement effacée : conversion de la gauche à la construction européenne à partir de 1984, puis à la mondialisation dans la décennie suivante ; progrès des idées libérales et du libre-échange au sein d’une droite auparavant dominée par le général de Gaulle ; pressions sur la droite et sur la gauche des milieux patronaux, partisans d’une immigration de main-d’œuvre bon marché. À quoi s’ajoutent les revendications des nouveaux venus, pris en main par un réseau d’associations dont toutes les actions sont relayées par les médias… Tout cela a joué. Le fait aussi que nos élites n’aient plus d’ancrage culturel a favorisé ces abandons. La culture qu’avaient de Gaulle et les hommes de sa génération leur permettait de résister à la tyrannie du quotidien, des sondages et du court terme. Ils savaient se projeter au-delà des échéances électorales. Aujourd’hui, des avocats, des commerciaux, des énarques occupent la scène. Des hommes qui ont remis à l’Europe le destin de la France et n’ont aucune envie d’en reprendre les commandes, alors qu’il faudrait pratiquer, comme de Gaulle, la politique de la chaise vide pour ramener Bruxelles à la raison.

La droite affirme cependant sa volonté de maîtriser les flux migratoires à nos frontières. Claude Guéant dit même qu’il faut réduire l’immigration légale.

Et il a raison ! Mais il est aussitôt contredit par Christine Lagarde et par Laurence Parisot, la présidente du Medef, pour qui l’économie française ne pourrait pas tourner sans immigration nouvelle !

Ce n’est pas vrai ?

Mais non ! Notre politique de l’emploi est aberrante. La France vient d’adopter une directive européenne dont le but est d’« attirer les ressortissants de pays tiers aux fins d’emplois hautement qualifiés ». Or de nombreux diplômés français s’exilent chaque année à l’étranger, où leurs talents sont reconnus. Mieux vaudrait endiguer la fuite de nos cerveaux ! Autre exemple : la signature en 2008 d’un accord d’immigration entre la France et le Sénégal. Il s’agit d’ouvrir le marché du travail français aux ressortissants sénégalais dans cent huit métiers, dont beaucoup ne sont pas très qualifiés : des emplois qui pourraient trouver preneurs en France, à niveau de compétence égal ou moyennant la formation de chômeurs.

On estime à 4 millions le nombre des demandeurs d’emploi, si l’on tient compte des chômeurs qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi et des salariés à temps partiel subi. Peut-on tout à la fois supporter la charge du chômage et recourir à une immigration de travail massive ? Ce n’est pas seulement une question financière, c’est une question de dignité : priver d’emploi des hommes et des femmes capables de travailler, c’est les condamner à l’exclusion sociale.

Vous évoquez un risque de “libanisation” de la France. Que proposez-vous pour l’éviter ?

Les solutions se déduisent du diagnostic. Il est impératif de réduire les flux migratoires, dont l’importance nuit à l’insertion des immigrés installés en France. Il faut aussi responsabiliser les parents de ces familles, dans l’intérêt de leurs enfants et de la France.

Quelques chiffres : officiellement, il y a 200 000 entrées nouvelles en France chaque année. S’y ajoutent 80 000 à 100 000 clandestins par an : c’est Nicolas Sarkozy qui l’a dit en 2006 devant le Sénat. « La proportion de jeunes issus de l’immigration atteint 37 % en Île-de- France, 23 % en Alsace, 20 % en Rhône- Alpes », écrit la démographe Michèle Tribalat. En Seine-Saint-Denis, un jeune sur six est originaire d’Afrique subsaharienne. Et l’on n’aurait pas le droit de se demander si la France peut encore accueillir de nouveaux immigrés ?

On émet le vœu pieux, et totalement stérile, de “déghettoïser” alors que l’on sait pertinemment que cela n’est plus possible du fait du fort taux de natalité et des flux migratoires, et que, par ailleurs, les migrants eux-mêmes cultivent l’entre-soi et refusent de plus en plus de respecter le cadre culturel français. Donc réduire l’immigration de travail, mais aussi les entrées pour raison familiale, est une urgence. Aujourd’hui, l’un des principaux motifs d’immigration est le mariage.

Que les mariages mixtes se multiplient, n’est-ce pas l’indice d’une intégration croissante des immigrés ?

Non, car ces mariages ne sont mixtes qu’en apparence. Dans la plupart des cas, il s’agit d’unions entre deux conjoints dont l’un est français de fraîche date et l’autre arrive de l’étranger où la famille est allée le chercher. Il ou elle ne parle pas français, ou mal. Son conjoint reste culturellement étranger… Si la France n’attribuait pas aussi généreusement la nationalité française, on ne parlerait pas de mariage mixte.

Vous voulez dire qu’il y a trop de naturalisations ?

En septembre 2010, le ministre de l’Immigration – c’était alors Éric Besson – se félicitait en commentant le chiffre des naturalisations (80 175 durant les huit premiers mois) que « ces résultats placent la France en tête des pays européens pour l’acquisition de la nationalité ». Il indiquait ensuite qu’il souhaitait faire signer aux étrangers naturalisés une « charte des droits et des devoirs du citoyen » les engageant à être « fidèles aux valeurs de la France ». C’est-à-dire que l’État accorde la nationalité française à des personnes dont il n’est pas encore certain qu’elles soient véritablement intégrées… L’octroi de la citoyenneté française doit venir valider la réussite du processus d’intégration, qui conduit à l’assimilation. Prétendre que l’on peut être français sans être porteur de l’identité française est mensonger, comme il est mensonger d’affirmer qu’octroyer le droit de vote aux étrangers favoriserait leur intégration. Le taux d’abstention est extrêmement élevé parmi les populations issues de l’immigration.

Vous dites aussi qu’il faut responsabiliser les parents. Comment ?

Ce sont eux qui détiennent les clés de l’insertion. Il ne faut pas hésiter à les sanctionner quand leurs enfants commettent des délits. Dans ces familles, les mineurs sont éduqués dans le strict respect qu’ils doivent à leurs parents. La mère occupe d’ailleurs une position sacrée. En cas de mauvais agissements de leurs enfants, il est donc indispensable que les parents soient placés face à leurs responsabilités. Qu’ils soient astreints, par exemple, à financer les réparations en cas de dégradations. Cela inciterait les enfants à ne plus récidiver et enclencherait un cercle vertueux. La sécurité ne pourra s’obtenir qu’en agissant sur les familles.

J’insiste aussi sur la responsabilité des parents vis-à-vis de l’école. L’enseignant ne peut pas tout, il est souvent désarmé face aux incivilités qu’il subit dans sa classe. Aujourd’hui, l’école n’est plus en mesure d’assumer sa mission et, pour moi, c’est un problème de fond. Il est impératif que les pouvoirs publics la préservent des revendications communautaires et sanctionnent les parents des élèves qui ne respectent pas leur maître.

Nous devons rompre avec l’idéologie victimaire qui inspire toute notre politique d’intégration, et qui a échoué. Remettons les choses à l’endroit : le point de départ de cette politique, ce doit être la France, ce qu’elle exige, et non les immigrés, ce qu’ils revendiquent. On ne la fera pas respecter en méprisant son histoire. La France fait beaucoup pour les étrangers qu’elle accueille. Les Français ne sont pas racistes ! Finissons-en avec la repentance ! On demande aux peuples européens de disparaître ; c’est une entreprise terrifiante !

Il serait temps que nos dirigeants politiques s’en rendent compte avant que des troubles majeurs n’éclatent. « Dieu, a écrit Bossuet, rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes. »

Propos recueillis par Fabrice Madouas le jeudi, 21/04/2011

Immigration-Intégration : le Langage de vérité, Mille et Une Nuits, 288 pages, 18 €. Immigration – Intégration

Voir également : Le Puzzle de l’intégration par Malika Sorel

samedi 23 avril 2011

Les vols « courte distance » de Sarkozy : " Faites ce que je dis, pas ce que je fais !"

Une question sur les vols « courte distance » de Sarkozy.

Le député René Dosière (apparenté PS) a reproché hier à Nicolas Sarkozy d'avoir mobilisé la semaine dernière «deux avions» (son nouvel Airbus A330et un Falcon 7X) pour se rendre à Bruxelles plutôt que d'emprunter le TGV.

Dans une «question écrite» au Premier ministre, l'élu de l'Aisne, grand spécialiste du budget de l'Élysée, s'étonne que le chef de l'État ait préféré l'avion au train pour une si courte distance. M. Dosière cite une lettre qui lui a été adressée le 28 juin dernier et dans laquelle M. Sarkozy soulignait "qu'à l'heure où nos concitoyens sont frappés par la crise, l'État doit, plus que jamais, faire preuve d'exemplarité", la recherche d'économies constituant «un impératif moral».

Le chef de l'État demandait ainsi «que les déplacements des ministres (...) soient strictement encadrés, en recourant de manière privilégiée aux transports ferroviaires». «Les déplacements en avion des agents publics seront prohibés dès lors qu'existe une liaison ferroviaire de moins de 3 heures», insistait-il encore, selon M. Dosière.

«C'est donc avec un certain étonnement que l'on a appris qu'à l'occasion de son déplacement à Bruxelles, le 4 février, le président de la République a mobilisé deux avions, l'Airbus A330 (coût moyen d'une heure de vol : 22 000 euros) et un Falcon 7X (coût horaire : 7 900 euros), que la liaison ferroviaire Paris-Bruxelles est non seulement rapide (1h20) mais encore fréquente (28 liaisons par jour), confortable (TGV Thalys et économe aller-retour en 1 ère classe : 212 euros »), ajoute le député de l'Aisne.

Et tout ça avec votre argent chers contribuables. Dernier évènement de notre président, celui-ci est parti aux Etats-Unis voir son fils pour un week-end et toujours avec l'avion de l' Elysée, coût de la promenade: Paris - New-york 8h00 de vol aller donc 16h00 aller-retour à 22 000 euros de heure = 352 000 euros, plus les taxes d' atterrissages, frais du personnel et autres frais annexes...

Cela fait environ 25 ans de SMIC.

Alors ayez une pensée pour notre cher président quand vous remplirez votre déclaration d'impôts sur les revenus 2010.

Et là, on n'aborde pas encore le problème de la pollution !

Serge GAULIAS Coordonnateur régional Bourgogne Secrétaire départemental 71 Conseiller National

jeudi 21 avril 2011

Le Gaullisme … pour les nuls

          

Tour à tour saint-cyrien, officier d’infanterie, prisonnier de guerre, stratège militaire, chef de la France libre, homme d’Etat, le général de Gaulle fut un serviteur infatigable de la France qui, écrit-il dans ses Mémoires, » n’est elle-même qu’au premier rang « . Ce fervent patriote sauva l’honneur de la France en 1940 en refusant de capituler face à l’Allemagne et d’obéir au régime de Vichy. Une fois au pouvoir, il n’eut de cesse de contribuer à rendre à la France sa place et son prestige dans le monde en la dotant notamment d’une nouvelle Constitution et d’infrastructures modernes. A sa mort, à Colombey-les-Deux-Eglises en 1970, c’est une page de l’histoire de France qui se tourne. De l’appel du 18 juin à la crise de Mai 68 en passant par la Libération ou les accords d’Evian, ce livre retrace le destin d’un homme hors du commun dont la vie et la légende, souvent, se confondent. Par-delà l’anecdote biographique, il détaille les réalisations du gaullisme et dresse l’héritage considérable que le Général et ses successeurs ont légué à notre pays.

Biographie de l’auteur

Chantal Morelle, professeur agrégée d’histoire et docteur en histoire, enseigne en classes préparatoires aux grandes écoles. Elle a été chargée du service des Etudes et Recherches de la Fondation Charles-de-Gaulle entre 1991 et 1998. Elle est l’auteur de De Gaulle, le gaullisme et les gaullistes et de » De Gaulle » et » La République des gaullistes » dans le Dictionnaire critique de la République

Pour l'acheter

mercredi 20 avril 2011

Le pacte immoral

               

Présentation de l'éditeur

Deux grands lycées parisiens qui se sont déconnectés du système informatique du ministère et ont mis en place des modes d'admission parallèles. Des ministres (et un président) qui annoncent des réformes mais n'arrivent pas à les faire appliquer. Des enseignants qui font faire des dictées en cachette. Le Capes que l'on donne à des candidats qui n'ont pas eu la moyenne et qu'on lâche ensuite dans des classes difficiles. Une pédagogie " nouvelle " où l'orthographe n'est plus une fatalité mais " une matière à discussion ". Après la nomenklatura, l'omertà, la franc-maçonnerie, entre autres sujets sensibles, Sophie Coignard met à nu l'Éducation nationale. Ses ministres, ses idéologues, ses syndicats : tous ceux qui depuis vingt-cinq ans mènent l'école à la ruine. Le plus scandaleux ? Ils agissent en toute impunité. À l'origine de cet immense gâchis, un " pacte immoral " entre les élites qui prétendent nous gouverner et les apparatchiks qui sacrifient nos enfants par pur cynisme. Ceci n'est pas un livre sur l'éducation. En tout cas pas seulement. C'est d'abord un document féroce et un récit effarant sur l'hypocrisie et la lâcheté du pouvoir.

lundi 18 avril 2011

Immigration : union sacrée PS-Medef contre Guéant

http://www.gaullisme.fr/2011/04/14/immigration-union-sacree-ps-medef-contre-gueant/

■Tefy Andriamanana – Marianne

Le ministre de l’Intérieur veut limiter l’immigration légale en France. Un vœu qui déplait tant à la gauche qu’au patronat. C’est surtout une nouvelle étape dans les revirements du pouvoir en matière migratoire.




Claude Guéant a encore fait parler de lui. En souhaitant « réduire l’immigration légale », le ministre de l’Intérieur a suscité un véritable tollé. Dans Le Figaro magazine, il expliquait ses objectifs : « J’ai demandé que l’on réduise le nombre de personnes admises au titre de l’immigration du travail. Et nous allons continuer à réduire le nombre d’étrangers venant en France au titre du regroupement familial ». En clair, le ministre de l’Intérieur pourrait durcir les conditions pour obtenir une carte de séjour. Sa machine à expulser était déjà juridiquement grippée, pour pouvoir monter ses muscles sur l’immigration, Guéant s’attaque cette fois aux entrées et non aux sorties d’immigrés.

Et le ministre compte sans surprise le PS parmi ses contradicteurs. Ces derniers ont d’ailleurs trouvé de bien curieux alliés pour tacler Claude Guéant : le patronat. « Le Medef lui-même a mis en garde contre le danger d’un pays qui se fermerait alors que l’immigration légale du travail correspond à un besoin de notre économie », a rappelé le parti dans un communiqué. En effet, l’organisation patronale a été la première à dénoncer les propos du ministre de l’Intérieur. « C’est très dangereux un pays qui se ferme » a estimé sa présidente Laurence Parisot. Elle a ajouté qu’« il faut savoir sur ce sujet trouver le bon équilibre entre la nécessité de rester un pays ouvert, (…) et en même temps il faut avoir un rythme suffisamment raisonnable pour pouvoir correctement, décemment, intelligemment, intégrer tout le monde ».

Qu’on ne s’y trompe pas, les préoccupations du Medef sont plus économiques qu’humanitaires. Mais les partisans d’une libéralisation des échanges économiques ont réussi à trouver là un terrain d’entente avec les partisans d’une libéralisation des échanges humains. La patronat a sûrement intérêt à voir arriver une main d’œuvre prête à travailler pour moins cher. En cela, la gauche devrait s’interroger sur le lien entre montée d’une immigration de travail et baisse des salaires. Un rapport du CAE de 2009 montrait qu’une hausse de 1% de l’immigration entraînait une baisse de 1,25% des salaires des moins qualifiés. Bien évidemment, cette donnée, comme toute statistique, est critiquable mais il n’empêche que l’idéologie de l’abolition des frontières prônée de part et d’autre de l’échiquier politique peut avoir des effets pervers pour les travailleurs.

Gros intérêts économiques

Car derrière la question de l’immigration de travail, il y a de gros intérêts. C’est sans doute pour cela que, même dans son camp, Claude Guéant a été mis en difficulté. Christine Lagarde, ministre de l’Economie, a souligné l’importance de l’immigration pour les entreprises : « Dans le long terme, on aura besoin de main d’œuvre, on aura besoin d’effectifs salariés formés ». Cette ligne de fracture au sein de la droite est peu étonnante. Elle marque un hiatus entre droite conservatrice soucieuse de préserver la souveraineté et l’identité nationale (ou les gains électoraux qu’elle est supposée octroyer) et une droite libérale attentive aux intérêts des entreprises.

Ce clivage a déjà observé sur la lutte contre le travail illégal. Le Medef et la CGPME, suivis par des parlementaires UMP, avaient bataillé contre un texte trop sévère contre les patrons employeurs de clandestins. Et, suite aux propos de Guéant, Alain Minc, dans L’Express a tenu à répandre la bonne parole : réduire l’immigration légale, « c’est mésestimer (…) la logique d’une économie de marché ouverte à laquelle nous devons, nous ne le répéterons pas assez, une réussite incontestable ».

Mais en souhaitant réduire l’immigration de travail, Claude Guéant n’a fait que ressortir une vieille lune. En 2009, face à la crise, Nicolas Sarkozy tenait déjà le même discours. Il avait adressé une lettre de mission bien précise au ministre de l’Immigration d’alors Eric Besson. « Dans le contexte actuel de l’emploi et compte tenu d’un taux de chômage de 22,2% des étrangers non communautaires d’après l’INSEE, toute perspective d’une relance globale, massive et indifférenciée de l’immigration de travail doit être fermement écartée », écrivait-il. Une doctrine qui remet en cause le discours qu’il tenait en tant que candidat à l’Elysée et ministre de l’Intérieur.

Don Quichotte

Nous étions alors en 2006. Défendant son concept d’« immigration choisie », le futur chef de l’Etat prônait « une immigration de travail plutôt que familiale ». Des discours qui se sont traduits par la création des cartes « compétences et talents », carte de séjour de 3 ans (au lieu de 1 an) réservée aux travailleurs aux compétences spécifiques et aussi la mise en place d’accord bilatéraux définissant une liste de métiers pour chaque pays signataires.

Cinq ans après, ces mesures ont fait un flop. Selon les chiffres de l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration, révélés par Le Parisien, si l’immigration pour motif économique provenant des pays hors UE a augmenté de 29,8% en cinq ans passant de 24 293 entrées en France en 2005 à 31 532 en 2010, elle reste largement inférieure à l’immigration pour motif familial qui a justifié 84 126 entrées sur le territoire en 2010. Les cartes « compétences et talents » ont elles aussi peu fonctionné. Lors de la première année d’application en 2007, 5 de ces cartes ont été délivrées, 183 en 2008, 364 en 2009. Sur les accords bilatéraux, seuls six ont été, pour l’instant, signés et ratifiés avec le Bénin, le Congo, le Gabon, l’île Maurice, le Sénégal, et la Tunisie.

Bref, Claude Guéant prétend pouvoir mener une politique de maîtrise de l’immigration que ce soit pour réduire ou sélectionner les flux alors qu’il n’a jamais su mettre en place les outils adéquats. Dans sa nouvelle croisade, le ministre de l’Intérieur tient donc plus de Don Quichotte que de Godefroy de Bouillon.

vendredi 15 avril 2011

SANS PAPIERS– SOINS MEDICAUX : La France , le beau pays du n'importe quoi !

Saviez-vous que les sans-papiers bénéficient d’un remboursement à 100 %, sans aucun ticket modérateur, de l’ensemble de leurs soins médicaux*** : Médecine d’urgence, Soins liés à la grossesse, Vaccinations, lunettes, frais dentaires, et même, les cures…

Ce dispositif, intitulé AIDE MEDICALE DE L ETAT, a été créé par la gauche en 1998. Le budget était alors de 47 millions d’euros. Depuis 12 ans, ce budget a bénéficié chaque année de confortables rallonges. Il s’élève actuellement à 670 millions par an, soit en moyenne 3350 euros par clandestin. C’est un véritable scandale qui est dénoncé dans un rapport rédigé par Claude Goasguen. Ce rapport sera-t-il, comme de nombreux autres, soigneusement enterré ? Et pourquoi les journalistes de l’audiovisuel gardent-ils la langue de bois sur cette réalité ? Une fois de plus, la vérité les dérange et ils préfèrent l’étouffer.


*** source : Valeurs Actuelles du 30 septembre 2010, page 22

mardi 5 avril 2011

Estrosi justifie ses notes de pressing comme ex-ministre de l'Outre-Mer

http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/estrosi-justifie-ses-notes-de-pressing-comme-ex-ministre-de-loutre-mer

Ex-ministre de l'Outre-Mer, Christian Estrosi a reçu la semaine dernière un courrier du ministère de l'Intérieur lui demandant de s'expliquer sur certaines dépenses, parmi lesquelles 14.000 euros de frais de teinturerie, a révélé ce dimanche le JDD.

Dans un prérapport de la Cour des comptes, quelque 40.000 euros de dépenses litigieuses sont inventoriées. Elles auraient été effectuées entre juin 2007 et mars 2008 par le ministère de l’Outre-Mer pour le compte de l’actuel maire de Nice alors en charge des DOM-TOM.

Le ministère de l'Intérieur, dont dépend l'Outre-Mer, a confirmé l'existence de "dépenses personnelles réglées par l'Etat" mais a précisé que leur montant n'excède pas 4.000 euros.

"Chiffre inexact"

"Le chiffre de 14.000 euros de frais de blanchisserie est inexact", a de son côté répondu Christian Estrosi dans le JDD. "Les magistrats ont relevé en réalité un montant total de factures pour ce poste de 7.600 euros en 2007 dont 4.600 euros imputés aux dépenses de cabinet du ministre à la rubrique "frais de représentation'"".

"Je ferai un chèque"

L'ancien ministre convient en revanche devoir "4.000 euros de frais que l’on aurait oublié de me réclamer à l’époque". Mais pour Christian Estrosi, "c’est un problème d’imputation comptable. Dès que l’on me présentera les factures en question, je ferai immédiatement un chèque", a-t-il expliqué.

Toujours selon le JDD, le dossier promet plusieurs échanges de courriers entre l’administration et les magistrats de la Cour des comptes, pas toujours d’accord sur la frontière entre vie professionnelle et vie privée.

lundi 4 avril 2011

GDF SUEZ confirme une augmentation de 5,2% du prix du gaz

http://www.boursier.com/actualites/economie/gdf-suez-confirme-une-augmentation-de-5-2-du-prix-du-gaz-7690.html?sitemap

(Boursier.com) -- Dans le lot des augmentations du 1er avril, les tarifs du gaz doivent augmenter en moyenne de 5,2% pour les clients de GDF SUEZ (+4,9% pour les clients ayant un chauffage individuel au gaz). Les dernières augmentations des tarifs de gaz remontent au 1er juillet 2010 (+5% en moyenne) et du 1er avril 2010 (+9,7% en moyenne).

Par ailleurs, le Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie a annoncé le 1er mars l'augmentation de l'aide financière pour la fourniture du gaz naturel. Cette aide devrait passer à 142 Euros (contre 118 Euros actuellement). L'attribution de ce tarif social serait désormais automatique, sur la base des fichiers des organismes sociaux.

Enfin, il est prévu de mettre en place avec GDF Suez une "prime à la casse des chaudières anciennes" afin d'aider à l'installation d'équipements plus économes en gaz, cette prime pouvant s'élever jusqu'à 250 Euros par foyer.

samedi 2 avril 2011

Dupont-Aignan décline l'offre d'un souverainiste

http://www.europe1.fr/Politique/Dupont-Aignan-decline-l-offre-d-un-souverainiste-479925/index.html

Par Europe1.fr avec AFP Publié le 31 mars 2011 à 17h41 Mis à jour le 31 mars 2011 à 17h43

Le député ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan a refusé catégoriquement jeudi l'appel que lui a lancé le souverainiste Paul-Marie Coûteaux à constituer une alliance pour les législatives de 2012 avec le Front national de Marine Le Pen. "Cet appel n'a pas de sens", a jugé le président de Debout la République.

Son mouvement, DLR, et le RIF (Rassemblement pour l'indépendance de la France) de Paul-Marie Coûteaux avaient fait alliance aux régionales de 2010 et les deux responsables s'affichaient régulièrement sur les mêmes tribunes ces derniers mois. "Je suis candidat à l'élection présidentielle (de 2012) justement pour offrir un choix aux millions de Français qui ne supportent pas l'UMPS, et qui ne veulent pas pour autant voter Front national", a expliqué Nicolas Dupont-Aignan, qui fait campagne sur des thèmes très souverainistes comme la sortie de l'euro.

L'ancien député européen (1999-2009) souverainiste Paul-Marie Coûteaux, ex-proche de Charles Pasqua et Philippe de Villiers, a appelé à la constitution d'une alliance pour les législatives de 2012, notamment avec le FN, Debout la République, et le Mouvement pour la France de M. de Villiers.

vendredi 1 avril 2011

Immigration : quand la droite était (très) à droite

http://www.valeursactuelles.com/actualités/politique/immigration%E2%80%86-quand-droite-était-très-à-droite20110331.html

Document. En 1990, un programme de la droite qui n'avait pas grand-chose à envier à celui du FN.

Arnaud Folch le jeudi, 31/03/2011 dans Politique

“Valeurs actuelles” a retrouvé les propositions chocs des états généraux de l’opposition RPR-UDF sur l’immigration. Pour la plupart “oubliées”.

La France ne peut plus être un pays d’immigration, elle « n’est pas en mesure d’accueillir de nouveaux immigrants »… Voilà, entre autres, ce à quoi s’engageaient la droite et le centre, en cas de retour au pouvoir, à l’occasion de ses “états généraux de l’opposition” (RPR et UDF, transformés en UMP) consacrés à l’immigration, des 31 mars et 1er avril 1990 à Villepinte.

Parmi les participants : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Alain Juppé, Gérard Longuet, mais aussi… François Bayrou. Co­responsable, au nom du RPR, de cette convention, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui a cosigné (avec Alain Ma­delin) la préface du compte rendu de 39 pages publié à cette occasion.

Affirmant que « la France ne doit pas être considérée comme un simple espace géographique sur lequel plusieurs civilisations pourraient coexister » et dénonçant le « faux antiracisme militant », ce qui est depuis devenu l’UMP en appelait alors clairement à « la fermeture des frontières » et à la « suspension de l’immigration ». Loin, très loin, du “contrôle régulé” et de “l’immigration choisie” aujourd’hui défendus…

Pas question non plus de « régularisation au cas par cas » pour les « clandestins » (on ne parlait pas alors de “sans-papiers”). Seule solution envisagée : une politique assumée d’expulsions : « On ne peut tolérer que des clandestins puissent rester en France. Il faut tout mettre en œuvre pour que les décisions de reconduite à la frontière soient effectives. » Vingt ans après, en 2010, Éric Besson, alors ministre de l’Immigration, reconnaissait pourtant que près de 80 % d’entre elles n’étaient pas exécutés…

Expulsables, aussi, pour la droite des années 1990, les “faux réfugiés” : « La très grande majorité des dossiers déposés à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, NDLR) s’avère injustifiée (de l’ordre de 90 %), ces demandes n’étant qu’un prétexte pour bénéficier des avantages sociaux français. » Même les étudiants étrangers ne sont pas épargnés : « Il faut conditionner le séjour des étudiants étrangers en France à un déroulement normal du cursus universitaire : le titre de séjour doit être renouvelé annuellement en tenant compte des résultats obtenus » – une proposition jamais mise en pra­tique.

Également dans le collimateur : « Le regroupement familial, qui pose par son ampleur des problèmes très réels de logement, de scolarisation et d’encadrement so­cial. » Proposition alors « lar­gement ap­prouvée » par l’ensemble de la droite et du centre : « Corriger l’automaticité du regroupement familial et la réserver aux immigrés titulaires d’une carte de long sé­jour (10 ans) » – ce qui, là encore, n’est toujours pas le cas.

Afin de ne plus attirer de nouveaux immigrés, la droite n’hésitait pas non plus à briser le “tabou” de « notre système de protection sociale », dont il faut « éliminer les points faibles qui créent une incitation artificielle à l’immigration ». C’est ainsi, notamment, que doivent être « vigoureusement combattus l’accès aux soins médicaux et hospitaliers par des étrangers en situation irrégulière » – qui envisage aujourd’hui la suppression de la CMU ? Quant à « l’immigré chô­meur, il percevrait alors non des allo­cations chômage mais une allocation pour le retour sous forme de capital ou de rente ».

Flirtant avec la “préférence nationale” prônée par le FN, la droite allait jusqu’à s’interroger « s’il ne convient pas de réserver certaines prestations sociales aux nationaux » : « Dans ce domaine, rap­pelle-t-elle, le législateur a admis dans le passé le bénéfice des prestations aux seuls nationaux  : être étranger en France, ce n’est pas avoir automatiquement et intégralement tous les droits liés à la citoyenneté française. »

“Ce n’est pas aux pouvoirs publics d’organiser l’islam”

N’hésitant pas à pointer « la fécondité des étrangères très supérieure à celle des Françaises (3,2 enfants contre 1,84) et spécialement celle des Maghrébines (entre 4 et 5 enfants) », la droite d’il y a vingt et un ans estimait que « l’automatisme actuel d’acquisition de la natio-nalité pour les jeunes nés en France de parents étrangers n’est pas bon » : « la nationalité doit être demandée par le jeune étranger : elle n’est plus accordée automatiquement » – en 2011, la nationalité française (et l’impossibilité d’être expulsé) est pourtant toujours attribuée d’office entre 16 et 18 ans à tout enfant d’étrangers né sur le sol français.

Particulièrement sévère dans le ta­bleau qu’il dresse des banlieues, où « la lutte des races sic remplacerait maintenant bien souvent la lutte des classes », le document de ces états généraux pro­pose de lutter contre la « concentration des populations immigrées » par la mise en place de quotas – mais sans utiliser le mot : « Les élus peuvent intervenir efficacement et les collectivités locales doivent avoir leur mot à dire quant au nombre d’immigrés qu’elles accueillent sur leur territoire », afin de « tenir compte du seuil de tolérance qui existe dans chaque immeuble ». On imagine les réactions, y compris en son sein, si la droite évoquait aujourd’hui ces mêmes “seuils de tolérance”…

Tout aussi décomplexée promettait d’être la droite concernant l’école, où « l’importance numérique des enfants d’immigrés est trop forte dans certains secteurs géographiques » : « L’école, avançait-elle, n’est pas un lieu d’expression multiculturelle. » Alors que Jean-François Copé proposait, à la fin 2010, des « cours d’ara­be », et Fabienne Keller l’introduction de « cours sur l’histoire de l’Afrique », la droite d’alors était sur une ligne 100 % in­verse : « Les cours de “langues et cultures des pays d’origine” doivent être facultatifs et déplacés en dehors des horaires scolaires. »

Concernant l’islam, nul besoin à l’époque de “débat”, comme l’UMP va en organiser le 5 avril (contre l’avis des centristes), pour assumer que « l’islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français » : « Il y a bien incompatibilité entre l’islam et nos lois. » Les choses, il y a vingt ans, étaient on ne peut plus claires : « C’est à l’islam et à lui seul de s’adapter afin d’être compatible avec nos règles. »

Aux antipodes de la voie suivie en 2007 avec la création du Conseil français du culte musulman (CFCM), la droite affirmait en 1990 que « ce n’est pas aux pouvoirs publics d’organiser l’islam ». « On n’intègre pas des communautés mais des individus », estimait-elle : « Il convient de s’opposer à toute tentative communautaire qui viserait à instaurer sur le sol français des statuts personnels propres à certaines communautés. »

Pas question, non plus, d’associations musulmanes – permettant aujourd’hui de financer les mosquées : « Les activités cultuelles doivent être exclues de la compétence des associations relevant de la loi de 1901. » Et d’ajouter que « la mainmise de l’étranger sur certaines de ces associations est tout à fait inacceptable », au point de proposer d’« abroger les dispositions socialistes de 1982 supprimant l’autorisation préalable pour les associations étrangères » – qui ne l’ont jamais été. Enfin, « la création de lieux de culte doit se faire dans le respect du patrimoine architectural de la France » – ce qui exclut les minarets !

Nicolas Sarkozy l’écrivait dans sa pré­face : cette « véritable politique alternative de l’immigration répond aux préoccupations des Français et pourra soustraire enfin ce dossier aux extrêmes qui se le sont accaparé ». Vingt et un ans plus tard, après seize ans de présidence de droite, le discours n’a pas changé. Mais les problèmes – et le FN – demeurent.

Arnaud Folch

mardi 29 mars 2011

Les idéologies politiques expliquées à travers la vache à lait

samedi 26 mars 2011

La France n’est grande que lorsqu’elle est indépendante

http://www.gaullisme.fr/2011/03/20/la-france-nest-grande-que-lorsquelle-est-independante/

Une fois n’est pas coutume, j’apporte mon entier soutien au gouvernement dans sa décision d’intervenir pour éviter le massacre des insurgés Libyens.

Cette course contre la montre n’est d’ailleurs pas encore gagnée. Mais elle peut, à tout le moins, montrer au Colonel Kadhafi qu’on ne peut pas impunément s’acharner sur son peuple.

Comment d’ailleurs aurais-je pu reprocher à Nicolas Sarkozy sa myopie sur la révolution tunisienne et ne pas approuver l’énergie de la France et de son Ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé, pour défendre à l’ONU le principe d’une zone d’exclusion aérienne.

Il ne s’agit pas, contrairement à ce qu’écrivent certains, d’un droit d’ingérence permanent. Cela n’a rien à voir bien évidemment avec l’invasion de l’Irak qui était le fruit d’une manipulation politique sans précédent du Président Bush.

On peut bien sûr reprocher au Président de la République de s’être réveillé très tard – et le soupçonner d’arrière-pensées électorales – mais qu’importe lorsque l’essentiel est fait. Car ce qui compte en politique, c’est prendre de la hauteur.

Imaginons à l’inverse une France aux abonnés absents et les insurgés Libyens dans une mare de sang !

A cet égard, ces événements prouvent bien qu’il ne peut y avoir de politique étrangère Européenne, car il n’y a pas d’unité sur ces questions ; quand il faut agir, ce sont les Nations qui – seules – peuvent se lever.

Raison de plus pour ne pas se laisser brider par le pacte de l’euro car – on le voit dans cette affaire – c’est la France avec l’Angleterre qui interviennent, qui supportent le coût d’une politique de défense et c’est au contraire l’Allemagne qui pointe du doigt nos déficits. Mais nous en reparlerons.

Cette intervention montre aussi que nous devons nous dégager au plus vite du bourbier Afghan pour récupérer l’usage de nos troupes, et retrouver ainsi notre mobilité de défense.

En définitive, on le voit ici une fois de plus, la France n’est grande que lorsqu’elle est indépendante.

Nicolas Dupont-Aignan, député gaulliste, Président de “Debout la République”

vendredi 25 mars 2011

Le FN ou la stratégie des «candidats fantômes»

http://www.lefigaro.fr/politique/2011/03/23/01002-20110323ARTFIG00692-cantonales-le-fn-ou-la-strategie-des-candidats-fantomes.php

Par Jim Jarrassé

Sur la plupart des affiches du Fn pour les cantonales, seul le visage de Marine Le Pen apparaît. Ici à Blagnac, dans la banlieue toulousaine. Crédits photo : ERIC CABANIS/AFP

Dans plusieurs cantons, des candidats frontistes se sont qualifiés pour le second tour sans même avoir fait campagne. La corollaire d'une stratégie de nationalisation du scrutin des cantonales.

Pour beaucoup d'entre eux, tout a commencé par un e-mail reçu début février. Dans ce message, Steeve Briois, tout nouveau secrétaire général du Front national, appelait les adhérents du parti à se présenter aux élections cantonales, qui arrivaient un mois et demi plus tard. «Il manque encore quelques candidatures dans certains départements. Nous avons besoin de vous», écrivait l'un des bras droit de Marine Le Pen. Et de rassurer les potentiels intéressés en expliquant que «la campagne ne coûte pas un seul centime» et que «les dames ont la possibilité, comme pour les autres scrutins, d'être candidates sous leur nom de jeune fille». Une candidature discrète et peu exigeante, donc.

L'objectif de la direction du FN ? Présenter un maximum de candidats, quels qu'ils soient, pour développer son maillage territorial et optimiser son score lors du dernier grand test électoral avant 2012. Une logique quantitative qui s'est révélée payante : à la veille du second tour, le parti frontiste espère envoyer jusqu'à 50 élus dans les conseils généraux. Parmi les candidats encore en lice, certains sont des figures du FN, comme Steeve Briois, dans le Nord, ou Louis Aliot, vice-président du parti, dans les Pyrénées-Orientales. Mais beaucoup d'autres sont totalement inconnus des électeurs du canton dans lequel ils se présentent.

«Si je suis élu, je n'irai pas»

Servant de support à l'expansion du FN, ils n'ont pas fait campagne. Pas d'interview, pas de photo sur les affiches et les tracts, ni même de réunion publique… Dans le canton de Thoissey, dans l'Ain, la candidate frontiste a récolté plus de 22% des suffrages, mais personne ne la connaît, relève Le Progrès. Idem pour ce «candidat-fantôme» du canton de Wattrelos, dans le Nord : selon la presse locale, il n'a même pas pris la peine de coller d'affiches. En Seine-et-Marne, dans le canton de La Ferté-sous-Jouarre, la représentante du FN, candidate pour la première fois, est arrivée en tête avec 27% des voix sans avoir non plus fait campagne.

Récoltant 15% des suffrages, Roger Marin, lui, n'a pas été qualifié au second tour. Un soulagement pour ce militant de 93 ans qui représentait le FN dans le canton de Blâmont, en Meurthe-et-Moselle. Il reconnaît s'être laissé convaincre par le responsable départemental du FN : «C'est le parti qui m'a demandé. J'ai accepté, à condition de ne pas faire campagne. Je leur ai dit ‘Laissez-moi tranquille'», a-t-il expliqué à l'AFP avant le premier tour, ajoutant sans complexe : «Si je suis élu, je n'irai pas» au conseil général.

Une stratégie de nationalisation

«Mon programme, c'est que Marine Le Pen passe», assure encore Roger Marin. L'argument peut sembler inefficace pour des élections locales, mais il est au cœur de la stratégie du FN : «Il n'y a pas de changement local sans changement national», assure Bruno Bilde, bras droit de Marine Le Pen délégué national aux élections. «L'orientation nationale de notre campagne est un souhait de nos électeurs : sur les marchés, on ne parle pas de la rénovation du collège ou de la route du coin». Les candidats du FN se sont adaptés à ce discours : à l'image de Mireille Barde, qualifiée au second tour dans le IVe arrondissement de Marseille, beaucoup plus à l'aise sur la question des prières de rue que sur les compétences du conseil général.

Pour Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l'extrême droite, le fait de présenter des candidats parfaitement novices fait partie intégrante du positionnement du Front national : «C'est aussi ce qui est recherché chez ces ‘candidats fantômes', qui sont à l'image de l'électorat dans sa diversité sociologique. L'idée qu'il faille des pré-requis pour être élu évoque une stratification sociale et un élitisme que le Front national refuse», explique le chercheur, qui note que le procédé n'est pas nouveau et insiste aussi sur la puissance de «l'effet de marque» Le Pen.

Cette volonté de dynamiter le jeu politique de l'intérieur ne risque-t-elle pas de jouer des tours au FN ? «Le problème ne se poserait que si le FN est capable de rassembler une majorité dans une assemblée et d'être réellement en situation de pouvoir», tempère Jean-Yves Camus. «Pour le moment, l'objectif du parti est moins d'avoir un maximum d'élus dans les conseils généraux que de montrer une dynamique à l'aube de 2012».

jeudi 24 mars 2011

Les impôts expliqués par un Prof ..

Les impôts expliqués par un Prof ..

Qui saura démontrer une erreur ??? ... s'il y en a une !




Même les "non-matheux" comprennent.... ..et sans la nécessité d'une explication complémentaire!!!!!!!!!!!!!!!






Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas. Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre. Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros. (Normalement, cela ferait 10 euros par personne).

> > Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna à peu près ceci :

> > • Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne paieraient rien.

> > • Le cinquième paierait 1 euro

> > • Le sixième paierait 3 euros

> > • Le septième paierait 7 euros

> > • Le huitième paierait 12 euros

> > • Le neuvième paierait 18 euros

> > • Le dernier (le plus riche ! il en faut un) devrait payer 59 euros.

> >

> > Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement.

> > Jusqu'au jour où le tenancier les plaça devant un dilemme :

> > « Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »

> > Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres

(les clients payants) allaient-ils diviser les 20 euros de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisait 3.33 euros.

> > Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors le 5ème et 6ème homme devrait être payé pour boire leur bière.

> >

> > Le tenancier du bar suggéra alors qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre; il fit donc les calculs.

> > Ce qui donna à peu près ceci :

> > • Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (un pauvre de plus ?)

> > • Le 6ème paya 2 euros au lieu de 3 (33% réduction)

> > • Le 7ème paya 5 euros au lieu de 7 (28% de réduction)

> > • Le 8ème paya 9 euros au lieu de 12 25% de réduction)

> > • Le 9ème paya 14 euros au lieu de 18 (22% de réduction)

> > • Le 10ème paya 50 euros au lieu de 59 euros (16% de réduction)

> > Chacun des six « payants » paya moins qu'avant, et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.

> >

> > Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

> > « J'ai seulement reçu 1 euro sur les 20 euros de remise », dit le 6ème, et il désigna le 10ème « Lui, il a reçu 9 euros ».

> > « Ouais ! dit le 5ème, j'ai seulement reçu 1 euro d'économie »

> > « C'est vrai ! » s'exclama le 7ème, « pourquoi aurait-il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a reçu le plus gros de la réduction »

> > « Attendez une minute » cria le 1er homme, « Nous quatre n'avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres ».

> > Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l'insultèrent.

> >

> > La nuit suivante le 10ème homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note, ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !

> >

> > Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition.

> > Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfices d'une réduction de taxes.

> > Taxez les plus forts, accusez-les d'être riches, et ils risquent de ne plus se montrer désormais.

> > En fait, ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger...

> >

> > Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.

> > Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

> >

> > Signé > > David R. Kamerschen, Ph. D. > > Professeur d'économie

mardi 22 mars 2011

Consigne de vote des candidats Niçois de Debout La République

Les candidats de Debout La République du 5ème, 8ème et 10ème canton remercient les électrices et les électeurs qui leur ont apporté leur suffrage lors du 1er tour des élections cantonales. Ils les engagent vivement à les rejoindre dans leur combat national et républicain.

Les candidats Niçois de Debout La République, mouvement présidé par Nicolas Dupont-Aignan, avaient pour slogan d’être « des voix libres ». Ils considèrent que les électeurs qui leur ont fait confiance au 1er tour sont eux aussi libres et leur laissent le soin de choisir en toute indépendance leur attitude pour le 2ème tour qui aura lieu Dimanche prochain.

Debout La République prépare d’ores et déjà les prochaines échéances électorales.

Didier BURDIN – 5ème canton

Dominique LAPORTE – 8ème canton

Anthony MITRANO – 10ème canton

vendredi 18 mars 2011

Alea jacta est

Nous sommes le dernier jour de campagne possible sur le net pour les élections cantonales du 20 mars 2011.

Alors comme ultime message après une campagne où les équipes de DLR 06 on fait tout leur possible, citons la célèbre phrase de Jules César franchissant le Rubicon le 11 janvier -49, défiant ainsi le Sénat Romain : Alea jacta est (le sort en est jeté).

           

(image France 3 lors de la venue de NDA le 21 octobre 2010)

Didier Burdin, candidat Debout La République 5e canton de Nice

Dominique Laporte, candidat Debout La République 8e canton de Nice

Dominique Laporte et Anthony Mitrano en campagne

Issu Du Nice Matin du 18 mars 2011

                 

jeudi 17 mars 2011

L'appel des ex RPF et ex MPF ( Pasqua/ Villiers) à voter pour les candidats Niçois de DLR sur Nice Premium.

http://www.nice-premium.com/politique,3/cantonales-2011-appel-a-voter-pour-les-candidats-nicois-de-debout-la-republique,1113.html

Nicolas Dupont-Aignan dans Nice Direct

Nice Direct du jeudi 17 mars 2011 N°451

mercredi 16 mars 2011

Ils appellent à voter pour les candidats Niçois de Debout La République aux cantonales

Des personnalités nationales et des anciens responsables départementaux du Mouvement Pour la France de Philippe de Villiers ou du RPF de Charles Pasqua appellent les électrices et les électeurs à voter pour Didier BURDIN (5ème canton), Dominique LAPORTE (8ème canton) et Anthony MITRANO (10ème canton) candidats Niçois de Debout La RépubliqueMouvement présidé par Nicolas DUPONT-AIGNAN - car ils sont les seuls à défendre la souveraineté nationale et les valeurs de la France.

Ont notamment signé cet appel :

Paul-Marie COÛTEAUX, Président du Rassemblement pour l’Indépendance de la France – Ancien Député Européen (liste PASQUA-VILLIERS) – Ecrivain.

François MORVAN, Cancérologue – Ancien Conseiller du Pôle Républicain de Jean-Pierre CHEVENEMENT.

Francis CHOISEL, Historien – Président de l’Alliance pour la Souveraineté Nationale – Ancien conseiller général RPR des Hauts de Seine.

Laurent PINSOLLE, Bloggeur associé au journal Marianne - Ancien Président des Jeunes Villepinistes.

Alain BOURNAZEL, Animateur du Réseau Liberté qui soutient Eric ZEMMOUR, ancien Vice Président de la Région Aquitaine – Auteur de nombreux ouvrages politiques et historiques.

David SAFORCADA, Secrétaire Général de France Bonapartiste.

Henri TISOT, Comédien – Célèbre imitateur du Général de Gaulle.

Michel EMERIAU, Ancien Membre fondateur du RPF 06 de Charles PASQUA. Président du Comité National pour le Non Gaulliste à la constitution européenne.

Hugo DEBONNET, Ancien Membre du Bureau Fédéral 06 du Mouvement Pour la France de Philippe de VILLIERS et ancien secrétaire de circonscription.

mardi 15 mars 2011

Devinette

lundi 14 mars 2011

La directive Service (ex-Bolkestein) n'est pas morte – Suite

http://r-i-f.org/wp-content/uploads/2011/03/RIFLETTRE-MARS50.pdf

Le Parlement européen vient d'adopter un rapport sur la mise en oeuvre de la directive Service (ex-Bolkestein) dans lequel il estime qu'il "conviendrait de veiller à ce que la directive sur les services soit pleinement appliquée, en temps utile, tant d'un point de vue juridique qu'opérationnel, de manière à ce que les prestataires de services puissent en tirer tous les avantages".

samedi 12 mars 2011

Anthony Mitrano dans le Petit Niçois

http://www.lepetitnicois.fr/actualites-et-politique/villes-a-la-une/10e-canton-la-gauche-en-terre-de-mission-le-fn-en-embuscade,4274.html

Cantonales

10e canton : La gauche en terre de mission, le FN en embuscade

Georges-Dario Lutchmayah le sait : déboulonner un conseiller général implanté depuis 25 ans dans un canton ancré à droite ne sera pas chose aisée. Et pourtant, ce militant socialiste de 44 ans, tendance Delanoë, veut tenter sa chance.

« Notre canton a besoin de renouveau », explique celui qui a également le soutien d’André Aschieri, figure emblématique d’Europe Ecologie Les Verts.

L’environnement précisément qui figure au premier rang de ses priorités : il plaide pour des mesures plus fortes afin de lutter contre les nuisances sonores de l’aéroport ou de la voie rapide. Sur la sécurité, Georges-Dario Lutchmayah propose la création d’un poste de police et observe que « depuis deux mois, les policiers sont partout alors qu’on ne les voyait jamais avant ». Autre priorité : désenclaver le canton par rapport au centre-ville avec une meilleure desserte des bus (plus d’une heure de trajet perdu).

Le candidat du PS regrette que la droite nationale et locale « joue avec le feu en lançant des débats sur la laïcité et l’islam ». Des pompiers pyromanes », résume-t-il, redoutant une montée inexorable du FN. Le Front National était d’ailleurs arrivé deuxième lors de la dernière élection, en 2004. Cette fois-ci, il est représenté par Eddy Blondeau.

Trois autres candidats sont présents à l’occasion de ce premier tour : Anthony Mitrano, investi par le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République ; Roxane Georges, pour Nissa Rebela ; et Florence Ciaravola, déjà candidate en 2004, pour le Front de Gauche

vendredi 11 mars 2011

Anthony Mitrano à l'école de Ste Hélène et de Caucade

Nice Matin du 11 mars 2011.

jeudi 10 mars 2011

L'arnaque du siècle

Chère amie, cher compagnon,

C’est avec émotion que je vous annonce en avant-première la sortie de mon prochain livre le 31 mars aux éditions du Rocher – L’euro, les banquiers et la mondialisation : l’arnaque du siècle.

Une sincère émotion, car je vous promets que cet ouvrage sera à l’origine d’une onde de choc importante. En effet, pour tous ceux qui aiment leur patrie comme on aime sa famille, je veux que ce livre soit la référence de l’année 2011.

L’arnaque du siècle est jusqu’à présent mon livre le plus abouti, c’est-à-dire celui qui – je le crois – synthétise le mieux les raisons profondes de notre combat pour une certaine idée de la France.

A travers le symbole de la sortie de l’euro, j’y fais des révélations surprenantes sur la façon dont le système bancaire se sert de l’Union Européenne pour nous imposer un véritable racket organisé, et je vous explique comment notre classe politique a sacrifié l’Europe sur l’autel d’intérêts pour le moins ambigus.

Je raconte également des anecdotes stupéfiantes sur le personnel politique français et la façon dont ils se sont couchés pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Je suis ainsi le premier député à révéler le scandale de l’affaire France Trésor !

Je donne enfin les clés du sursaut pour la France et délivre un mode d’emploi de la sortie de crise. Car je veux continuer de porter un message d’espérance : la sortie de l’euro est en effet une occasion unique pour les Français de retrouver l’usage de leur liberté, de renouer avec un projet politique enfin tourné vers la croissance et de bâtir une vraie Europe des nations.

Vous pouvez vous procurez L’arnaque du siècle sur les sites de ventes en ligne dès maintenant, ou bien plutôt le réserver auprès de votre libraire de quartier dès aujourd’hui.

Nicolas Dupont-Aignan,

Député gaulliste de l’Essonne,

Président de Debout la République

mercredi 9 mars 2011

La directive Service - ex-Bolkestein - n'est pas morte (en France)

http://r-i-f.org/wp-content/uploads/2011/02/RIF_LETTRE_FEVRIER_2011_49.pdf

Sur les 3000 recrutements de la centrale nucléaire EPR de Flamanville, un tiers provient de l’Europe de l’Est (Roumanie et Bulgarie en particulier). Ces ouvriers employés via un sous-traitant basé en Roumanie, coûtent à Bouygues 200 euros de moins que des ouvriers français.

mardi 8 mars 2011

C'est parti pour l'affichage officiel !

Pour l'heure, les autres candidats ne semblent pas se bousculer ...

lundi 7 mars 2011

En avant pour la campagne officielle des cantonales 2011 !

L'affiche d'Anthony Mitrano pour le 10ème canton de Nice :

Le bulletin de vote d'Anthony Mitrano pour le 10ème canton de Nice :

La circulaire (recto) d'Anthony Mitrano pour le 10ème canton de Nice :



pour mieux la visualiser : http://bit.ly/gxw7LI

La circulaire (verso) d'Anthony Mitrano pour le 10ème canton de Nice :

Pour mieux la visualiser : http://bit.ly/hxz6oJ

samedi 5 mars 2011

Anthony Mitrano en campagne à Caucade et à Sainte Marguerite.

Et plutôt 2 fois qu'une ( selon l'édition du Nice matin du samedi 5 mars 2011) !

                                 
                       

vendredi 4 mars 2011

Didier Lombard quitte France Télécom

http://www.lepoint.fr/economie/didier-lombard-quitte-france-telecom-02-03-2011-1301320_28.php

__Le maintien au sein du groupe de l'ancien P-DG suscitait la polémique.

Source AFP__

L'ex-P-DG de France Télécom Didier Lombard, âgé de 69 ans et dont le maintien au sein du groupe comme conseiller spécial suscitait la polémique, a annoncé mercredi dans un communiqué qu'il "renonçait" à ses nouvelles fonctions et quittait l'entreprise. "Dans l'intérêt de France Télécom, entreprise à laquelle j'ai consacré la plus grande partie de ma vie professionnelle, j'ai décidé de renoncer aujourd'hui aux fonctions de conseiller qui m'ont été proposées ... et de quitter l'entreprise", a indiqué Didier Lombard dans un communiqué publié par le groupe en fin de matinée.

Nommé P-DG en 2005 en remplacement de Thierry Breton, Didier Lombard avait cédé les rênes opérationnelles du groupe en mars 2010 à Stéphane Richard après avoir été fragilisé par une vague d'une trentaine de suicides de salariés entre janvier 2008 et fin 2009. Son maintien au sein du groupe comme conseiller spécial de Stéphane Richard - des fonctions qu'il a prises mardi - a suscité beaucoup de remous ces derniers jours auprès des salariés et des organisations syndicales, mais aussi du côté du gouvernement et du Medef.

Didier Lombard affirme également "regretter les souffrances et sans doute aussi les incompréhensions liées au besoin impérieux de changements" dans le groupe engagés sous sa houlette. Au plus fort de la controverse sur les suicides dans l'entreprise, Didier Lombard s'était attiré les foudres des syndicats en parlant d'une "mode du suicide qui évidemment choque tout le monde".

jeudi 3 mars 2011

Anthony Mitrano dans 20minutes.fr

http://www.20minutes.fr/article/679293/nice-les-candidats-lice-poste-conseiller-general

Les candidats en lice pour le poste de conseiller général ( pour le 10e canton)

Inoxydable, Bernard Asso ? L'actuel adjoint au maire de Nice délégué aux affaires européennes occupe le poste de conseiller général du 10e canton de Nice depuis 1985... Candidat une fois encore à sa réélection sous les couleurs de l'UMP, il trouvera cette année sur sa route le frontiste Jean-Philippe Lefevre, mais aussi l'identitaire Roxanne Georges, qui représente le groupe d'extrême droite Nissa Rebela. Anthony Mitrano, du parti de Nicolas Dupont-Aignan, est également en lice. A gauche, trois candidats sont dans les starting-blocks, prêts à en découdre : Georges Lutchmayah, qui a décroché l'investiture du parti socialiste, Florence Ciaravola, qui se présente avec l'étiquette « Pour une alternative à gauche », et enfin l'écologiste Frédéric Carrez.J.C.M.

mercredi 2 mars 2011

Anthony Mitrano en campagne au Carnaval de Carras (Nice Ouest)

Nice matin du mercredi 2 mars 2011 :

             

mardi 1 mars 2011

Lombard reste à France Télécom: syndicats choqués

http://info.france2.fr/economie/stephane-richard-nomme-pdg-de-france-telecom-67521059.html

Le maintien de Didier Lombard à France Télécom comme conseiller a choqué les syndicats de l'opérateur.

Le ministre de l'Emploi Xavier Bertrand a estimé vendredi sur RTL que "beaucoup de personnes (avaient) du mal" à comprendre que l'ancien patron de France Télécom reste.

La direction du groupe a annoncé mercredi que Didier Lombard devenait conseiller spécial au côté de Stéphane Richard, le nouveau PDG qui prend ses fonctions le 1er mars.

Une trentaine de suicides de salariés de France Télécom, entre janvier 2008 et fin 2009, avaient suscité l'émoi.

"Beaucoup de personnes qui nous écoutent ont du mal à comprendre", a affirmé Xavier Bertrand sur RTL, tout en précisant ne pas avoir "le détail" de l'affaire.

Incompréhension des syndicats

"C'est l'étonnement et la suprise, on ne comprend pas", a déclaré Pierre Dubois, délégué CFDT de France Télécom. Didier Lombard, qui va avoir 69 ans dimanche, "mérite amplement sa retraite", a-t-il estimé.

"Pour nous, M. Lombard ne peut pas rester conseiller de Stéphane Richard. Ce n'est pas admissible", estime de son côté Patrice Diochet, de la CFTC. "Pour aller de l'avant, il faut que France Télécom coupe les ponts."

Patrick Ackermann, de SUD, juge lui aussi que le maintien de Didier Lombard dans l'entreprise pose problème, dans la mesure où il n'est pas là "uniquement pour faire de la figuration". C'est l'équipe de direction emmenée par Didier Lombard qui a "mis en place un système de management par la pression avec un plan de 22.000 suppressions d'emplois, le plan Next", a-t-il souligné, précisant que l'instruction d'une plainte syndicale est toujours en cours.

Avec l'Association pour la Défense de l'Epargne et de l'Actionnariat des Salariés de France Télécom-Orange, la CFE-CGC/UNSA a dénoncé "un maintien en poste dans le but de bénéficier de ses stocks options". Si Didier Lombard "quittait le groupe, il perdait la possibilité de les aire valoir. Or le cours est actuellement trop faible pour les exercer", ont-ils souligné.

Stéphane Richard a récusé ces accusations jeudi dans une conférence de presse. "Le fait qu'il prenne un rôle de conseiller auprès de moi dans les mois qui viennent n'a rien à voir avec cette affaire d'options", a-t-il assuré, précisant que le total des stock-options concernées était de 300.000.

Stéphane Richard prend se fonctions, Didier Lombard reste comme conseiller

Mercredi soir, le conseil d'administration de France Telecom a nommé PDG Stéphane Richard, actuel directeur général, à compter du 1er mars, et a acté le départ de Didier Lombard du poste de président non exécutif.

Didier Lombard devient "Conseiller spécial de Stéphane Richard sur les orientations stratégiques et la vision technologique du Groupe".

Si la nomination de Stéphane Richard, actuel directeur général et patron de fait de l'opérateur, en tant que PDG était attendue, l'avenir de Didier Lombard au sein du groupe restait en question, tout comme l'attribution d'une éventuelle retraite chapeau de 300.000 euros par an, selon un calcul mené par des sources internes.

Selon ces sources, en restant au sein de France Telecom, Didier Lombard, 69 ans, toucherait ainsi une rémunération en tant que salarié, ce qui retarderait le versement de ses indemnités retraite correspondant à ses fonctions de président du conseil d'administration.

En annonçant le 11 février au quotidien La Tribune qu'il quittait ses fonctions avant le terme de son mandat, Didier Lombard avait indiqué qu'il ne recevrait pas "d'indemnités de départ en cette circonstance".

Selon le communiqué officiel de l'opérateur, "nommé Président-Directeur général en février 2005, Didier Lombard a fait de France Telecom-Orange l'un des tout premiers opérateurs mondiaux, tant en termes de technologie que de solidité financière".

Didier Lombard avait cédé les rênes opérationnelles du groupe le 1er mars 2010 à l'actuel directeur général, Stéphane Richard, après avoir été fragilisé par une vague d'une trentaine de suicides de salariés -35- entre janvier 2008 et fin 2009, à laquelle il avait réagi avec des propos manquant de tact et d'humanité. Aujourd'hui, le chiffre des suicides atteint la cinquantaine.

Chiffre d'affaires et bénéfice en hausseFrance Telecom a publié jeudi un chiffre d'affaires 2010 de 45,5 milliards d'euros, en hausse de 0,6% hors mesures de régulation. Son bénéfice net a lui aussi augmenté, à 4,88 milliards, en augmentation de 61%, en ligne avec les attentes des analystes.

lundi 28 février 2011

Anthony Mitrano en campagne dans le 10e canton de Nice, encore et toujours !

(Nice matin du 26 février 2011)

Anthony Mitrano dans tous les coins du canton : un exemple, dans le chemin très escarpé du cal Spagnol Soubran :

samedi 26 février 2011

A l'UMP finalement on n'a pas de tant de moyens que ça finalement... du moins version Bernard Asso !

Bernard Asso, conseiller général sortant UMP du 10e canton fait vraiment le minimum.

Pour indiquer où se trouve sa permanence et ses heures d'ouverture pourquoi s'embêter à faire une belle affiche en couleurs avec sa photo, le type d'élection et le nom du parti : une simple affiche où on rajoute son nom au stylo suffit !

Comme toujours preuve à l'appui :

Quand on voit le professionnalisme qu'il met dans cette campagne, on peut juger de l'intéret qu'il a pour les habitants de notre canton !

vendredi 25 février 2011

Encore une fois dans le 10ème canton de Nice, votez MITRANO !

Avenue de la Californie :

Au square Kirschner :

A la faculté de Lettres :

Avenue Sainte Marguerite :

jeudi 24 février 2011

Dominique Laporte dans 20minutes.fr

http://www.20minutes.fr/article/674937/nice-les-candidats-lice-poste-conseiller-general

Les candidats en lice pour le poste de conseiller général (8e canton)

Ils sont huit officiellement déclarés en préfecture. Sous la bannière UMP-Nouveau centre, Olivier Bettati compte bien garder le siège qu'il occupe depuis 1994. L'adjoint au maire de Nice aura face à lui du monde à droite. A l'extrême, Bruno Ligonie porte les couleurs du Front national, et Eric Linares celles des identitaires de Nissa Rebela. Dominique Laporte représente Debout la République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan. L'ancien président du comité de quartier du Parc Impérial, Hervé Caël (Divers droite), sera également en lice. A gauche, c'est Jean-Christophe Picard, le président du Parti radical de gauche (PRG) qui se lance dans la bataille. Pas de candidat socialiste face à lui, mais Juliette Chesnel-Le Roux pour Europe Ecologie-Les Verts et Delphine Girard pour le Parti communiste-Front de gauche.J.C.M.

mercredi 23 février 2011

NON A CETTE DROITE QUI VA FAIRE GAGNER LA GAUCHE !

Certes, rien n’est définitif à un an des élections présidentielles, mais l’échec de la droite qui nous gouverne est si flagrant que nous allons tout droit au retour de la gauche au pouvoir.

Monsieur Sarkozy a trompé les Français et a mené une politique en dépit du bon sens. Que ce soit en matière économique, sociale ou diplomatique, c’est un véritable fiasco ! Sur les sujets de prédilection du candidat Sarkozy, sécurité, immigration, pouvoir d’achat, emploi, c’est la bérézina. Quant à sa façon de « présider » la France, il nous a fait honte trop souvent pour que nous puissions lui reconnaître les qualités d’un Homme d’Etat. Comment s’étonner que ses ministres n’aient plus la moindre notion du bien public puisque celui qui les dirige n’en a jamais fait preuve ?

La France et les Français méritent d’avoir un pouvoir à la hauteur. Croit-on que c’est la gauche qui pourra relever le défi ? Après 14 ans de règne avec François Mitterrand et l’ère Jospin, nous savons qu’il ne faut rien en attendre. Et quand on assiste, médusé, au combat fratricide des primaires, on imagine dans quelle pétaudière on mettrait notre pays avec un socialiste à l’Elysée ! Il faut éviter cela.

L’extrême droite, « relookée » avec l’arrivée de Marine LE PEN, attend que tombe le fruit mûr, tant l’UMP accumule les fautes, les inconséquences et les incompétences. Mais ce n’est pas un nouveau maquillage qui change l’ossature du Front National, et que l’on sache, toux ceux qui ont été solidaires des propos inadmissibles de son fondateur n’ont pas quitté le navire ; il en est même, à Nice, qui y reviennent !

La seule solution c’est de reconstruire un rassemblement patriote, républicain et social et c’est la vocation de DEBOUT LA REPUBLIQUE.

Patriote, c’est à dire redonner à la France sa souveraineté et son indépendance afin qu’elle puisse mener une politique conforme aux intérêts nationaux plutôt qu’à ceux de l’oligarchie européenne et afin qu’elle retrouve son autorité, sa place et sa vocation universelle dans le concert des nations.

Républicain, cela signifie un Etat respecté parce que au-dessus des querelles partisanes et dégagé des connivences avec les intérêts financiers, exemplaire et impartial, capable de faire appliquer la loi à tous ceux qui se trouvent sur le territoire national.

Social, parce que la cohésion nationale, le progrès et la justice sont la force d’une nation qui veut reconquérir son rang de puissance économique et de modèle quant à la condition des Hommes.

Plus vous serez nombreux à nous apporter vos suffrages le 20 Mars, plus vite nous pourrons incarner cette alternative, la seule qui nous épargnera la gauche ou l’extrême droite.

Dominique LAPORTE – Secrétaire Départemental – Candidat dans le 8ème Canton de Nice

Didier BURDIN – Candidat dans le 5ème Canton de Nice

Anthony MITRANO – Candidat dans le 10ème Canton de Nice- Coordinnateur DLR Nice

mardi 22 février 2011

Bernard Asso , un homme moderne mais qui a 9 ans de retard !

Dans un précédent billet intitulé "l'inaction de Bernard Asso se révèle un peu plus chaque jour", j'avais nôté que sur la boite au lettre de sa permanence ( très souvent close même en cette période de campagne, vu qu'il ne l'ouvre que si des gens prennent rendez-vous or plusieurs habitants de notre quartier m'ont dit qu'il était injoignable au téléphone, sans doute à l'image de son site internet, toujours en construction à l'heure où j'écris), il était noté RPR Ouest, ( parti disparu en 2002),je souhaitais aujourd'hui apporter une preuve une fois de plus à mes dires :

lundi 21 février 2011

Voilà où en est réduit Bernard Asso pour exister

Après 25 ans de mandat sans interruption comme conseiller général et cumulé avec ses mandats d'adjoint au maire et de vice président à la communauté urbaine Nice Côte d'Azur (NCA), et malgré l'estampille UMP,Bernard Asso est conscient que la plupart des Niçois ne savent pas qui il est.

De plus son inaction lui a crée de l'impopularité dans notre canton auprès de ceux qui le connaissent.

Alors comment redorer son blason surtout quand on a comme seul programme " continuons comme avant" ?

Et bien en se refaisant une popularité avec comme slogan en subliminal : " Vous aimez les Estrosi ? Alors votez Asso ! "

Photo à l'appui à deux pas de sa "permanence" très temporaire.

samedi 19 février 2011

Didier Burdin sur 20 minutes.fr

http://www.20minutes.fr/article/662972/nice-les-candidats-lice-poste-conseiller-general

Les candidats en lice pour le poste de conseiller général ( 5ème canton )

Patrick Mottard est le conseiller général du 5e canton de Nice depuis 1998. Dorénavant estampillé Parti radical de gauche (PRG), l'élu bénéficie du soutien du PS. En 2004, lors des dernières cantonales, il l'emporte au second tour avec 45,08 % des suffrages exprimés à l'issue d'une triangulaire. Cette année, face à lui, Roseline Grac représentera le Parti de gauche. À droite, Catherine Moreau, étiquetée Nouveau centre, partira avec l'investiture de l'UMP. Debout la République sera aussi dans la course avec Didier Burdin. À l'extrême droite, il faudra compter sur la présence d'Alex Mascagni du Front national, mais aussi sur celle de Benoit Loeuillet, représentant le parti identitaire Nissa Rebela. Pas de prétendants en revanche pour l'Entente Républicaine, le Modem et Europe Écologie-Les Verts.Alexis Lucchesi

vendredi 18 février 2011

Déficit : la Cour des comptes doute de la réduction annoncée

http://www.acteurspublics.com/article/17-02-11/deficit-la-cour-doute-de-la-reduction-annoncee

Le déficit public ne reviendra pas sous la barre des 3 % du PIB en 2013 sans mesures de redressement supplémentaires, prévient la Cour des comptes. Les magistrats financiers estiment que les économies et les hausses d'impôts annoncées par le gouvernement à partir de 2012 sont floues.

Le gouvernement parviendra-t-il à ramener le déficit public sous la barre des 3 % du PIB en 2013 ? Rien n'est moins sûr à en croire le rapport public annuel de la Cour des comptes publié aujourd'hui. “Cet objectif ne peut pas être atteint sans nouvelles mesures de redressement”, écrivent les magistrats financiers. Or non seulement aucune mesure nouvelle n'a été annoncée, mais les économies prévues dans la loi de programmation des finances publiques 2011-2014 semblent floues aux sages de la rue Cambon. “Les mesures de hausse des prélèvements obligatoires et d'économies sur les dépenses publiques sont très peu documentées au-delà de la première année de programmation, lit-on dans le rapport. Or l'analyse de certains postes, comme la masse salariale de l'État, montre que les évolutions prévues par le gouvernement supposent de satisfaire des conditions très exigeantes.” Dans un précédent rapport sur la masse salariale de l'État, la Cour avait en effet souligné que la seule stabilisation en valeur des salaires des agents de l'État exigeait de geler la valeur du point de la fonction publique jusqu'en 2013 et de plafonner strictement les coups de pouce salariaux.

5 milliards au lieu de… 13

S'agissant du budget 2011, la Cour relève que la hausse prévisible des dépenses publiques s'établit à 1,4 % en volume, contre les 0,8 % promis dans la loi de programmation. Cette progression représente toutefois un effort significatif, puisque la hausse moyenne des dépenses a été de 2,3 % par an ces dix dernières années. Le problème est que, là aussi, la Cour a du mal à retrouver les 13 milliards d'euros d'économies nécessaires à l'atteinte de cet objectif. Les magistrats n'en ont identifié que 5 milliards... De même, la hausse des prélèvements obligatoires – qui passe en particulier par la fameuse chasse aux niches fiscales – censée renflouer les caisses de l'État de 10 milliards d'euros chaque année ne rapporterait en fait que 7,5 milliards d'euros à partir de 2012, selon les calculs de la Cour.

Au total, le gouvernement est encore loin de l'effort de 20 milliards d'euros de réduction du déficit structurel recommandé par la Rue Cambon en juin dernier pour stabiliser puis réduire la dette publique. La diminution de 1,7 point de PIB du déficit prévue pour 2011 tient d'ailleurs en majeure partie à la fin des mesures exceptionnelles de relance et à une hypothèse de croissance optimiste de 2 %.

Laurent Fargues

jeudi 17 février 2011

Tabous et clichés

http://www.lepoint.fr/politique/tabous-et-cliches-30-09-2010-1245379_20.php

Enquête. Le Point a passé au crible les dix questions qui dérangent. Résultat : des confirmations et des surprises.

Emilie Lanez, Jean-Michel Décugis, Denis Demonpion, Christophe Labbé, François Malye, Michel Revol et Marie-Sandrine Sgherri " Les prisons sont pleines d'immigrés "

Parmi les 66 178 détenus de France, 18 % sont étrangers. Un pourcentage élevé, sachant qu'ils ne représentent que 5,8 % de la population française. " Une bonne partie d'entre eux a enfreint la législation sur les étrangers, délit qu'évidemment eux seuls peuvent commettre ", tempère Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance. Pourtant, sur les 3 974 détenus étrangers en 2006, seuls 624 le sont à la suite d'une infraction en lien avec la législation sur les étrangers. Selon Hugues Lagrange, directeur de recherches au CNRS et auteur du " Déni des cultures " (Seuil), " les adolescents éduqués dans des familles du Sahel sont trois à quatre fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que ceux élevés dans des familles autochtones. Deux fois plus lorsqu'ils sont éduqués dans des familles maghrébines ". Si le chercheur affirme l'importance du contexte socio-économique, il souligne que " le surcroît d'inconduites des jeunes Noirs n'est pas lié au fait qu'il s'agit d'une immigration récente, donc moins intégrée. L'immigration asiatique l'est presque tout autant. Or, dans des familles de statut comparable, les jeunes venus d'Afrique du Nord, d'Afrique noire et des DOM sont plus souvent impliqués dans la délinquance ", dit-il. Ce résumé trouve confirmation dans des travaux conduits en 2003 dans les lycées et collèges de Grenoble et de Saint- Etienne par Sebastian Roché (1), directeur de recherche au CNRS et spécialiste des questions de sécurité. " Les jeunes d'origine étrangère à milieu socio-démographique égal étaient 50 % plus nombreux à commettre des délits graves que les autres. " Pourquoi ? " Les enfants d'immigrés sont plus délinquants pour des raisons sociales, culturelles, scolaires ", conclut le chercheur.

" À l'école, leurs enfants font baisser le niveau "

Depuis les années 70, le ministère de l'Education nationale suit le parcours de 17 000 élèves. Pour la première fois en 2007, ces données ont servi à mesurer les performances des enfants d'immigrés. " Leur réussite est comparable à celle des non-immigrés, à condition sociale comparable. " Bonne nouvelle ? Pas tout à fait. Car, justement, les conditions sociales leur sont défavorables. Les trois quarts de ces enfants ont " une personne de référence ouvrière, employée de service ou inactive ". Seuls 12 % ont un père titulaire du bac. Or, aujourd'hui, un fils d'ouvrier a quatorze fois moins de chances d'arriver au bac qu'un fils d'enseignant. Deux fois pire qu'il y a vingt ans. Cette dégradation nationale s'observe à l'échelon local dans un collège des Yvelines étudié par la sociologue Brigitte Larguèze. En 1993, 40 % d'enfants d'ouvriers, 3 % de cadres sup, et 61 % de réussite au brevet. En 2003, 70 % des élèves ont moins de 5/20 aux épreuves du brevet. Entre-temps, un nouvel établissement s'est construit dans la ville, accentuant la ghettoïsation du premier collège. Cet exemple est le symptôme de la situation scolaire des enfants d'immigrés, victimes de l'ostracisation de leurs établissements. Georges Felouzis, spécialiste de l'éducation et coauteur de " L'apartheid scolaire " (Seuil), a travaillé sur les 333 établissements de l'académie de Bordeaux. 10 % des écoles y scolarisent 26 % d'élèves d'origine immigrée, 48 % des élèves issus d'un milieu social défavorisé et 46 % d'enfants en retard scolaire. " La société française produit des processus de mise à l'écart sur des bases ethniques ", affirme Felouzis. Parmi ces enfants, les élèves asiatiques ont de meilleurs résultats à l'école. " Ils souffrent moins de stigmatisation négative. Connaissance et bonne image de leur langue maternelle, désir d'apprendre, stratégies de soutien à l'intérieur de la communauté, ces facteurs sont ceux que l'on sait être des facteurs de réussite de tout enfant de migrants ", analyse Marie-Rose Moro, psychiatre pour enfants et adolescents, auteur de " Nos enfants demain " (Odile Jacob). Hugues Lagrange s'est penché sur la scolarité de ces enfants asiatiques dans un collège du 18e arrondissement parisien : " Le temps passé aux devoirs est sensiblement plus important chez eux que chez les élèves d'origine africaine et même d'ascendance européenne. "

" Ils coûtent cher "

La plupart des études avancent un solde négatif de 27 milliards d'euros. Chiffre obtenu par l'association - très militante - des Contribuables associés. " Le déficit dû à la population immigrée est équivalent à 1,4 % du PIB (27 milliards d'euros). " L'association a comparé les dépenses annuelles que l'Etat consent pour les immigrés (71,76 milliards d'euros) avec les recettes qu'il encaisse de leur part (45,57 milliards d'euros). Le premier chiffre inclut les investissements publics pour contenir les flux migratoires ou faciliter l'intégration des immigrés (10,81 milliards d'euros), les dépenses spécifiques pour les immigrés (coûts éducatifs, sécurité, intégration...), soit 21,3 milliards d'euros. L'association intègre même les 4,2 milliards d'euros que la France verse au titre de l'aide publique au développement, arguant que cette aide vise surtout à freiner l'immigration... Ces chiffres méritent toutefois un décryptage. Les jeunes d'origine maghrébine se retrouvent plus souvent au chômage (environ 39 %) que leurs pairs en âge (16 %). " Le paradoxe est qu'une partie de la population immigrée est largement exploitée, le plus souvent de façon illégale, dans certains secteurs comme le bâtiment, commente Sebastian Roché. Cet effet à la baisse du coût de la main-d'oeuvre n'est évidemment comptabilisé nulle part. C'est une main-d'oeuvre dont on ne paie ni la formation ni le suivi médical. " Cette analyse est confirmée par un rapport du Conseil d'analyse économique rédigé par Gilles Saint-Paul et remis en mai 2009 à Eric Besson, ministre de l'Immigration. En 256 pages, il démontre que l'immigration, pas forcément créatrice de richesse, profite aux employeurs, qui bénéficient d'une main-d'oeuvre moins chère. Les immigrés plombent-ils les comptes de la protection sociale ? Ils ne bénéficient pas plus de prestations sociales que le reste de la population : un dixième des 500 milliards d'euros attribués annuellement, ce qui correspond très exactement à leur poids démographique. Hugues Lagrange a calculé par exemple que les principaux bénéficiaires de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) ne sont nullement les familles nombreuses venues d'Afrique. Dans le Mantois, région autour de la ville de Mantes, dans les Yvelines, le nombre des familles issues de l'immigration africaine a explosé ces vingt dernières années. Et, surprise, aucune augmentation afférente des prises en charge n'a été constatée. Le taux moyen de prestataires suivis par l'ASE est de 18 %, stable depuis dix ans. Au Val-Fourré, quartier de Mantes, les prises en charge au titre de l'ASE sont très élevées... pour des familles franco-françaises. Jusqu'à 73 et#8240;, soit quatre fois plus que pour les familles originaires d'Afrique. Ces chiffres mettent à mal les déclarations répétées stigmatisant la " culture de pauvreté " de ces populations. Enfin, les immigrés sont de bons contribuables : ils paient 10 % des recettes fiscales, un chiffre reflétant symétriquement leur poids relatif. En revanche, ils versent de faibles sommes aux assurances sociales : à peine 25 % des prestations qu'ils perçoivent, contre 95 % en moyenne nationale. Plusieurs explications à ce décalage important : le travail clandestin - estimé à 3,34 milliards d'euros de cotisations sociales en moins -, et le chômage - 8 milliards d'euros de cotisations sociales perdues, d'après les comptes de la Sécurité sociale 2004. " on nous cache

"Les vrais chiffres"

Selon le ministère de l'Immigration, 990 000 immigrés sont entrés sur le sol français l'an dernier. 136 000 sont devenus français, dont 26 000 étaient des enfants nés en France de parents étrangers. " On peut dire que sur 10 ressortissants étrangers s'établissant en France, 6 au moins deviendront français. " Quant aux illégaux, " 3,5 millions d'étrangers vivent en France, dont 2,4 millions de ressortissants non européens. Les étrangers en situation irrégulière représentent environ 8,5 % du nombre total d'étrangers ". Ces chiffres sont exacts, mais parcellaires d'après certains experts. Démonstration : les immigrés arrivés dans les années 70 ont eu des enfants, puis des petits-enfants, et bientôt des arrière-petits-enfants, lesquels vont subir des discriminations. Or la méthode française oublie ces arrière-petits-enfants, qu'elle comptabilise comme les autres, sans prendre en considération leur trajectoire. Et sans leur demander leur avis. " Notre tradition administrative refuse l'ethnicité pour des raisons historiques compréhensibles : l'utilisation des fichiers juifs par les autorités françaises lors de l'occupation allemande. Mais ne pourrait-on disposer de statistiques anonymes sans qu'elles soient intégrées par l'administration ? Nous sommes dans la position du médecin qui dit : je vais vous soigner, sans savoir ce que vous avez, déplore Sebastian Roché. Faute de définition légale, les chercheurs utilisent la classification par les prénoms et le pays de naissance des parents. On travaille sur des pourcentages et non pas sur des individus ", poursuit-il. Une restriction très française. " Les Nations unies recommandent l'établissement de statistiques ethniques, estimant que c'est un préalable à l'identification des discriminations, ajoute Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS. Notre méthode sous-estime l'importance des migrations, la taille de la population étrangère. Et les pouvoirs publics ne produisent pas de données officielles, ils préfèrent le débat qui permet de ne rien faire . "

" les immigrés sont une chance pour la France "

" " L'immigration est une chance " est un poncif plutôt qu'une donnée nourrie d'informations objectives ", déclare Michèle Tribalat, démographe à l'Ined (2), qui dénonce depuis des années le manque d'outils fiables et les filtres idéologiques qui empêchent de connaître la réalité des populations issues de l'immigration en France. La chercheuse cite les études sur le sujet - les seules du genre - menées en Grande- Bretagne ou aux Etats-Unis. Leurs conclusions : impossible de démontrer que l'immigration provoque une augmentation décisive du PIB par habitant. En revanche, certaines études pointent un effet négatif sur les plus bas salaires, les nouveaux immigrés peu qualifiés entrant en concurrence avec les salariés peu qualifiés. En France, 40 % des immigrés n'ont aucune qualification. Avons-nous besoin d'immigration pour éviter la détérioration du rapport actif/ inactif ? " Les taux d'emploi des immigrés sont en France plus bas, répond Michèle Tribalat. Aux âges de plus forte activité (de 25 à 54 ans), le taux des hommes immigrés occupant un emploi est inférieur à celui des natifs (75 % contre 88 % en 2007). Quant au taux d'activité des femmes immigrées, il est très faible. " Avons-nous besoin des immigrés pour peupler la France ? L'apport démographique de cent ans d'immigration fut, en 1986, évalué à 10 millions de personnes, dont 62 % nées en France. Sans ce siècle d'immigration, la France n'aurait compté que 45 millions d'habitants. Sans immigration depuis 1960, la population aurait été, en 1999, voisine de celle de 1975. L'apport démographique est manifeste. Quoique limité. En 1999, sans l'immigration, la tranche d'âge 60 ans ou plus aurait pesé un peu plus lourd (22,3 % au lieu de 20,6 %). En revanche, l'immigration n'est pas un réservoir de naissances durable, le taux de fécondité des femmes immigrées nées en France rejoint celui des Françaises. " Par ailleurs, pointe Michèle Tribalat, les immigrants qui viennent s'installer vieillissent et, après avoir cotisé, ils profitent comme tout le monde de leur retraite. L'avantage pour l'équilibre des pensions est donc temporaire. "

" On ne peut pas tous les accueillir "

Trois régions regroupent 60 % des étrangers. Quatre étrangers sur dix résident en Ile-de-France, 11 % en Rhône-Alpes et 9 % en Provence-Alpes-Côte d'Azur. La part des étrangers est également supérieure à la moyenne nationale en Corse et en Alsace (8 %). En 1990, huit villes d'Ile-de-France comptaient plus de 30 % d'immigrés non européens. Neuf ans plus tard, elles ont triplé. Dans ces 24 communes, 20 % de la population est d'origine non européenne. Un tiers des descendants d'immigrés vit en région parisienne.

Selon une étude de l'Insee (mars 2010), les alentours de la capitale regroupent 65 % des ressortissants d'Afrique subsaharienne. Dans ces communes, la mixité sociale est un souvenir. Hugues Lagrange affirme que " c'est le pourcentage de cadres dans un quartier qui impacte la délinquance et non le pourcentage de familles d'immigrés. Pour créer de la mixité sociale, la solution serait de proposer des résidences de qualité à des prix attractifs, des écoles avec des options valorisantes... ". Le ministère de l'Intérieur distingue l'immigration familiale (des parents rejoignent l'un des leurs) et l'immigration professionnelle (des migrants venus occuper un emploi). La seconde devrait, pour Nicolas Sarkozy, constituer 50 % du flux migratoire. Ils ne représentent que 11 % des entrées.

" Ils sont victimes de discriminations "

" Les contrôles d'identité, les difficultés d'accès au logement et les discriminations à l'embauche concernent tous les jeunes d'origine d'Afrique noire, maghrébine, turque, ainsi que les jeunes Antillais, Réunionnais, Comoriens ", synthétise Hugues Lagrange. De nombreuses enquêtes le corroborent. " De 1999 à 2006, le taux de chômage reste dans les zones urbaines sensibles (ZUS) deux fois plus élevé qu'en dehors. " Ce que l'on sait moins, c'est que plus un immigré est diplômé, moins il a de chances d'obtenir un emploi. Les immigrés sans diplôme affichent un taux d'emploi quasi identique à celui des natifs, tandis que les titulaires d'un baccalauréat ont un risque de chômage trois fois plus élevé, et quatre fois plus s'ils ont étudié jusqu'au master. Les discriminations policières sont réelles. En 2005, selon un calcul du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences po, les minorités ont deux fois plus de risques d'être contrôlées. Des discriminations qui n'épargnent pas la troisième génération, " parce que ces jeunes ont des traits physiques qui font que, quel que soit le nombre de générations écoulé, ils sont perçus comme " étrangers "", déplore Hugues Lagrange.

" Ils menacent nos valeurs "

" Que les églises constituent notre patrimoine historique est un fait, mais il ne faut pas s'affoler à l'idée qu'on ferait de la place aux nouvelles croyances en construisant des lieux de culte. L'accommodement doit se faire dans le respect et l'équilibre ", dit Patrick Weil. Certes, mais " le contentieux qui alimente les fantasmes est lié au conflit israélopalestinien et à la prise de pouvoir au sein de l'islam des minorités notamment salafiste et wahhabiste, soutenues par l'Arabie saoudite qui influence les jeunes générations ", rappelle Hugues Lagrange. Lequel désigne une autre dissension : " La socialisation, dans notre culture, repose sur l'autorité parentale : la génération qui naît doit obéir à la génération qui la nourrit. Ce principe est remis en cause par certaines familles originaires d'Afrique sahélienne où s'exerce la domination masculine, celle du père, voire du fils, sur la mère. " Une toute-puissance que l'on ne retrouve pas dans les autres familles africaines ni dans les foyers maghrébins, où la mère a un statut quasi sacré. La démographe Michèle Tribalat conclut avec bon sens : " Ceux qui consentent à la loi civile, qui supportent que l'on critique l'islam avec la même vigueur que toute autre religion, et qui admettent que la liberté d'expression implique la possibilité d'être choqué, ceux-là ne sont une menace pour personne . "

" Avant, les immigrés étaient différents "

La France est le plus vieux pays d'immigration en Europe du fait de son déclin démographique survenu dès le XVIIIe siècle. " On dit souvent que les immigrés européens furent plus intégrables car issus de pays catholiques, mais c'est oublier qu'au moment de l'immigration italienne s'est posée la question de leur surdélinquance ", modère le chercheur Sebastian Roché. " Lors des vagues précédentes, il existait des mafias italienne, arménienne, russe ou autre ", ajoute Patrick Weil. Tout bascule en 1974, le chômage frappe ces premières générations d'immigrés venues du Maghreb, peu qualifiées, puis leurs enfants souvent nés et scolarisés en France. Les études manquent pour dresser une cartographie fine des migrants. Africains subsahariens, Turcs, Pakistanais, Irakiens, Afghans n'ont plus grand-chose en commun avec les descendants des premiers OS des années 70. " La nouvelle donne, c'est la structure familiale, avec le phénomène des familles très nombreuses et de la polygamie. C'est un problème qui concerne surtout un groupe d'ethnies d'Afrique sahélienne concentrées en Ile-de- France ", conclut Hugues Lagrange.

" Ils font rayonner la France "

" Ce genre d'affirmation est à ranger dans le rayon des externalités positives impossibles à quantifier. C'est leur grand attrait... ", remarque, ironique, Michèle Tribalat. Non sans angélisme, Blandine Kriegel, nommée à la tête du Haut Conseil à l'intégration, eut l'idée de récompenser des jeunes issus de l'immigration. Ce qui provoqua la démission de Sebastian Roché. " J'estimais que ceux qui ont réussi n'ont pas besoin d'une médaille. Leur réussite est un symbole très fragile. " Humoristes, acteurs, sportifs, journalistes, chefs d'entreprise..., les étendards d'une assimilation qu'on voudrait exemplaire sont vite brandis. Leur notoriété rassure et sert parfois de cache-misère. Comme le souligne Sebastian Roché : " Dès que Yazid Sabeg devient un chef d'entreprise reconnu, il est bombardé haut-commissaire à la diversité chargé d'une mission de réflexion sur l 'intégration... " Cette position aura-t-elle le moins du monde encouragé les entrepreneurs d'origine étrangère ? Pas sûr. " L'idée de Sciences po Paris de favoriser les élites appartenant à des minorités ethniques est une bonne initiative, mais elle ne résout pas les problèmes de ségrégation et d'échec scolaire. Tous les groupes génèrent des individus, peu nombreux, qui sortent du lot, mais ce n'est pas signifiant en termes d'intégration de la population dont ils sont issus ", rappelle Sebastian Roché.

mercredi 16 février 2011

Les citoyens de l'Union européenne pourront proposer des lois

acteurspublics.com

Le Conseil de l'Union européenne a adopté, conformément au traité de Lisbonne, un règlement permettant aux citoyens de demander des propositions législatives dans les domaines de compétences de l’UE. Chaque initiative devra réunir au moins un million de signatures provenant d’un quart des États membres.

Le Réglement

mardi 15 février 2011

L'euro tue à Menton !

Séance de tractage par la section DLJ Menton.

Bravo et continuez !

jeudi 10 février 2011

Le 10 ème canton de Nice dans le Nice Matin

du 7 février 2011.

mardi 8 février 2011

Cantonales : D.Laporte, A.Mitrano et D.Burdin présentent leurs axes de campagne sur Nice Premium

http://www.nice-premium.com/politique,3/cantonales,59/dominique-laporte-secretaire-departemental-du-parti-de-nicolas-dupont-aignan-et-candidat-dans-le,6848.html

lundi 7 février 2011

Votez Mitrano dans le 10 ème canton de Nice, en force !

A Carlone devant la fac de lettres.